Bulletin Palestine, 1er mars 2011

Mot-clefs: Resistances
Lieux:

Tunisie, Egypte, demain Libye, Bahrein, Yemen, voire Jordanie, Algérie, Maroc, Syrie, Oman, Iran…Cherchez les erreurs. Irak ? Koweit ? Dubaï ? Arabie saoudite ? Nenni, les puits de pétrole sont bien gardés. Palestine ? Les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza subissent depuis 44 ans une dictature militaire plus ancienne (le cadeau de la « seule démocratie du Moyen Orient ») que toutes les dictatures abattues à présent mais ceci n’apparaît pas du tout dans nos médias ! Pas plus que vous n’entendrez parler de l’extraordinaire soutien de la place Tahrir à la libération de la Palestine, ni de la courageuse mobilisation des Palestiniens d’Hébron pour la réouverture de la rue Shuhada à l’occasion de la commémoration de la mort de 29 Palestiniens assassinés par le colon Baruch Goldstein en 1994. Une autre révolution pour abattre le pouvoir colonial israélien s’impose au Moyen-Orient. Sa réussite dépend de nous.

Soirée de soutien à l’initiative « Un bateau français pour Gaza »

Jeudi 3 mars au cinéma ABC à 21 heures
Projection du film « Fix Me »

De Raed Andoni, 2010, France Palestine

« Raed Andoni a si mal à la tête qu'il commence une thérapie. Un documentaire d'une intelligence, d'une profondeur politique et d'un humour passionnants ».

Une projection suivie d'un débat avec l'assistant réalisateur Alaa Abughush et le collectif 31 Un bateau français pour Gaza.

La campagne en vue de l’achat d’un bateau français se joignant à la Flotille de la liberté II, qui partira vers Gaza dans la deuxième quinzaine de mai, a pris sa vitesse de croisière. Le principe d’un départ de Marseille et d’escales à Sète et à Bizerte a été adopté le 26 février. Plus de 7000 euros ont été collectés localement et environ 25 fois plus au niveau national.

Pour participer : bateaupourgaza31@gmail.com

Pour contribuer financièrement : chèques à l’ordre de « MRAP-Un bateau pour Gaza » à adresser à : Comité 31 du Mouvement de la Paix, 19 Place St Sernin, 31070 Toulouse Cedex

{{Adidas : l'Apartheid n'est pas fair play,
abandonne le sponsoring du marathon de Jérusalem !}}

Palestine occupée, 17 février 2011.

Le comité national palestinien de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC), la coalition la plus large d'organisations et de syndicats de la société civile palestinienne, appelle Adidas à se retirer du sponsoring du premier marathon de Jérusalem, le 25 mars 2011, afin de ne pas devenir complice des crimes de guerre et des violations des droits de l’homme par Israël. Israël continue, d’une manière systématique, son projet de «judaïsation» (1) de Jérusalem par une politique de nettoyage ethnique pratiquée sur la population palestinienne pour changer la réalité démographique de la ville occupée, en violation de la quatrième convention de Genève et du droit humanitaire international.

Le dossier complet du BNC est sur le site de BDS-France (http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&v...monde ). BDS-France a réalisé une vidéo (http://www.youtube.com/watch?v=yWcb-GclBzU )et appelle les citoyens de conscience à interpeller les magasins Adidas et la direction d’Adidas à Landersheim pour demander l’arrêt de ce parrainage scandaleux. Tous les détails et un modèle de lettre sont disponibles ici http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&v...rance

{{Cisjordanie : la destruction des villages palestiniens continue}}

http://alqods-palestine.blogspot.com/2011/02/loccupatio....html

20 février 2011 : Cinquième destruction consécutive du petit village Khirbet Tana à mi-distance entre Naplouse et la vallée du Jourdain. Tana est située à moins d’un km de la colonie Majaora établie illégalement sur la terre de Beit Furik. Voir les photos d’une destruction préalable ici.
(Ci contre : la mosquée du hameau, qui vient d’être détruite)

{{A LIRE : Atlas des Palestiniens : Un peuple en quête d’un État}}

de Jean-Paul Chagnollaud et de Sid-Ahmed Souiah, Editions autrement, 80 pages, 16,15 euros

Cet atlas raconte l’histoire du peuple palestinien qui, depuis le démantèlement de l’Empire ottoman et le mandat britannique en 1922, a cherché à être maître de son destin en exigeant l’avènement d’un État sur son territoire. Des décennies plus tard, cet objectif n’est toujours pas atteint et semble même plus inaccessible que jamais. Depuis 1948, plus de la moitié des Palestiniens vivent hors de leur pays, beaucoup dans les conditions précaires des camps de réfugiés, tandis que l’autre moitié est soumise à l’occupation, à la colonisation et, depuis 2006 à Gaza, à un blocus.

