Presse Océan et le camp climat de Notre Dame des Landes

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Lieux: Nantes Notre-Dame-des-Landes

Quotidien sur la région nantaise, Presse Océan est un bon cas d'étude de la propagande médiatique par le traitement qu'il a réservé au camp climat qui s'est tenu à Notre Dame des Landes du 3 au 9 août 2009. Pendant à la ligne éditorial plus locale de Ouest Rance, dont il est la propriété [1], il est à la pointe de la stratégie de communication des autorités autour du camp climat et de la lutte contre l'aéroport de Notre Dame des Landes. Il a publié de nombreux articles, certains à la une quand le sensationnalisme était là, tout au long de la semaine.
Dès le départ, initié par la première conférence de presse du camp climat, le ton est donné. L'article qui en résulte n'est qu'une longue suite de provocations et de moqueries [2]. Le fait que personne ne souhaite donné son identité agace le journaliste, la discrétion autour des actions qui pourrait avoir lieu (et qui restaient à décider collectivement sur le camp) ne semble pas être facile à comprendre et est source d'ironie. Mais qui oserait révéler à des journalistes ses prochains actes, hormis des employés du ministère de l'intérieur, quand une brève du Monde paru durant la semaine de préparation du camp sur le procès du saccage d'une sous-préfecture par les Contis expliquaient que les quelques participants à ce moment, condamnés par la justice, avait notamment été dénoncés par les images de TF1?
Même les encards de cette édition sur les formations médicales et légales en préparation du camp, accompagnées de photos de robocops flirtent avec le sensationnalisme et la stigmatisation dans leur ton.
Cette première page consacrée au camp climat provoquera sur le camp beaucoup de tensions envers les journalistes, ses présentations étant manifestement totalement subjectives, caricaturales, moqueuses et malhonnêtes aux yeux de tout le monde. Une fois de plus la prétendue objectivité journalistique était démasquée.
Par la suite un seul journaliste (je crois) de Presse Océan est passé officiellement sur le camp, la personne qui l'a reçu lui a fait comprendre (Laurent ou Laurence, prénoms qu'il a été collectivement choisi de se donner lorsqu'un journaliste demandait une identité, puisque cela les énervait) que cette page avait provoqué la colère des participantEs du camp action climat et qu'il fallait transmettre le message à la rédaction du journal, expliquant pourquoi personne ne souhaitait particulièrement répondre à leurs questions.

Le jeu de la division
Dans les premiers articles de Presse Océan, et tout au long de la semaine, se dégage déjà une première stratégie. En citant des phrases de la co-présidente de l'ACIPA [3] (qui niera avoir jamais dit ces mots, quoiqu'on en retrouve certains dans une vidéo [4]), critiques et même jugeantes envers les participantEs au camp climat (des jeunes, immatures, parfois incohérents,...), la volonté manifeste de jeter le troubles entre les deux différents campements [5] apparaît aux yeux de beaucoup de personnes. De fait ce passage soulèvera beaucoup de débat au sein et entre le camp climat et la semaine de résistance, dans un contexte et une histoire déjà complexe.

Cette stratégie n'est pourtant pas sans rappeler un petit souvenir d'opposantEs à l'aéroport, qui quelques semaines plus tôt, alors qu'illes arranguaient Patrick Maréchal [6] lors de l'une des ses apparitions publiques, s'entendirent répondre par celui-ci à peu de choses près qu'il comptait bien plus sur les dissensions internes que sur la répression pour que cette semaine de lutte ne trouble pas ses beaux projets bétonnés pour l'avenir.
Des journalistes comme celle de Libération viennent ensuite crier à la Corée du Nord, elleux qui pour la plupart n'y ont sans doute pas mis les pieds, parce que quelques méfiances de la part des participantEs du camp climat les ont amenées à essayer de cadrer un peu la présence des journalistes sur le camp.
Les règles en place n'étaient pas très nombreuses et tournaient autour de la protection de la vie privée, sur un lieu qui, n'en déplaise au journalistes, n'étaient pas un espace médiatique publique mais bien un lieu de vie et de lutte temporaire et autonome. Qui voudrait voire des flashs de photos lorsqu'ille se rend aux toilettes (sèches)? Ces règles sont les mêmes que celles adoptées sur la plupart des campements altermondialistes, la colère qu'elles peuvent provoquer chez les journalistes n'est que l'écho de celles de personne qui ont vu venir les opérations médiatiques de ces dernières années, des émeutes de 2005, au campement anti-Otan de strasbourg, en passant par Villier le Bel ou Tarnac et tout ce genre de moment. Dans tous les cas la présence de journalistes était inévitable, et mieux valait s'organiser plutôt que de simplement le subir.

