Solidarité avec Copwatch Nord-Île de France !

Mis a jour : le samedi 6 juillet 2013 à 19:51

Mot-clefs: Répression
Lieux: Nantes

Publié par le groupe: Groupindymedia nantes

Les plaintes du ministère de l'Intérieur se suivent et se ressemblent: après La Rumeur, c'est au tour de Copwatch Nord-IDF d'être attaqué par notre cher ministre pas du tout raciste. A l'époque de La Rumeur, c'était Sarkozy, maintenant c'est son sous-fifre préféré Guéant, mais la logique est le même: empêcher que quiconque parle du comportement intolérable de la police française. C'est bien simple, la police française est tellement irréprochable qu'autant s'assurer que personne ne puisse jamais la critiquer. Si personne ne peut documenter les abus, il n'y a pas d'abus !

Violencepolicierecrs-medium
Pas de titre pour 11003

<!--OHSOSP--><!--OHSOFP--><!-- Feature Image change class to "left" to align image left--> De gentils policiers républicains en action <!-- End of Feature Image -->

- Mis à jour le vendredi 14 octobre -

Comme attendu, le juge a ordonné le blocage complet du site, et a aussi accordé des indemnités aux fournisseurs d'accès pour réaliser l'opération. PCInpact a un article résumant l'affaire et son état actuel. Plusieurs miroirs (copie) du site ont été indiqués en commentaire: un premier, et une liste complète d'autres.

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Les plaintes du ministère de l'Intérieur se suivent et se ressemblent: après La Rumeur, c'est au tour de Copwatch Nord-IDF d'être attaqué par notre cher ministre pas du tout raciste. A l'époque de La Rumeur, c'était Sarkozy, maintenant c'est son sous-fifre préféré Guéant, mais la logique est la même: empêcher que quiconque parle du comportement intolérable de la police française. C'est bien simple, la police française est tellement irréprochable qu'autant s'assurer que personne ne puisse jamais la critiquer. Si personne ne peut documenter les abus, il n'y a pas d'abus !

Le site Copwatch tire sur nom de la pratique du "copwatching" ("surveillance de flic"), c'est-à-dire de la pratique de beaucoup de collectifs aux Etats-Unis, au Canada et plus généralement dans les pays anglo-saxons de filmer, observer et réunir des témoignages sur le comportement des forces de l'ordre pour les obliger à se tenir à carreau (voir l'historique sur le site). Après plusieurs publications sur Indymedia Paris et Indymedia Lille, un collectif s'est formé pour lancer un site consacré au copwatching dans le nord et la région parisienne ... le site Copwatch Nord-IDF était né, en août 2011 (voir leur communiqué de lancement). Il publie depuis témoignages et photos sur les agissements quotidiens de la police.

Son sang ne faisant qu'un tour devant cette attaque sauvage contre l'honneur de la police française, Guéant a donc décidé de porter plainte (au civil, pas au pénal) contre les principaux fournisseurs d'accès français pour obtenir qu'ils bloquent l'accès au site. L'audience a eu lieu aujourd'hui mercredi 12 octobre. Comme on pouvait s'y attendre, les fournisseurs d'accès, grands défenseurs de la liberté d'expression, se sont carapatés, et, plutôt que de contester cette démarche au nom de la liberté d'expression, ont surtout demandé que l'état leur donne des thunes pour payer le coût de l'opération. C'est rassurant de voir leur détermination face au gouvernement. Le juge rendra son jugement le vendredi 14 octobre.

Difficile de savoir quel type de blocage sera décidé au final, mais ce qui est sûr, c'est que, comme d'habitude, il ne fait pas bon critiquer la police (ni la justice, ni l'administration pénitentiaire, ni le président, ni ...). En fait si, on peut, à la rigueur, critiquer la police, mais pas montrer ce qu'elle fait au quotidien. Pas rappeller que des dizaines de personnes ont été blessées par des tirs de flash-ball (comme à Nantes et 2008, et comme à Montreuil l'année dernière), pas rappeller que les Tasers sont dangereux, pas rappeller sa traque impitoyable des étranger-e-s, pas rappeller son délit de faciès, pas rappeller qu'il y a 50 ans, elle tuait plus de 200 algérien-ne-s avant de les jeter dans la Seine, pas rappeller les bavures quotidiennes, pas rappeller que ... La police tue, blesse et mutile, c'est une réalité (par exemple à Lyon, il n'y a pas plus d'une semaine ou à Nantes, il y a un mois).

