Rennes, samedi 5 décembre 2009 - répression de la manifestation des chômeurs et précaires

Mot-clefs: Exclusion/précarité/chômage
Lieux: Brest Rennes

Brochure de témoignages sur la répression de la manifestation des chômeurs et précaires du 5 décembre 2009 à Rennes.
Voici quelques témoignages de la manifestation des chômeurs et précaires du samedi 5 décembre 2009 à Rennes (point d’orgue des marches régionales contre le chômage, la précarité et les licenciements qui avaient débuté le 20 novembre). Manifestation à l'issue de laquelle nous avons été piégés dans une souricière pour ensuite voir les policiers de la BAC nous charger à coup de pieds, de poings et de matraques, (entre 15 et 20 policiers en civil) et nous traquer comme des bêtes. 4 copains ont été interpellés, tabassés, jetés à terre, menottés et mis en garde à vue.

Nous étions encerclés par les CRS et avons trouvé, in extremis, refuge dans la maison des Champs Libres.

extrait choisi :

« Je dis colère très fort »

Merci, je venais à la manif' de Rennes samedi 5 décembre en tant que dirigeant de l'association APEIS et comme chômeur avec ma femme en situation précaire. Nous sommes venus en famille avec mon petit bout de chou de 3 ans et demi : merci la police d'avoir montré une mauvaise image à mon enfant. Nous lui avons appris que la police était là pour nous protéger des méchants et là il se voit comme le méchant, il nous parle des messieurs avec leurs bâtons et leur casque. C'est inimaginable de laisser montrer ceci à un enfant. Ras le bol de cette injustice qui frappe au visage. Où sont nos libertés d’expression qui vont à reculons dans notre société ?
M. Sarko, un nouveau Malik Oussekine mort par des coups de matraque face au projet Devaquet dans les années 86-88, je n'oublierais jamais ceci. Je reste très choqué par samedi et merci aux camarades qui m'ont trouvé un chemin pour sortir mon fiston de là par le passage de la petite cité. Nous ne pouvons pas accepter ceci nous devons demander aux pouvoirs publics l'arrêt des charges retenues sur la tête de nos copains, demander réparation et excuse publique à nous tous.
Camarades, nous devons rester unis car il reste des bastilles à faire tomber.
A bientôt

Yannick, Brest

Pièces jointes

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