Lire la présentation complète de l’Atlas ici. http://www.bibliosurf.com/Atlas-des-Palestiniens-Un-peuple

{{AGREXCO viole le droit et est pris en flagrant délit de fraude}}

A la suite d’un premier refus d’accueillir un débat avec Stéphane Hessel le 18 janvier, la directrice de l’ENS, Mme Monique Canto-Sperber a récidivé en refusant – sans le motiver – une salle pour un débat avec Omar Barghouti (BDS palestinien), Raji Sourani (Centre palestinien des Droits de l’Homme) et Simone Bitton dans le cadre de la Semaine de l’Apartheid Israélien. Mal lui en a pris. Saisi par le Collectif ENS Palestine, le tribunal administratif a jugé l’interdiction illégale et contraire à la liberté de réunion. Lire ici le résumé du collectif ENS Palestine, qui lie cette affaire avec celle des luttes sociales dans l’ENS, publié sur le site de l’Asso des universitaires pour le respect du droit international en Palestine : http://www.aurdip.org/Scandales-a-Normale-Sup.pdf

{{L’alliance inavouée d’Israël avec l’Afrique du Sud}}

Comment un pays né des persécutions nazies a-t-il pu s’allier à un régime raciste ? Israël et l’Afrique du Sud ont entretenu, dans les années 1970 et 1980, d’intenses relations commerciales et militaires. L’État juif serait allé jusqu’à proposer des armes nucléaires à Pretoria. Alliance immorale ou realpolitik bien comprise de la part de ces deux États parias ?
Lire ici (http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10099 )la suite de l’article de Bernard Porter, une revue, parue originellement dans la London Review of Books, du livre de Sasha Polakow-Suransky « The Unspoken Alliance: Israel’s Secret Relationship with Apartheid South Africa ».

http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10099

{{A LIRE: “L’antisémitisme partout”}}

Une « vague d’antisémitisme en France » ? Pourquoi la dénonciation de cette « vague » a-t-elle commencé en 2002, quand a été lancée la guerre contre l’axe du Mal, en Afghanistan, en Irak, en Palestine ? Qu’en est-il de l’antisémitisme en France aujourd’hui ? Est-il, comme le soutiennent certains, la tache qui stigmatise la jeunesse arabe des quartiers populaires ? Et ceux qui mènent la campagne contre « la vague », qui sont-ils, d’où viennent-ils, quelle est leur rhétorique, quels intérêts défendent-ils ? Pourquoi s’en prennent-ils si violemment aux « mauvais juifs », aux « juifs de négation », victimes de la « haine de soi » ? Comment se fait-il que la traque de « l’antisémitisme » soit infiniment plus virulente en France qu’en Israël et même qu’en Allemagne ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles ont réfléchi Alain Badiou et Eric Hazan. Leurs réponses sont une attaque frontale contre l’hypocrisie et la mauvaise foi qui règnent dans cette affaire.

Par Alain Badiou et Eric Hazan, éditions La Fabrique, 64 pages, 10 euros

{{VIDEOS}}

AL ARAKIB, NAQAB, 10 février, dépossession, démolition et résistance continuent :

http://www.youtube.com/watch?v=JeT6faLNzV8. Al Arakib, 9 février, Un bulldozer du KKL (Fond national juif) détruit une tente http://www.youtube.com/watch?v=fLADU_3b9L4. 2 février : manifestation devant les bureaux du KKL à Jérusalem : http://chroniquespalestine.blogspot.com/2011/02/protest....html

Une sélection de vidéos sur la révolution en Egypte, par l'agence Im'media;
tout est à regarder et la première vidéo est déjà un tube : "Irhal" ="Va t'en ou dégage"= "Leave"

- Chanson place Tahrir : "Une seule chose Moubarak : Va t'en !"
-
Haga wahda arhal et avec sous-titres anglais http://www.youtube.com/watch?v=dBDQK_Uw4oM

