Chronique des gréve dans la province du kurdistan iranien

Mot-clefs: Répression
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Malgré une présence des forces répressives et un quasi état de siège la province du Kurdistan iranien proteste toujours contre l’assassinat de 5 prisonnier politique kurdes iranien le 9 mai dernier dans la prison de Evin a Téhéran


A Kamyaran, le 13 mai 2010, malgré d’énormes forces de répression concentrées autour du domicile de Soltaneh Rezaie, la mère de Farzad Kamangar, militant ouvrier exécuté avec quatre autres prisonniers politiques le 9 mai, plusieurs centaines de personnes s’y sont rassemblées et sont venues, en groupe, présenter leurs condoléances à sa mère en deuil.

Il est à noter que la République Islamique, en plus d’avoir assassiné Farzad et quatre autres prisonniers politiques, fait d’énormes pressions sur les familles qui pleurent leurs proches exécutés, et refuse de leur rendre les corps des exécutés

Un tract circulait également à Kamyaran pour appeler la population à participer le vendredi 14 mai à 9 heures à une cérémonie en mémoire de Farzad Kamangar à la mosquée Mohammad Rassoulollah :

Sanandaj salue le succès de la grève

A Sanandaj, tous les commerces de la place Enghelab, des centres commerciaux, de la rue Chahpour et du bazar couvert sont fermés et en grève.

Vidéo : Le 13 mai, à la fin de la journée, la population de Sanandaj salue le succès de la grève générale dans tout le Kurdistan par des coups de klaxon.

http://www.youtube.com/watch?v=Zf4c_7xBYV4

Après le succès, le 13 mai à Sanandaj comme dans tout le Kurdistan, de la grève générale pour dénoncer l’exécution de cinq prisonniers politiques dimanche 9 mai à Téhéran, la population s’est retrouvée en fin de journée aux pieds du mont Abidar pour allumer un feu à la mémoire des cinq prisonniers assassinés par le régime.

On signale également des manifestations a la frontiére qui séparent le kurdistan turc du kurdistan iranien

Le 13 mai, lors que les régions et villes kurdes d’Iran étaient en grève pour protester contre l’exécution de cinq prisonniers politiques à Téhéran dimanche 9, au Kurdistan de Turquie, une manifestation contre les exécutions et en solidarité avec la grève générale au Kurdistan iranien s’est dirigée jusqu’à Esendere, à la frontière avec l’Iran.

http://www.youtube.com/watch?v=Lki_FBw68_s

grève particulièrement suivie dans cette ville des photos sur le blog revolutionary road

http://reroad.blogspot.com/

On déplore de nombreuses arrestations dans les villes de la province du kurdistan par exemple. Suite aux manifestations étudiantes à l’université Payam Noor de Marivan (Kurdistan) et à l’appel à la population de participer à la grève générale pour protester contre les exécutions du 9 mai 2010, au moins quinze militants étudiants ont été arrêtés dans cette ville et transférés dans des lieux inconnus.

Selon des messages transmis au collectif iranien de défense des droits de l’homme iranien du Hrana,

http://www.rhairan.net/en/

Aram Visi, Foad Moradi, Tofigh Partovi, Dana Lnjavy et Saman Zandi sonty parmi les 15 étudiants arrêtés.

Ces derniers jours, le Ministère des Renseignements de Marivan a pris contact par téléphone avec de nombreux militants de la ville pour les menacer de conséquences graves s’ils poussaient à la grève générale.

La situation reste très tendue dans la province

Dans la ville de Piranchahr, la population est descendue dans la rue et a affronté les forces de sécurité. Elle protestait contre les pendaisons et la délocalisation du bazar frontalier à la ville de Mohammad-Yar de Naghadeh. Les manifestants ont incendié les véhicules de sécurité et vivement bousculés des notables comme le gouverneur et le député local.

Dans la ville de Dehgolan, en lançant des slogans hostiles au pouvoir, une manifestation et s’est heurtée aux agents basidj’is qui chargeaient le cortège. Pour empêcher la manifestation de se développer, les agents auraient tiré sur la foule.

Dans la ville de Boukan, la place principale et de très nombreuses rues débordent de forces de sécurité, d’agents de renseignement et en civil pour empêcher toute manifestation.

Dans les villes de Kamiaran et Marivan tous les magasins sont fermés et en grève. La plupart des enfants ne sont pas allés en cours et les écoles sont pratiquement vides.

Il faut noter que le climat actuel dans la ville de Marivan est celui d’une ville occupée par les forces anti-émeute.

