Vœux du maire, une contribution au débat sur le développement de la métropole nantaise

Mis a jour : le vendredi 22 novembre 2013 à 19:16

Mot-clefs: aéroport notre-dame-des-landes nantes_nécropole
Lieux: Nantes Notre-Dame-des-Landes ZAD

Publié par le groupe: GroupCNCA

Ce lundi 10 janvier, alors que le maire de Nantes commençait sa traditionnel tournée des quartiers nantais pour exprimer ses vœux, quelques joyeux troublions ont voulus rappeler à lui et ses chers concitoyens le désastre de la politique de développement mené par la ville et sa métropole.

Une bonne vingtaine de militant-e-s opposés au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dispersés dans la salle, ont ainsi perturbés le discours du très mégalo Ayrault en usant de slogans, sifflets, distribuant des tracts, déroulant 2 banderoles et envoyant des avions en papiers ornés de slogans.

La réaction du service d'ordre ne s'est pas faites attendre puisque par petit groupe ils ont été invités à quitter l'assistance. C'est donc bien déçu de ne pouvoir participer au festin qu'on a continué à perturber le discours de dehors sous la surveillance de la police. Pas moins de 5/6 voitures sont arrivés en renfort bien rapidement.

A la sortie, les quelques gens avec qui ont a pu discuté étaient bien réceptif aux discours anti-productiviste, ou du moins contre l'aéroport. Pas tous très fan de la forme de nos interventions mais content de voir qu'une autre parole s'exprimait (ou essayait en tout cas).

A noter la très bonne répartie d'Ayrault qui s'est quand même vanter d'être capable de réunir autant de gens à notre différence. Faut-il le rappeler au frais des nantais-e-s qui de plus pour la plupart s'en foutte royalement du maire mais viennent seulement profiter de toasts. Fin bon, si ça te fait plaisir Jean Marc, t'es le plus fort !!!

Ci-dessous, le tract distribué :

 

Sans pétrole, elle est morte la métropole !!!


« Ne pas rater l'avion du développement ». C'est l'argument phare que les élus nantais mettent en avant dans la dernière livraison du journal « Nantes Passion » pour tenter de justifier la construction du nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Nous sommes pourtant de plus en plus nombreux à penser que nos sociétés se délabrent à cause d'une obsession maladive de développement. Un monde sclérosé par sa consommation frénétique de marchandises, par son travail toujours plus aliénant, par sa malbouffe, sa pollution et ses déplacements superflus. Que nenni ! La municipalité nantaise et sa clique promettent de nous gaver de la chimère « «  Développement » jusqu'à plus soif !

L'illusion du développement à l'heure du pic pétrolier

Le projet de « Métropole du Grand Ouest » avec lequel ils nous intoxiquent les oreilles et les yeux, repose sur le mythe du développement durable. Qui ose encore y croire ? La croissance économique est basée sur un principe exponentiel d'exploitation de ressources épuisables. Selon l'Agence Internationale de l'Énergie, le pic pétrolier s'est produit en 2006 ! Nous vivons donc déjà dans l'après-pétrole. Leur projet d'aéroport « écolo-HQE » serait-il capable de faire décoller leurs avions sans kérosène ? Jusqu'ici on n'a pas vu d'avions butiner les fleurs...
La doctrine qui sous-tend ce projet de métropole nantaise appartient à une époque dépassée d'un pétrole pas cher et inépuisable. La construction de l'aéroport et ses avions dévoreurs de carburant en est une expression symptomatique.

De l'art de l'hypocrisie...

Les politiques élevées au grain (OGM) du productivisme et du développement économique ont l'imagination fatiguée. Le capitalisme vert est leur dernière trouvaille marketing. L'hypocrisie est à son comble : on encourage d'un côté les AMAP et de l'autre on saccage d'immenses espaces agricoles ! En effet ce monstre labellisé « 100% environnementale » prévoit d'engloutir 2000ha de vie sous le béton (qui ne sont qu'une partie des 90 000ha rasés chaque année en France). Sommes-nous contraints de subir leurs délires mégalomanes servant aussi bien une élite politique (de gauche comme de droite...) qu'industrielle ? NON ! Face à ce diktat, nous pouvons réagir en faisant un pas de côté. Mettons à présent notre énergie et notre créativité en commun pour se réapproprier nos espaces, nos langages, nos vies, notre liberté...

Certains ont déjà commencé en décidant d'habiter et de s'approprier les terrains menacés par l'aéroport.
Solidarité avec les habitants de la ZAD (Zone à Détruire/Défendre !)

Des mutins butineurs

Commentaire(s)

> en mode plus peace cela aurait mieux

bonjour,

j' ai assisté a cette action, et étant aussi contre l' aeroport, je suis content que quelque chose se soit passé , mais la forme de cet action était pas la plus intéressante, car le blocage du discours de jean marc ayrault, lui a laisser la possibilité de vous virer sans que cela ne choque trop les gens, par contre si vous étiez resté tout le discours, juste avec banderole et affiche proposant au gens de rejoindre la lutte ou de venir vous parler tout ca dans le silence pour discuter du mal fondé de ce projet, je pense qu' il n' aurait pas pu vous virer, ou soit cela aurait choqué les gens (donc pas hyper tactique-politique) , et a la fin s' asseoir au millieu et proposé a tout les gens contre dans la salle de faire de meme ou je sais pas quoi.

ca reste tout aussi fort et en plus cela ne décrédibilise pas la lutte.

mais je comprends tres bien que l' indignation conduise à la colère.

> de la crédibilité

"Décrédibiliser" aux yeux de qui au fait ? Pas aux vôtres puisque vous comprenez la colère, alors aux yeux des élites dirigeantes ou de la partie de l'opinion publique qui gobe leur discours ?

> Quelle méthode?

Convaincre la plus grande partie de la population... Le marais , les 60 % qui regardent les 20 % à gauche et à droite se foutre sur la gueule...

Ceux qui étaient venus bouffer les toasts, voir la gueule d'Ayrault, participer à l'évènement qui se passe dans leur quartier. Pas cons forcément, mais indifférents à priori, préoccupés par autre chose, ne croyant pas à l'action collective, parce que trop cassés, sans culture de lutte,etc, etc...

C'est effectivement ceux et celles-là qu'il aurait fallu convaincre en discutant avec elles-eux, mais j'y étais pas, et je dis que c'était quand même bien d'avoir fait ce qui a été fait plutôt que rien.

Ca, c'est sûr!