- Sout Al Horeya ( La voix de la liberté ) par Amir Eid et Hany Adel : http://www.youtube.com/watch?v=Fgw_zfLLvh8

- Voix de Tahrir - Wust El Balad : http://www.youtube.com/watch?v=iV6q2XMHE-Y

- La révolution vue de Mahalla : http://www.youtube.com/watch?v=jKcqvIPj5b8

- En hommage aux martyrs : http://www.youtube.com/watch?v=Njnyfa0v1qY

- Hommage au martyr Khaled Saïd, par Selma Sabahi : http://www.youtube.com/watch?v=q3DWfsQJ4NA

- Biladi, biladi, biladi : http://www.youtube.com/watch?v=q3DWfsQJ4NA
-

La vidéo réalisée par Gérard Bérail de Radio Transparence à Foix, à l’occasion de la présentation par Michel Warschawski de son livre « Au pied du Mur » au Bijou le 19 janvier, est téléchargeable ici : http://dl.free.fr/overload.html

Campagnes civiles pour la protection du peuple palestinien http://www.protection-palestine.org/

Pour s’inscrire : bulletin-palestine-abonnement@yahoogroupes.fr

Pour tout contact Jean-Pierre Bouché – Bulletin-Palestine-proprietaire@yahoogroupes.fr

Commentaire(s)

> Liens

Les liens pour le soutien à la libération de la Palestine sur la place Tahrir :

http://www.youtube.com/watch?v=BLM3CswkfQw

et à Hébron pour la réouverture de la rue Shuhada :

http://fr.euronews.net/nocomment/2011/02/26/affrontemen...bron/

> Jugement du Conseil d'Etat

à propos du refus de la directrice de l'ENS d'accorder une salle pour débattre de l'apartheid en Israël, le Conseil d'Etat lui donne raison

... Pour motiver sa décision, le Conseil d'Etat a notamment mis en avant un article du code de l'Education, selon lequel "le service public de l'enseignement supérieur est indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique et tend à l'objectivité du savoir".

Un autre article stipule que la liberté d'expression des usagers de ce service public doit s'exercer dans des conditions (...) qui ne troublent pas l'ordre public".

Il a encore fait valoir "l'indépendance intellectuelle et scientifique de l'établissement"."

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ikBo...4.2f1

> Chacun défend ses positions

Les soutiens de l’apartheid, de l’occupation et du nettoyage ethnique défendent Israël. Les antiracistes/antisionistes soutiennent le boycott et la dénoncent la politique raciste et les crimes d’Israël.

Les sionistes ont avec eux la classe politique, la police, la justice et les médias du pouvoir et de l’argent. Rien d’étonnant qu’ils aient aussi le Conseil d’Etat.

Les antiracistes/antisionistes continueront a lutte contre la pensée unique et la loi du plus fort. Chacun son rôle.

La question palestinienne doit-elle rester taboue ?

Le scandale suscité par l'"affaire Hessel" aurait pu faire penser que l'actuelle direction de l'ENS renoncerait aux tentatives de musellement de l'expression critique à l'égard de la politique israélienne. Le Collectif Palestine-ENS, constitué d'étudiants et de professeurs, a souhaité poursuivre ses activités. Afin de réfléchir à la pertinence de la qualification d'apartheid pour décrire la situation israélo-palestinienne, le Collectif a mis sur pied un programme de conférences-débats s'inscrivant dans le cadre de la semaine internationale Israeli Apartheid Week et destiné à la communauté normalienne.

Ce programme a été soumis à la Direction avec une demande de salle et une proposition ouverte de discussion et de réflexion autour de la question de la sécurité - qui avait motivé, selon la Direction, la décision d'interdiction de la réunion au sein de l'établissement. Après deux semaines de tergiversations, la Direction nous a finalement fait part de son refus le 21 février, sans même prendre la peine de le motiver. Afin de protester contre le régime d'exception dont il faisait l'objet au sein de l'établissement et pour faire valoir ses droits, le Collectif Palestine ENS a décidé de saisir le Tribunal Administratif le 24 février. Le 26 février, le juge des référés a donné raison au Collectif Palestine ENS, estimant que les plaignants "sont fondés à soutenir que la Directrice de l'ENS, dans l'exercice de ses fonctions, a porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion, qui constitue une liberté fondamentale".