De nouvelles manifestation de solidarité on de nouveau eues lieues le 12 mai a travers toute l’Europe et dans le monde a londrès, francfort, oslo,stockolm,la Haye mais aussi en Turquie et a Erbil (Kurdistan d’Irak)

du Kurdistan et les villes kurdes d’Azerbaïdjan étaient massivement en grève pour dénoncer l’exécution, dimanche 9 mai, de cinq prisonniers politiques, des protestations et manifestations ont aussi eu lieu dans plusieurs villes du monde le 13 mai devant les ambassades et consulats de la République Islamique.

- Jalalabad (Afghanistan) les Afghans manifestent de nouveau contre le sort, les executions programmées de prisonniets aghans en iran et des discriminations dont ils sont les victimes dans le pays

Entre 4.000 et 5.000 personnes ont manifesté devant le consulat de la République Islamique d’Iran à. Si cette manifestation fait suite à d’autres, notamment à Kaboul, contre les exécutions et discriminations que subissent les réfugiés afghans en Iran, il est à noter que des manifestant(e)s afghan(e)s brandissaient aussi des portrait de Farzad Kamangar et d’autres victimes de la barbarie du régime islamique d’Iran. C’est la deuxiémé mobilisation de solidarité en Afghanistan en quelque semaine

A l’approche de la date anniversaire des premières émeutes du 12 juin 2009 la situation reste très tendue dans le pays , et l’on craint que le régime n’accélère la répresssion et les exécutions de prisonniers politiques pour tenter de terroriser la population pour qu’elle ne redescende pas dans la rue dans les semaines a venir

Dernieres mises a jours La mère de Farzad s’adresse au monde

Vidéo : La mère de Farzad Kamangar, prisonnier politique exécuté avec quatre autres prisonniers le dimanche 9 mai, s’adresse au monde :

http://www.youtube.com/watch?v=shjiRWtVy-4

Elle dit : “Mon chemin est celui de mon fils ! Pourquoi est-ce que je l’ai mis au monde ? Mon fils était fait pour ce monde. Il a été sacrifié pour l’humanité.” Elle remercie toutes celles et tous ceux qui, dans le monde, ont lutté contre son exécution et qui maintenant protestent contre son assassinat. Elle demande à l’oncle de Farzad qui vit en Allemagne d’envoyer à tout le monde son message. Elle dit que des milliers de Farzad prendront sa place, qu’elle a donné la plus belle de ses fleurs à l’Iran et nous demande à toutes et à tous de l’accepter, elle, comme notre mère.

Un appel à la grève générale mardi 18 dans les universités iraniennes vient d’être lancé

Shirin Alamhooie, Farzad Kamangar, Farhad Vakili, Ali Heydarian et Mehdi Islamian ont été pendu à l’aube le 9 mai. Et six jours après leurs exécutions, leurs corps n’ont toujours pas été rendus à leurs familles et on craint que le gouvernement n’enterre les corps en secret par peur des protestations populaires. A travers tout le pays et dans le monde, les protestations et les réactions continuent. Les familles se sont rassemblées devant la prison Evin pour récupérer les corps de leurs chers proches pendant plusieurs jours sans aucun résultat. Elles ont même été menacées d’arrestation. L’esprit courageux de ces familles est indéniable. Elles sont comme celui de leurs chers proches ! Elles ne capitulent pas face à la sauvagerie du régime et restent fortes et en colère.

La section 350 de la prison Evin qui est le lieu de détention des prisonniers politiques a été fermée après que les détenus se soient mis en grève de la faim. Ils ont été transférés dans d’autres sections de cette prison. Leur force et leur résistance est admirable !

On n’a pas le droit de rester silencieux face à ces crimes et à cette sauvagerie. Nous, en soutenant tous les appels aux protestations et en nous tenant avec le peuple du Kurdistan et sa grève générale du 13 mai, appelons à protester à nouveau contre ces crimes impardonnables et appelons, les étudiant(e)s, enseignant(e)s et professeurs à ne pas se rendre en cours le mardi 18 mai. La présence des étudiant(e)s dans cette grève générale est impératif et aura de l’influence. Les élèves étaient ce qui préoccupait le plus Farzad Kamangar, et même en prison, il n’a jamais cessé d’écrire à ses élèves. Aussi, en souvenir de notre cher enseignant Farzad, vous devez rejoindre cette grève contre le régime. Cette grève est une bon moyen de s’unir en solidarité, par delà les différences d’opinions politiques. Tous ensemble, n’allons pas en cours le mardi 18 mai !

Appel des Etudiants kurdes de l’Université de Téhéran – Groupe d’étudiants de l’Université Amir Kabir – Groupe d’étudiants de l’Université du Kurdistan – Groupe d’étudiants de l’Université de Tabriz – Groupe d’étudiants de l’Université Razi de Kermanshah, ecrit le 15 mai 2010