UE/Israël, un accord commercial sans contrepartie ni garantie

Mot-clefs: Resistances
Lieux:

Paris le 17/09/2012

Les parlementaires européens se prononceront le 18 septembre sur un important accord commercial entre l’Union européenne et Israël. Sans garantie que cet accord ne concernera pas les produits des colonies, sans prendre en compte les violations du droit par Israël, celui-ci, s’il est approuvé, sera un permis délivré aux autorités israéliennes pour poursuivre leur politique de colonisation.
Dans quelques jours, tous les yeux seront tournés vers le Parlement européen. En effet, la Commission du commerce international du Parlement européen (INTA) doit se réunir le 18 septembre 2012 pour procéder à un vote sur le « protocole relatif à l’évaluation de la conformité et l’acceptation des produits industriels » mieux connu sous l’acronyme « ACAA ». Cet accord représente une intensification importante des relations de l’Union européenne avec Israël, et marque une première entrée d’Israël au sein du marché unique, en prévoyant le libre accès de produits industriels sur le marché respectif des deux parties.

Il n’existe pas de garantie que cet accord ne concernera pas les produits des colonies. Lors de son allocution devant la commission INTA le 3 juillet 2012, le commissaire De Gucht a échoué à donner des garanties suffisantes qui limiteraient le champ de compétence de l’autorité certificatrice israélienne au territoire israélien reconnu internationalement. Cela signifie clairement qu’aussi longtemps que cette grave lacune juridique ne sera pas prise en compte, les membres de la commission INTA ne peuvent approuver l’ACAA entre l’UE et Israël.

Il s’agit enfin de faire comprendre à Israël que celui-ci ne peut poursuivre sa politique de colonisation sans en payer les conséquences. Or depuis juin 2009 et la décision de l’UE de geler le rehaussement des relations avec Israël, l’UE n’a cessé de contredire son discours officiel en concluant des accords de coopération avec Israël. En juillet 2012, l’UE a ainsi offert de mettre en œuvre à court ou à moyen terme 60 nouvelles activités de coopération dans 15 domaines différents. La mise en œuvre de ces activités n’a été conditionnée à aucune amélioration de l’action d’Israël en matière de droits de l'homme.

La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine demande aux députés européens de voter le report de ce protocole sans garantie juridique qu’il ne profitera pas aux produits des colonies. Premier partenaire commercial d’Israël, l’UE doit obtenir des contreparties de la part d’Israël et conditionner le développement de ses relations au respect du droit des Palestiniens.

Contact presse :

Maxime Guimberteau

01 40 36 41 46

Aurore Faivre

Secrétaire exécutive

Maxime Guimberteau

Chargé de communication

Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
> 14, passage Dubail
> 75010 Paris
> 01 40 36 41 46
> contact@plateforme-palestine.org
> www.plateforme-palestine.org

La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine a pour objectif général de contribuer activement à l’établissement d’une paix juste entre Palestiniens et Israéliens fondé sur le droit international, en agissant sur deux leviers ; par l’information et la mobilisation de la société française et des forces politiques françaises ; le soutien au développement de la société civile palestinienne pour appuyer la mise en place d’un Etat démocratique.

Retrouvez nous sur https://fr.twitter.com/PFPalestine et FB http://www.facebook.com/plateforme.ongfrancaises