Contrecarrée dans ses tentatives par la décision du juge, la Directrice s'apprête à opérer un pourvoi en Conseil d'Etat afin de faire invalider l'ordonnance du juge des référés. Elle a par ailleurs signifié au Collectif qu'elle refusait de l'autoriser à tenir ses conférences. Afin de renforcer notre défense, nous nous trouvons donc contraints de rassembler à nouveau tous les soutiens possibles. Au-delà de la quest ion palestinienne, il nous semble important de réagir à la politique liberticide de l'actuelle direction de Ecole, rompant radicalement avec la tradition d'ouverture et d'engagement qui a jusqu'à présent prévalu en ses murs. Nous appelons par conséquent toute la communauté normalienne ainsi que tout citoyen attaché aux principes fondamentaux de la liberté d'expression et de réunion, à s'associer au comité de soutien de notre action en recours auprès du Tribunal Administratif et du Conseil d'Etat. Un formulaire est destiné à cet effet en bas de page. En retour nous nous engageons à vous tenir informés de nos démarches auprès de la justice et de la direction.

Le Collectif Palestine ENS.

Formulaire de soutien au Collectif Palestine ENS

http://www.aurdip.org/Comite-de-soutien-pour-les.html

https://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dFc3UW...3c6MA

> tu auras beau faire ...

tu auras beau faire, le Conseil d'Etat a tranché

> Laissons le Conseil d’Etat aux beaufs et aux racistes

Que les racistes se raccrochent à n’importe quelle institution qui va dans le sens de leur idéologie ne surprendra personne. Que ces gens-là choisissent les médias alter pour faire leur propagande ne nous surprend hélas pas non plus.

Mais ils ne peuvent pas encore faire taire les antiracistes/antisionistes :

Réfléchissez, vous vous indignerez !

Le collectif Palestine ENS réagit à la tribune signée par des élèves de l'ENS publiée le 9 mars sur Le Monde.fr et à la décision du Conseil d'Etat de rejeter leur demande d'organiser des réunions publiques dans le cadre de l'Israeli Apartheid Week (IAW) dans les locaux de l'école.

Suite à l'appel de la direction de l'Ecole normale supérieure (ENS), le Conseil d'Etat a annulé l'ordonnance du tribunal administratif (TA) qui la sommait de reconsidérer sa décision d'interdire un cycle de conférences organisé par le collectif Palestine ENS.

Après l'annulation de la conférence de Stéphane Hessel en janvier, une pétition signée par plus de 600 membres de la communauté normalienne (professeurs, élèves, anciens élèves, personnels…), et non par "une simple poignée d'élèves", demandait à la direction que le collectif puisse organiser des conférences sans risque de censure systématique.

Le collectif Palestine ENS avait donc proposé trois conférences dans le cadre de l'Israeli Apartheid Week (IAW), du 8 au 10 mars. Refusant catégoriquement toute négociation et toute explication de sa décision, la directrice, Monique Canto-Sperber (MCS), a de nouveau interdit la tenue de ces conférences. Le collectif a décidé de saisir le tribunal administratif qui a déclaré le 26 février que MCS avait"dans l'exercice de ses fonctions, porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion qui constitue une liberté fondamentale". Le 7 mars, le Conseil d'Etat a en revanche estimé que l'interdiction n'était pas "manifestement illégale". L'argumentaire du Conseil d'Etat reprend en substance celui de la directrice de l'ENS.

Le Conseil d'Etat stipule que l'établissement a vocation à se focaliser sur ses missions d'enseignement et de recherche, reléguant d'un revers d'épitoge la forte tradition d'accueil de conférences publiques à caractère politique à l'ENS. Jusqu'à très récemment, des réunions publiques et des meetings (le Front de Gauche en 2010, Vincent Peillon et Daniel Cohn-Bendit en 2009, Patrick Devedjian en 2006) ont été tenus avec l'aval de la direction. Comme la plupart des conférences à l'ENS, celles-ci étaient ouvertes au public. Les présomptions de troubles à l'ordre public qui avaient déjà été invoqués afin de justifier de l'annulation de la conférence de Stéphane Hessel n'ont, semble-t-il, posé problème ni à ces occasions ni, par exemple, lors du colloque sur la légitimité du sionisme (mai 2010). En dépit d'un effort de compromis, il ne semble pas que l'annonce par le collectif de la limitation de l'accès aux conférences aux seuls détenteurs d'une carte ENS ait été prise en compte.

