[grece 27/01] Déclaration des migrants grevistes de la faim

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les flics encerclent actuellement le lieu ou sont les grevistes et l'autorisation a été donnée de penetrer dedans par le recteur de la fac, malgré l'asile universitaire. Actuellement une manif a été appelée et de nombreuses personnes sont devant l'ecole de droit...

Nous les 250 migrants grevistes de la faim,

qui en sommes déjà à notre troisième jour de grève à Nomiki (l'ecole de droit d'athenes ndt) pour demander notre régularisation en tant que droit fondamental, avons appris quelles discussions tournaient autour de nos revendications, les approximations, les mensonges et les déformations délibérées de la vérité. Nous ne savions pas si les résponsables de cette situations étaient le gouvernement ou les medias, mais elle est inacceptable qu'ils mententalors que nous avons envoyé des communiqués, nous avions laissé accessible le lieu de la grève aux journalistes des le premier jour et nous avons envoyé nos representants devant la communauté universitaire et le gouvernement.
Ainsi donc, en voulant remettre les choses à leur place et que tous connaissent la vérité, nous déclarons ce qui suit.
ΔΕΛΤΙΟ ΤΥΠΟΥ – Aπόφαση συνέλευσης ΑΠΕΡΓΩΝ ΠΕΙΝΑΣ

Nous les 250 migrants grevistes de la faim,

qui en sommes déjà à notre troisième jour de grève à Nomiki (l'ecole de droit d'athenes ndt) pour demander notre régularisation en tant que droit fondamental, avons appris quelles discussions tournaient autour de nos revendications, les approximations, les mensonges et les déformations délibérées de la vérité. Nous ne savions pas si les résponsables de cette situations étaient le gouvernement ou les medias, mais elle est inacceptable qu'ils mententalors que nous avons envoyé des communiqués, nous avions laissé accessible le lieu de la grève aux journalistes des le premier jour et nous avons envoyé nos representants devant la communauté universitaire et le gouvernement.
Ainsi donc, en voulant remettre les choses à leur place et que tous connaissent la vérité, nous déclarons ce qui suit.

1.

Nous ne sommes pas ce que présentent les médias, les pauvres travailleurs migrants, sans domicile, travail, ni vetements etc... Nous avons des maisons, des familles et des emplois dans les villes que nous avons laissé derrière nous. Nous ne cherchons pas de logement a Athènes, mais nous somme venu pour lutter (tant que le permet notre organisme) pour notre régularisation, nos droits et nos conditions de vie.

2.

Nous n'avions pas comme but de gener qui que ce soit. Depuis le début nous savions que dans le lieu dans lequel nous allions rentrer il n'y aurait pas de cour. Nous respectons le lieu qui accueille notre lutte et nous avons été heureux d'apprendre que l'école fonctionnait de nouveau normalement.
3.

Nous avons décidé nous meme, et sans influences,au sein de notre assemblée (de grèvistes).
Personne ne se cache devant nous, pas même derrière. Et nous n'acceptons de leadership de personne. Nous avons demandé de l'aide depuis le début aux coté de ceux, grecs et etrangers, qui étaient solidaires, et nous les remercions beaucoup pour cela. Nous n'oublierons jamais a quel point cela nous a aidé dans notre lutte.

4.

Nous déclarons notre solidarité a tous les réfugiés qui en ce moment meme sont en greve de la faim dans le but de leur regularisation. (à propilaia et a polytechnio) kai nous demandons au gouvernement de satisfaire leur revendications.

5.

Aujourd'hui nous avons reçu une proposition de changement de lieu, dans des conditions particulières. Les raisons basiques pour lesquelles ce demenagement n'est pas possible sont les trois suivantes :
a) .Dans le lieu proposé ne peuvent être que les grevistes et non les personnes solidaires.
b) Ce lieu sera surveillé par la police qui non seulement ne reglera pas les problèmes mais creera des tensions
c) la solution proposée n'est que temporaire et ne fournit pas de solution permanente.

Nous les migrants, qui sommes obligés d'errer à travers le monde ne voulont pas être forcé d'errer pendant la durée de notre grève de la faim.

Cela dit nous déclarons que nous restons ouverts aux propositions lesquelles cependant doivent remplir les conditions de notre lutte.

Nous savons bien que l'asile (universitaire ndt ) n'est pas la question. Nous demandons donc au gouvernement de ne pas s'occuper de cette question mais de se concentrer sur notre juste revendication et sa solution.

Enfin nous appelons toutes les personnes solidaires qui le souhaitent à participer au rassemblement de solidarité qui aura lieu demain en début de soirée, a l'exterieur de l'ecole Nomiki