Membres

- AFPS – ASSOCIATION FRANCE PALESTINE SOLIDARITE

- AJPF – ASSOCIATION POUR LA PROMOTION DES JUMELAGES ENTRE VILLES DE FRANCE ET CAMPS PALESTINIENS

- AURDIP – ASSOCIATION DES UNIVERSITAIRES POUR LE RESPECT DU DROIT INTERNATIONAL EN PALESTINE

- CBSP – COMITE DE BIENFAISANCE ET DE SECOURS AUX PALESTINIENS

- CCFD-TERRE SOLIDAIRE – COMITE CATHOLIQUE CONTRE LA FAIM ET POUR LE DEVELOPPEMENT

- CEDETIM

- CEMEA – CENTRES D’ENTRAINEEMNT AUX METHODES D’EDUCATION ACTIVE

- CICUP – COLLECTIF INTERUNIVERSITAIRE POUR LA COOPERATION AVEC LES UNIVERSITES PALESTINIENNES

- CIMADE

- COMITE GAZA JERUSALEM MEDITERRANEE

- CVPR-PO – COMITE DE VIGILANCE POUR UNE PAIX REELLE AU PROCHE-ORIENT

- ERM-SERVICES – ENFANCE RESEAU MONDE /SERVICES

- FEDERATION ARTISANS DU MONDE

- FSGT – FEDERATION SPORTIVE ET GYMNIQUE DU TRAVAIL

- GENERATION PALESTINE

- GREF – GROUPEMENT DES RETRAITES ET EDUCATEURS SANS FRONTIERE

- LDH – LIGUE DES DROITS DE L'HOMME

- LIFPL – LIGUE INTERNATIONAL DES FEMMES POUR LA PAIX ET LA LIBERTE

- MIR – MOUVEMENT INTERNATIONAL DE LA RECONCILIATION

- MRAP – MOUVEMENT CONTRE LE RACISME ET POUR L’AMITIE ENTRE LES PEUPLES

- MOUVEMENT DE LA PAIX

- PAX CHRISTI

- SECOURS CATHOLIQUE-CARITAS FRANCE

- SIDI – SOLIDARITE INTERNAITONALE POUR LE DEVELOPPEMENT ET L’INVESTISSEMENT

- TDH – TERRE DES HOMMES FRANCE

- UJFP – UNION JUIVE FRANÇAISE POUR LA PAIX

Observateurs

- ACAT – ACTION DES CHRETIENS POUR L’ABOLITION DE LA TORTURE

- AFRAN SAUREL

- AEDH – AGIR ENSEMBLE POUR LES DROITS DE L'HOMME

- AMNESTY INTERNATIONAL

- ASSOCIATION POUR JERUSALEM

- COLLECTIF JUDEO-ARABE ET CITOYEN POUR LA PAIX

- COORDINATION SUD

- CRID – CENTRE DE RECHERCHE ET D’INFORMATION SUR LE DEVELOPPEMENT

- FRANCAS

- GAIC – GROUPE D’AMITIE ISLAMO-CHRETIENNE

- HI – HANDICAP INTERNATIONAL

- MDM – MEDECINS DU MONDE

- RITIMO

Commentaire(s)

> Des arrestations inacceptables

Au moment où l’AFPS se lance, avec le concours de plu­sieurs asso­cia­tions démo­cra­tiques fran­çaises, dans une opé­ration sans pré­cédent en faveur des pri­son­niers poli­tiques pales­ti­niens dans les prisons israé­liennes, nous apprenons l’arrestation d’environ 70 mili­tants pales­ti­niens par les forces de sécurité palestiniennes.

La moitié des per­sonnes arrêtées avait déjà connu les prisons israé­liennes et quelques-​​uns d’entre-eux avaient par­ticipé à la longue grève de la faim du prin­temps dernier.

Ces arres­ta­tions, tout comme le maintien en détention et sans jugement de Zakaria Zubeïdi, sont d’ordre poli­tique par excel­lence, elles sont de nature à entraver les efforts de récon­ci­liation nationale et à affaiblir la demande légitime pales­ti­nienne pour la recon­nais­sance d’un état palestinien.

Les res­pon­sables israé­liens ne man­queront cer­tai­nement pas l’occasion de jus­tifier leur poli­tique de répression et d’arrestations arbi­traires en s’appuyant sur l’exemple qui vient d’être donné par les forces de sécurité pales­ti­niennes. Ces forces qui consti­tuent l’outil sécu­ri­taire de l’AP.

L’AFPS condamne avec force cette vague d’arrestations et joint sa voix à celles des ONG pales­ti­niennes comme le PCHR et ADDAMEER pour réclamer la libé­ration immé­diate de toutes les per­sonnes arrêtées, ainsi que celle de Zakaria Zubeïdi, et le respect de leurs droits.

La question des droits humains est une et indivisible.

Le Bureau National de l’AFPS