DIVERSITÉ D'OPINIONS

La directrice prétend que les conférences organisées à l'ENS engagent l'école, et que la tenue de l'IAW aurait nui à son image. La participation annuelle de l'Université Oxford à l'IAW a-t-elle affecté son image ? En suivant ce raisonnement, l'ENS devrait cautionner tous les propos qui sont tenus en son sein… Doit-on en déduire que seules les thèses défendues par MCS ont droit de cité à l'école ? Nous refusons de croire que l'école se réduit à sa directrice et nous défendrons jusqu'au bout le droit de la communauté normalienne à exprimer ses opinions, dans toute leur diversité.

Par ailleurs, le programme de nos conférences, s'inscrivant dans le cadre de l'Israeli Apartheid Week, avait pour objectif de préciser la notion d'apartheid israélien. Le communiqué de presse du Conseil d'Etat annonce de son côté que nos conférences appelaient "au boycott des échanges scientifiques et économiques" avec Israël – reprenant par là même le crédo de la direction. Si nous ne pouvons exclure qu'un participant aurait légitimement voulu débattre de la question du boycott, le procédé de réécriture nous semble un peu grossier de la part d'une si prestigieuse institution.

Nous sommes surpris que Bertrand Delanoë se soit impliqué dans cette affaire en recommandant à MCS un avocat membre du comité directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Faut-il s'étonner de l'intervention de la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche ? Valérie Pécresse a envoyé une lettre au Conseil d'Etat avant qu'il ne prenne sa décision, accompagnée d'un mémoire de soutien à la direction de l'ENS. Il semblerait que le gouvernement ait craint que l'ordonnance du TA ne fasse jurisprudence et qu'à travers toute l'université française des discours critiques à l'égard de la politique israélienne puissent se diffuser. Cette parole qui s'appuie pourtant sur le droit international se trouve très régulièrement interdite dans les universités françaises, voire même dans des salles publiques, comme la conférence de Leila Shahidautour de l'œuvre de Jean Genet à Marseille (janvier).

Le collectif compte donc lancer une procédure de fond auprès du tribunal administratif et faire appel de la décision du Conseil d'Etat devant la Cour européenne des droits de l'homme et le Comité des droits de l'homme des Nations unies. Notre terrain est celui du droit et de la liberté et notre volonté est de dénoncer le crime d'apartheid dont est victime le peuple palestinien.

le collectif Palestine ENS

> Si le conseil d'état à tranché alors…

Etonnant de voir des gens qui soutiennent que l'antisionisme est synonyme de racisme à longueur de commentaires indymédia citer comme source le conseil d'état qui lui est un exemple dans la lutte contre le racisme.

> Le Conseil d'Etat n'en a pas parlé

Ofer Eini, président de la fédération syndicale israélienne Histadrout, a dit aux dirigeants juifs à New York ce mercredi de ne pas sous-estimer la puissance du mouvement de boycott BDS, et s'est engagé à intervenir aussi souvent que possible pour lutter contre ses efforts pour semer un sentiment anti-israélien parmi les syndicats internationaux.

http://www.jpost.com/International/Article.aspx?id=211524

Eini, qui est également vice-président de la Confédération syndicale internationale, a parlé lors d'une conférence sur la relation entre les mouvements syndicaux américains et israéliens, et sur les efforts déployés pour lutter contre la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) visant à délégitimer Israël. L'événement était organisé par la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines et le Congrès juif mondial.

Eini a déclaré que le mouvement BDS contre Israël "fait du bon travail partout dans le monde", en citant ses efforts à la confédération internationale des syndicats en juin dernier à Vancouver, à titre d'illustration de l'étendue de sa portée.

"Il y avait une chance que les marchandises israéliennes ne soient plus capable d'aller sur les mers du monde," a dit Eini, à la suite de l'opposition internationale potentielle des syndicats à traiter avec Israël, "et de mon point de vue, cela signifierait la destruction de l'économie israélienne."

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> Je suis partour, le retour...

Tout le monde s'en tape de ce débat fumeux. Conseil d'état contre tribunal administratif, franchement... Par contre lire ce qui suit ici :

« Les sionistes ont avec eux la classe politique, la police, la justice et les médias du pouvoir et de l’argent. Rien d’étonnant qu’ils aient aussi le Conseil d’Etat »

Ca n'annonce rien de bon.

