Petition internationale non a la collaboration d'interpol avec l'Iran

Mot-clefs: Répression
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Non a la collaboration d'interpol avec le régime iranien

Pétition de la campagne disponible également en anglais et en farsi contre la publication sur le site d'interpol de mandats d'arrêt et d'informations concernant des communistes iraniens :


Appel a la Solidarité internationale et a une petition pour sauver nos camarades iranien-nes

A la demande des autorités iraniennes, INTERPOL a fiché un certain nombre de militants éminents et de sympathisants du Parti Communiste-Ouvrier d'Iran - Hekmatiste comme criminels et terroristes et a publié leurs photos et des informations personnels sur son site internet. Ces personnes ont été persécutées et exilées par la République Islamique d'Iran il y a plusieurs années pour leur rôle active dans l'opposition à la République Islamique. Aussi, nous, signataires, considérons la position d'Interpol à ce propos comme un clair signe de coopération avec la célèbre police secrète de la République Islamique.

Cette action de la police secrète de la République Islamique par le biais d'Interpol n'est pas le premier acte de ce genre contre des groupes d'opposition. Les agents terroristes iraniens ont, par exemple, assassiné Qulam Keshaverz, porte-parole de la Fédération Internationale des Réfugiés Iraniens, alors qu'il rendait visite à sa mère à Chypre en 1989. La même année, Abdul-Rahman Qasemlu, secrétaire général du Parti Démocratique du Kurdistan Iranien, et ses collègues ont été assassinés lors d'une négociation secrète avec des responsables iraniens en Autriche. La fatwa des autorités de la République Islamique contre Salman Rushdie et l'offre d'une prime pour son assassinat, le meurtre du traducteur japonais des Versets Sataniques et les tentatives de meurtre contre les traducteurs italien et japonais sont des sombres souvenirs de la brutalité de la République Islamique et jusqu'où elle peut aller pour éliminer ses opposants.

Selon des sources fiables, 210 exilés politiques qui ont été assassinés par la République Islamique de 1991 à 1997. Pour la seule année 1998, 76 écrivains, journalistes et militants politiques en Iran ont été assassinés sur ordre des plus hautes autorités iraniennes. Toutes ces victimes ont été accusées des mêmes accusations que celles portées contre ceux qui figurent sur la liste d'Interpol.

En ce qui concerne les autorités de la République Islamique, tout individu progressiste, quiconque défend les droits humains et la laïcité doit être éliminé. Si on y met pas fin, Interpol doit se préparer à arrêter toute femme, tout jeune et tout ouvrier en Iran.

En se rangeant du côté de la république Islamique, Interpol met en danger et en insécurité la vie d'opposants iraniens à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Cette institution sera tenue responsable des conséquences de cette politique.
La décision d'Interpol est la première étape pour offrir une permission "légale" et "internationale" à la police secrète de la République Islamique d'attaquer tout membre de l'opposition et de leurs familles.

Si Interpol décide de continuer sa collaboration avec la République Islamique, elle fera face à la condamnation et aux protestations, non seulement des militants politiques et culturels iraniens à l'intérieur et à l'extérieur du pays, mais aussi à un foule d'individus et d'organisations progressistes en Europe et en Amérique du Nord.

Seule une pression forte et concertée des forces et individus progressistes et libertaires, des organisations ouvrières, des partis politiques progressistes et des défenseurs des droits humains peut stopper la collaboration d'Interpol avec la police secrète de la République Islamique. Nous appelons tous ceux qui s'opposent aux politiques terroristes de la République Islamique à se joindre à nous dans nos efforts pour déjouer cette conspiration contre l'opposition politique iranienne.

Pour soutenir notre campagne, signer la pétition. Votre nom apparaîtra sur la liste une fois que l'administrateur du site aura approuvé la signature.

http://www.stopterrorism.org/english/sign.html

Complément d'information qui confirme nos craintes a propos de ces camarades iranien-nes menacés d'arrestations et d'extraditions par la collaboration d'interpol avec la dictature de Ahmadinejad et Khamenei

Traduction d'après Street Journalist, 11 janvier 2010 :

Ces derniers jours et après l'exécution du militant kurde Fasih Yasami, il y a des nouvelles à propos des exécutions de prisonniers politiques et sociaux kurdes, dont Habib Latifi, Farzad Kamangar, Zeinab Jalalian, Shirko Moarefi et d'autres prisonniers.

Selon les dernières nouvelles fiables transmises par le siège de la défense des prisonniers politiques et civils, Farzad Kamangar et Habib Latifi sont sérieusement menacés d'être exécutés. Dans la situation actuelle, tout est possible ! Farzad Kamangar a été régulièrement menacé d'exécution par les responsables de l'information. Habib Latifi, militant étudiant kurde condamné à mort, a été convoqué par Eskandari, chef de l'application des peines de la prison centrale de Sanandaj, pour lui indiquer qu'il 'y avait aucune garantie que l'ordre d'exécution soit stoppé. En donnant cette information à Habib, Eskandari veut que Habib demande pardon.

Aussi, ces deux jeunes kurdes sont menacés d'être exécutés à tout moment, comme l'a été Fasih Yasamani, un autre militant kurde, pendu tôt le matin le mercredi 6 janvier.

Elaleh, 24 ans, tuée lors d'un interrogatoire

Elaheh, une femme de 24 ans, a été tuée à Eshrat Abad le 7 janvier.

Selon une source sûre provenant de la base militaire Eshrat Abad (où de nombreux manifestants anti-gouvernementaux sont enfermés), Elaheh a été tuée lors d'un interrogatoire suite à une blessure à la tête causée par un coup de chaise (la chaise a été brisée sur sa tête).

On rapporte qu'elle a été violemment interrogée à propos de sa famille. Selon les rapports reçus, elle a grandit dans un orphelinat de la province du Kurdistan. Elle est partie à Téhéran pour travailler chez un tailleur près de la Place Enghelab.

Une chaise a été brisée sur elle, ce qui l'a blessée à la tête et tuée le 18 Day (7 javier). Son corps a été immédiatement transféré dans un endroit inconnu.

Selon la même source, on refuse des soins médicaux et des vêtements chauds aux détenus blessés de la base militaire d'Eshrat Abad. Les femmes sont, en particulier, traitées de façon inhumaine.
Plus d'information en anglais sur la répression et les executions sommaires de la dictature dans les semaines a venir

http://www.persian2english.com/

http://www.iranhumanrights.org/