Ce qui est en jeu dans cette affaire, c'est le droit d'arrêter de parler d'accidents et de dire que la police est, foncièrement, une force violente utilisée pour faire les sales besognes de l'état. Que c'est une institution de classe, une institution raciste et une institution sexiste.

Voilà pourquoi nous sommes solidaires avec Copwatch Nord-IDF !

Email Email de contact: nantes_AT_indymedia.org

Commentaire(s)

> Perché!!!!

et hop on change d'adresse:

cleanplanet.free.fr/

> D'autres miroirs

http://werebuild.eu/wiki/Copwatch

> Qu'attendre de plus dans une dictature dirigée par un maniaco dépressif !

Bonjour,

Si le net fait peur aux politiques de tout poil, c'est qu'ils savent pertinement qu'un jour la déferlante arrivera.

Ce ne sont pas les policiers ni les CRS ni tous les fascistes qui dirigent ce pays depuis 2007 qui pourront faire face à ce raz de marée.

Quand cela va exploser, il n'y aura rien à faire.

Nous ne le verrons pas mais les prochaines générations n'iront plus voter.

Les politiques aujourd'hui ont leur avenir derrière eux !

A trop vouloir chahuter le peuple, il finit par se rebeller.

Comme vous j'accorde mon soutien total à copwtach pour la Manifestation de la Vérité qui dérange les véreux.

Cordialement.

Richard SIMONET

> la justice de classe est allée plus loin encore que les censeurs

http://www.liberation.fr/societe/01012365753-copwatch-i...rance

extrait

"Le tribunal des référés de Paris a ordonné vendredi aux fournisseurs français d’accès à l’internet de bloquer l’accès, à partir du territoire français, au site Copwatch, qui fiche policiers et gendarmes au nom de la lutte contre les «violences policières».

Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant avait demandé la suppression d’une dizaine de pages qui permettaient d’accéder aux données personnelles concernant des gardiens de la paix.

Mais les fournisseurs d’accès ayant plaidé à l’audience que cette mesure était techniquement impossible, le tribunal a décidé une mesure encore plus restrictive.

Dans son jugement, le tribunal «fait injonction» à Free, France Telecom, SFR, Bouygues Telecom, Numericable et Darty Telecom «de mettre en œuvre ou faire mettre en œuvre, sans délai, toutes mesures propres à empêcher l’accès, à partir du territoire français et/ou par leurs abonnés situés sur ce territoire au site» Copwatch."

Mais non, mais non : c'était tout à fait possible techniquement, c'est ce que fait très régulièrement google

mais c'est raté, on accède très facilement aux informations , sans aucune restriction

> Précisions techniques

Non, les fournisseurs d'accès avaient plutôt raison sur cette histoire, c'était à peu près impossible techniquement de filtrer simplement quelques pages (étant donné que le site n'est accessible qu'en https). Ce que fait google est complètement différent.

> Bavures policière à mayotte

Ça fait plus d'un mois que les mahorais manifestent pour avoir l'égalité sociale qu'ils méritent en tant que département d'outre-mers.

Un préfet a été envoyé à Mayotte pour régler la situation et c'est ce même préfet qui gère les forces de l'ordre qui y ont été envoyées. C'est 2 dernières semaines, un petit garçon a reçu un tire de flash-ball alors qu'il jouait à la plage avec ses amis. Il en a perdu un œil. La préfecture l'a envoyé à la réunion pour le faire opérer puis a essayé de le faire rentrer discrètement à Mayotte alors qu'il devait encore recevoir des soins.

Puis le 19 un homme de 39 ans et père de famille est mort suite à un tire de flash-ball puis à l’inhalation de gaz lacrymogènes. Des centaines de témoins ont décrient la scène, qui en même temps était retransmise en direct à la radio. Aujourd'hui suite à une soit-disant autopsie, le préfet de Mayotte annonce que cet homme est mort d'une crise cardiaque et qu'il ne porte aucune marque de flash-ball. Le même jour un autre homme a été blessé mais s'en sort vivant.

Il est clair que la justice cherche à cacher les erreurs qu'elle commet. Même si ça doit être au dépend de vies humaines...