> Belle tentative de diversion

Eh, oui, ils sont partout et on n’est nulle part. Ils se "tapent des débats fumeux", mais ils ne font que ça. Quand on voit la position de la classe politique, de la gauche à l’extrême droite, la répression des manifestations antisionistes, les procès pour « incitation à la haine raciale » et la couverture du lobby sioniste par les médias, alors oui, on peut dire «Les sionistes ont avec eux la classe politique, la police, la justice et les médias du pouvoir et de l’argent. Rien d’étonnant qu’ils aient aussi le Conseil d’Etat».

Lettre ouverte au directeur du Cinéma des Cinéastes sur le Festival du film israélien

Arnaud Boufassa

Directeur du Cinéma des Cinéastes

7, Avenue de Clichy

75017 Paris

Objet : Festival du film israélien du 23 au 29 mars 2011

Paris, le 11 mars 2011

Le 11ème festival du film israélien aura lieu cette année du 23 au 29 mars 2011 au Cinéma des Cinéastes à Paris. Au programme, outre les longs-métrages et documentaires qui n’ont pas encore été distribués en France, financés pour toute ou partie par l’Etat israélien, seront projetés des courts-métrage de l’école Bezalel, académie des arts et du design de Jérusalem. Cette école d’art qui a fait son entrée dans le projet sioniste dès 1905, visait à créer un art juif original, et est cofinancée par le gouvernement israélien depuis 1952, ce même gouvernement qui a ordonné les tirs sur Gaza lors de l’opération plomb durci en 2009, ce même gouvernement qui mène une politique d’apartheid quotidienne envers la population arabe d’Israël, continue à coloniser les terres palestinienne et refuse toujours le retour de centaines de milliers de réfugiés palestiniens dans leurs maisons.

"Le cinéma israélien prouve à chaque fois que la culture est la meilleure ambassadrice de l'Etat" disait récemment Limor Livnat, ministre de la culture et des sports israélienne. Cette même ministre qui s’exprimait aussi l’an dernier lors de l’ouverture du 10ème festival du film israélien. Comment le Cinéma des Cinéastes qui se dit être une formidable tribune artistique au service du combat économique, politique mais avant tout culturel peut-il accueillir un tel festival ?

Inspirés par la lutte des Sud-Africains contre l’apartheid, les Palestiniens appellent à cesser toute collaboration avec des institutions gouvernementales israéliennes dans le domaine culturel, jusqu'au moment où l'État d'Israël respectera le droit international, c'est-à-dire jusqu'à : la fin de la colonisation, de l’occupation, du blocus de Gaza et le démantèlement du Mur ; la fin de l’apartheid pour les Palestiniens de 48 (dits «Arabes israéliens») ; le droit au retour pour tous les réfugiés.

Par refus de servir de caution morale aux violations du droit international parIsraël, Jean-Luc Godard, Meg Ryan ou Mike Leigh ont ainsi récemment annulé leurvoyage dans ce pays. De nombreux cinéastes, dont le britannique Ken Loach ou le canadien John Greyson, ont également renoncé à participer à des évènements financés par le gouvernement israélien, à Édimbourg ou à Toronto. En octobre 2009, ce sont 9réalisateurs palestiniens et israéliens, dont Eyal Sivan, qui ont refusé de se rendre au Forum des Images de Paris pour un festival dédié à Tel Aviv.

C'est donc dans un esprit de solidarité internationale, citoyenne et non-violente que nous, membres de la campagne française de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), vous adressons cette lettre ouverte de protestation. Nous sommes également des cinéphiles, et ne nous ne comprenons pas comment vous pouvez à ce point banaliser les crimes commis contre le peuple palestinien.

La Société Civile des Auteurs , Réalisateurs, Producteurs qui exploite depuis le début le Cinéma des Cinéastes ne peut pas ignorer comme il est difficile, voir impossible d’écrire, de réaliser et de produire des films aujourd’hui en territoires palestiniens, à Gaza, comme en Cisjordanie à cause de l’occupation et du blocus israéliens.

Nous restons à votre entière disposition pour tout supplément d’information.

La Campagne BDS France

CICP

21 ter rue Voltaire

75011 Paris

campagnebdsfrance@yahoo.fr

http://www.bdsfrance.org/