L’iran et sa guerre contre le PJAK les raisons et les effets

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L’iran et sa guerre contre le PJAK les raisons et les effets

Voici une analyse faites par des journalistes et des militants Kurdes, sur les quelques raisons qui poussent le régime totalitaire de Téhéran, à collaborer avec la Turquie, alors que l’Iran n’arrive même pas, a aider le régime syrien voisin de Bachar el Assad,( pays ou il a envoyé aussi des troupes), dans sa répression contre les soulèvements populaires, qui on fait pour le dernier weekend de ce mois de juillet 2011 plus de 96 morts dans la seule ville de Hama.


http://www.supportkurds.org/news/saturday-30-july-2011/

Lundi 1 août 2011- Ces jours-ci, il ya eu des affrontements à grande échelle entre le PJAK et les « gardiens de la révolution » de L’IRGC Iraniens, depuis la fondation de l’Armée de libération du PJAK en 2004.

C’était l’une des plus importantes opérations militaires ; que la région a connue depuis la guerre Iran-Irak. Plus de 15 000 Gardiens de la Révolution ont été déployés, pour lutter contre le PJAK, et essayer de détruire ses bases de la région de Qandil, le long des frontières communes régionales du Kurdistan Irakien.

Selon les rapports parvenus , pendant plus d’ une semaine de combats plus de 300 soldats iraniens, on étés tués dans des affrontements avec la guérilla du PJAK, parmi eux on trouve des hauts gradés et des commandants des « gardiens de la révolution » de L’IRGC,les pertes du PJAK s’élèvent pour le moment, à moins de 10 guérilleros assassinés par les troupes de Téhéran.

Cette simple comparaison montre le succès militaire, et la résistance du PJAK, face a une armée moderne, supérieure en nombre et en armes. La question est maintenant de savoir, quels sont les objectifs de l’Iran, dans cette guerre contre le PJAK ; et quels en sont les effets.

Un des buts de l’Iran, est la suppression, pure et simple du PJAK, la destruction militaire totale de ses bases de Qandil situées dans l’Est du Kurdistan, l’Iran veut éliminer physiquement les guérilleros, et tenter de détruire toute l’organisation. Jusqu’à présent tout les rapports parvenus des zones de combats, nous ont indiqué que non seulement l’Iran n’avait atteint aucun de ses buts, mais que la guérilla du PJAK avait été capable de repousser avec succès les « gardiens de la Révolution » de L’IRGC, des soldats Iraniens qui ont subit de lourdes pertes ; une chose qui a été une très désagréable, et qui est considéré comme une très mauvaise surprise par les autorités iraniennes.

l’Iran cherche à mettre plus de pressions sur l’ARK (le gouvernement autonome du Kurdistan Irakien), et par la même occasion sur le gouvernement central de l’Irak, pour les pousser à agir davantage contre le PJAK, l’Iran semble suivre un plan similaire a celui que la Turquie avait concocté en 2007-2008, Un plan qui pendant ces années la, avait mené, à des opérations de grande échelle de la Turquie dirigées contre le PKK ; en menaçant et en mettant militairement la pression sur l’ARK, la Turquie espère que celui collaborera beaucoup plus avec elle, dans sa guerre contre le PKK, pour cela la Turquie avait déjà proposé plus d’avantages économiques et politiques à l’ARK. Une approche politique de la carotte et du bâton mêlée de pressions divers sur l’ARK pour la forcer à agir contre le PKK.

L’Iran quand a lui espère dans sa poursuite, et ses tentatives de destruction des guérilleros du PJAK, réfugiés dans le territoire du Kurdistan Irakien, mettre lui aussi une pression militaire directe contre l’ARK, visant à restreindre l’activité du PJAK dans la région.

Ce plan fait d’attaques des commandos Turcs, faites conjointement avec des soldats de L’IRGC iraniens, ne nous leurrons pas, n’a pas pu se faire, sans le feu vert et l’accord tacite de certaines composantes et des d’éléments, des gouvernements de l’Irak et de l’ARK, parce on sait que l’Iran et certaines de ces composantes politique l’ARK essayent d’avoir des relations économiques et politiques « positives » (un état de fait similaire à la Turquie).

La coopération de l’ARK avec l’Iran contre le PJAK ne date pas d’hier, Dans le passé, déjà l’ARK avait désarmé et restreint politiquement, le Parti démocratique Kurde et le Komalah, deux partis kurdes qui pendant un long moment, s’étaient engagés dans un conflit de lutte armé, direct contre le régime iranien L’Iran s’attend à maintenant ce que l’ARK coopère avec lui plus activement en matière de désarmement du PJAK.

