Vers une grève des chômeurs

Mot-clefs: Exclusion/précarité/chômage
Lieux: Brest Morlaix Rennes

occupation du Pôle emploi rue Kleber à Montreuil

Un peu partout en France, des chômeurs, précaires, et autres CAFards se mettent en mouvement : une mairie occupée à Brest qui appelle à l’occupation des mairies et autres bâtiments publics stratégiques et d’autres qui en font autant à Lannion, Morlaix et Rennes ; de nombreuses interventions dans des Pôle Emploi et des CAF, mais aussi dans des agences ERDF et des boites d’intérim, des marches en Bretagne et autour de Marseille.

Nous_prfrons_mise_en_page_1-medium
Nous préférons

Les manifestations du samedi 5 décembre contre le chômage et la précarité à Rennes, Paris, Lyon, Bordeaux, Agen, Besançon et Marseille, s’annoncent bien.

À notre tour nous investissons une antenne Police emploi

Nous venons, aujourd’hui, nous approprier un temps, une agence Pôle Emploi. Nous voudrions faire de ce lieu autre chose qu’un espace d’humiliation et de contrôle, retourner sa fonction comme une peau de lapin, l’investir pour y faire ce qui nous importe.

Réaménager l’espace. Partager, avec les autres allocataires et les agents, des analyses des institutions sociales et de leurs réformes. Manger, pour une fois, autre chose que des radiations dans la gueule. Repenser nos craintes, nos espoirs, nos armes. Et peut-être imaginer ensemble une grève des chômeurs. Sans préavis.

Ce serait quoi une grève des chômeurs ?

Sans doute un arrêt du travail que Pôle Emploi exige de nous : venir chaque mois pointer et nous faire interroger par Police Emploi, nous faire contrôler nos papiers aux UV comme à la préfecture, accepter des boulots de merde payés des miettes que l’état prétend « raisonnables », perdre son temps en stages de CV et de relooking, patienter des heures au 39 49 pour faire valoir nos droits. Bref, une grève pour refuser d’être produits comme victimes du chômage, statistiques à manipuler, épouvantail repoussoir à travailleurs pauvres, chair à réinsérer de gré ou de force, esprits à remotiver. C’est contre tout cela que nous occupons aujourd’hui l’usine des chômeurs, là où on met nos corps et nos esprit au travail.

Intervenons partout, à 3, à 20 et par centaines dans les Pôle emploi et tous les lieux qui veulent nous contrôler :

Rendez-vous :

- Mercredi 2 décembre à 11h place du Châtelet, pour une occupation

- À la manifestation contre le chômage et la précarité samedi 5 décembre, à 14h, place Stalingrad à Paris
À Montreuil, retrouvons-nous à 13h à l’entrée de la rue piétonne à Croix de chavaux pour partir ensemble en manif

Nous ne voulons
ni être contrôlés ni gérés ;
ni aidés ni plaints
Nous voulons de l’argent.
Rendez-vous sur la grande grève

cafardsdemontreuil@gmail.com

CAF ?... Arrrrgh !!!! Allocation débloquée à la CAF de Rosny
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4733
-------------

L’un des problèmes souvent rencontré porte sur la reconnaissance du séjour lors de l’accès aux prestations, voici l’article D512-1 du code de la sécu, peu respecté, à partir duquel tenter de faire valoir ses droits :
http://www.cip-idf.org/IMG/pdf/article_css_Mise_en_page...1.pdf

---------

Ce que l’on reproche à un cafard, ce n’est pas de voler les miettes, c’est de proliférer. C’est pour cela qu’on l’extermine.
Proverbe soninké

C’est quoi un cafard ? Un insecte orthoptère noir et de forme aplatie du groupe des blattidés, souvent considéré comme nuisible et parasite ? Une tristesse lancinante accompagnée d’idées noires et d’un sentiment de profonde lassitude ? Celui qui, n’ayant pas la dévotion, en affecte l’apparence, ou qui, l’ayant, affecte les airs de la bigoterie ?

Disons que ça peut aussi être le nom d’un banal ayant-droit de la CAF, de Pôle Emploi, de la CPAM, des CCAS, qui s’est associé à des congénères pour faire face collectivement à ces administrations.

Nous sommes nombreux à vivre des miettes que nous lâchent les institutions sociales, que ce soit en plus de bouts de salaires ou comme premier moyen de subsistance.
Pourtant, à coups de RSA ou d’Offre Raisonnable d’Emploi, de trop-perçus et de radiations, on ne cesse de chercher à nous écrabouiller, nous insérer, nous gouverner.

Aussi depuis le printemps dernier à Montreuil, des CAFards se sont regroupés pour se défendre, débloquer des dossiers "litigieux" en faisant irruption au Pôle Emploi ou à la CAF de Rosny, contrôler collectivement les contrôleurs domiciliaires...

Nous autres, soi-disant parasites, avons besoin de lieux et de moments pour nous retrouver, mettre en commun nos expériences, comprendre ensemble à quelle sauce on veut nous cuisiner, nous organiser.

C’est pourquoi nous avons décidé d’inuagurer ce mardi 8 décembre, de 14 à 18h, le café des Cafards de Montreuil au 9 rue François Debergue, M° Croix de chavaux
Soyons nombreux à nous retrouver les mardis

Samedi 5 décembre, Manifestations contre le chômage et la précarité, pour de nouveaux droits

- Paris, 14h, place Stalingrad, direction place Clichy

- Rennes, 15h, Place de la gare

- Marseille, 14h, place Général-de-Gaulle

- Lyon, 10h, départ Mas du Taureau à Vaulx en Velin, ou 14 h derrière L’Hotel de Ville de Villeurbanne

- Bordeaux, 15 h place de la Victoire

- Agen, midi, place de la Préfecture pour un pique-nique collectif

- Besançon, 15 h, Place de la Révolution

Combien de temps allons-nous... ?
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4753

Chômeurs, intermittents, précaires, ni coupables, ni victimes, en lutte !
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4740

Engageons dès maintenant une grève des chômeurs contre notre subordination à l’ordre économique
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4738

Commentaire(s)

> Nous préférons

le tract manquant du post précédent :

> la suite

les occupants ont décidé de quitter les lieux suite à la menace d'intervention de la police, munie d'une réquisition. Plutôt qu'une vérification d'identité, ils ont choisi entre autre de se rendre demain à l'action à 11h, place du châtelet (paris), à laquelle tous sont bienvenus.

communiqué suivra

> ne plus payer !

Ce tract est une connerie. Nous ne voulons pas d'argent : ne plus payer ! voilà la ligne !!!