Ainsi ce silence du gouvernement d’Irak et de l’ARK, et sa faible réaction contre les attaques iraniennes des deux dernières semaine, sont une des preuves de ces coopérations, plus ou moins tacites avec l’Iran.

La République islamique d’Iran cherche à déconcentrer le peuple iranien, et le détourner des changement politique majeurs, qui ont eus lieu dans la région, tentant ainsi de renforcer sa légitimité perdue avec son peuple, depuis les soulèvements Iraniens-post électoraux de juin 2009 Aussi, en engageant la guerre contre le PJAK, les « gardiens de la révolution » de L’IRGC Iraniens , espèrent que cela va renforcer leurs positions privilégiées en Iran, tant du coté militaire, que du coté politique et économique. *1 De l’autre côté, ces opérations de grande envergure ont certains effets.

le PJAK en tant que parti politique a été fondé à se battre contre le mépris envers les Kurdes par le régime de Téhéran, il est né pour défendre les droits des Kurdes Iraniens contre la politique d’oppression de l’Iran dans l’Est du Kurdistan, il est né pour défendre et affirmer le droit à l’autodétermination du peuple kurde, dans cette région car ce groupe se définit comme le porte voix du peuple Kurde, pour l’amener vers sa libération.

Par conséquent, les opérations militaires Iraniennes de L’IRGC , contre le PJAK, ne peuvent qu’amener plus d’indignation de la part du peuple Kurde contre le régime iranien, et renforcer l’appui des populations locales au PJAK. D’autant que l’Iran utilise systématismes la violence contre le PJAK, en s’en prenant aux populations, en détruisant ses villages, avec ses campagnes de bombardements. Le PJAK ne peut qu’effrayer le régime totalitaire de Téhéran, car celui si sait très bien, qu’il devient chaque jour plus influent, et détient dans la région une force de recrutement non négligeable ; tant et si bien que sa guérilla est maintenant une force politique, qui s’est accrue et qui à augmentée au cours des dernières années.

En fait celui ci représente une nouvelle étape, dans le mouvement de libération kurde dans l’Est du Kurdistan. Après ces succès PJAK jouera à l’ avenir, un rôle beaucoup plus important au Kurdistan, en Iran et dans la région, et la confiance des Kurdes seraient renforcée, si les pays occidentaux daignaient donner enfin plus de crédit, et reconnaitre l’influence et la capacité du politique du PJAK dans la région.

Dans cette guerre, le régime iranien sait qu’il a beaucoup à perdre s’il ne gagnait pas dans ses objectifs, il y perdrait son influence militaire dans la région du Kurdistan. Iranien. L’Iran aurait beaucoup de mal, à accepter qu’aucune opération militaire ne puisse détruire et venir à bout du PJAK.

Pour le régime de Téhéran si le PJAK était mieux organisée ; plus fort militairement et politiquement, cela signifierait pour l’armée iranienne une défaite morale assurée, on comprend donc mieux pourquoi, celui ci essaye comme la Turquie voisine de corrompre, et de faire des appels du pied a L’ARK et au gouvernement Irakien central.

Les récents succès du PKK et du PJAK dans la guerre contre la Turquie et l’Iran, ont cependant prouvés que les Kurdes avaient maintenant assez d’énergie, pour lutter et revendiquer leur droits légitimes à l’autodétermination, celui de défendre leur peuple. Les tentatives pacifiques de PJAK et le PKK pour affirmer leurs droits à l’autodétermination, s’ils n’étaient pas reconnus par la communauté internationales, pourrait bientôt se tourner vers une guerre tous azimuts dans la région qui pourraient menacer la paix régionale et internationale.

Ensuite, la communauté internationale devrait reconnaître ; que les Kurdes sont des « gens » comme cela est écrit , dans la définition de l’article 1 et 2 de la Charte des Nations unies, et qu’ils ont le droit à l’autodétermination, que le PKK et le PJAK ne sont pas des » groupe terroristes », qu’ils sont la voix et volonté des Kurdes , que leurs opérations militaires sont fondées non pas sur les lois de la guerre et le « droit du plus fort », mais sur leur droit a se défendre, contre les oppresseurs d’Iran et de Turquie, deux pays dont les gouvernements ont une histoire faites de génocide, de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, tant contre leurs propres peuples que contre le peuple Kurde.

D’autre infos sur la région sur

http://www.rojhelat.info/english/

D’autres informations sur l’Iran en français

http://www.iranenlutte.wordpress.com/

http://www.soliranparis.wordpress.com/

http://www.iran-echo.com/

En anglais

http://www.revolutionaryflowerpot.blogspot.com/