Les faits divers
Cette tentative de division se jouera également sur certaines actions qui ne sembleront pas d'évidences attribuées à des participantEs au camp action climat aux yeux des journalistes de Presse Océan, histoire d'en dissocier les participantEs. Ainsi la première action de la semaine, où Nantes Métropole [7] a vu aux dires de la rumeur un de ses locaux aspergé de purin d'orties et d'huile de vidanges, ses murs taggé contre l'aéroport, un tract [8] distribué expliquant le lien avec la lutte, a presque été traité par Presse Océan comme un fait divers, quasi déconnecté de la lutte contre l'aéroport et peu de son sens transparaîtra dans l'article [9]. Le soir même, le tract fut lu et applaudi joyeusement par l'assemblée, comme une ouverture à la semaine d'action. La stratégie de division avait bien du mal à agir.

L'auto-réduction du supermarché de Vigneux, pendant la journée d'action du jeudi, se verra encore plus traité sur un mode de sensationnalisme et de fait divers que celle de Nantes Métropole. Cette fois encore, aucun lien n'est fait avec le camp action climat au départ, et tout juste ensuite est-il parler d' «action en marge de ». Le sens de l'action est encore plus dépolitisé, et il ne s'agit plus d'une auto-réduction mais presque d'une sorte de braquage. Beaucoup de ces « imprécisions » sont probablement dues au fait que la rédaction du journal n'avait que peu d'informations du camp action climat, n'étant pas très bien accueilliEs, et préfère relayer comme elle l'a montré par la suite les propos des autorités, préfecture ou conseil général.

Lorsque dans le camp action climat il est organisé le jeudi au moins 4 actions différentes, Presse Océan se voit bien obligé d'y accorder de la place dans ses colonnes. L'édition du vendredi est un bon exemple du positionnement du journal.
A la une, l'auto-réduction de la veille sur le mode du sensationnalisme encore (« A 50 ils pillent le supermarché »), suivie d'une double page, l'une dans la rubrique « politique » relatant les actions de la brigade des clowns et de la vélorution le même jour, l'autre rubrique « fait divers » à propos de l'auto-réduction. Alors que le matin même sur le camp, les participantEs avaient pu découvrir le « butin » de l'auto-réduction avec banderole et tracts [10] expliquant l'action, et que la plupart se sont largement et joyeusement servies dedans, dans le journal, les seules paroles que l'on peut lire sont celles de la préfecture, du procureur et du gérant du magasin, résultat de la coupure avec les participantEs au camp action climat, mais aussi choix éditorial cohérent au vu du reste de la semaine. Pour les participantEs du camp déjà l'action faisait clairement partie de celles lancées à partir du camp action climat.

Dans le camp...
Le choix est clair en tout cas sur les intentions de Presse Océan, la désinformation évidente pour beaucoup, le parti pris ne laisse plus de doute à personne. Sur le camp, le positionnement n'est déjà pas simple par rapport à cette auto-réduction. Les méthodes employées questionnent, mais les débats tournent aussi parfois autour de l'auto-réduction qui a eu lieu à Toulouse où un participant perdit un oeil à coup de flash-ball, des caméra sur le parking et dans le supermarché (qui serviront largement à la propagande médiatique sur la chaîne locale de France 3 et seront reprises à la une de Presse Océan), et sur le fait que toutes les personnes qui se sont rendues à ce supermarché dans le semaine ont clairement vu cette voiture garée sur le parking avec à bord 3 personnes à l'air louche de vigiles.

Ce gérant si honnête et intègre, lui qui clame partout avoir voulu discuter, tel que présenté par le journal, avait donc prévu que le camp pouvait lui apporter quelques soucis (de fait une rumeur traînait sur le camp depuis un moment) et mis en place de quoi l'accueillir. Une auto-réduction sur le mode de la négociation n'avait probablement que peu de chances de réussir.
Dans l'ensemble, les participantEs du camp ne sont pas vraiment tombés dans cette volonté de diviser. Même si des critiques ont été émise, pour autant la cohésion a continuer, comme le long de la semaine, dans une ambiance qui a toujours été plutôt sereine. La présentation biaisée de cette action a finalement plus été matière a exacerbé les débats (sur le mode d'action les médias, la pertinence de certaines stratégies de luttes), aidé à en définir les termes, qu'à provoquer des véritables scissions. Il était de toute façon admis que le mode d'organisation des actions de la semaine sur le camp action climat se ferait par groupes affinitaires, et de fait du point de vue nombre d'action le camp climat est une réussite. On peut dire aussi que le respect de la diversité des tactiques, nécessaire entre les groupes dans ce genre d'organisation, fut maintenu.

L'organe de pub
On pourrait s'arrêter là, ou tourner 2 pages de cette édition du vendredi, pour découvrir une double page à l'air de publicité commandée directement par le conseil général de Loire Atlantique. Axé sur les « travailleurs écolos » employé à la sensibilisation du public sur l'environnement, autrement dit les saisonniers (comme le dit l'une des personnes interviewées « c'est juste un boulot d'été sympa. »), on peut lire dans la titraille « Le conseil général investit pour la nature [...] ». Façon de se rattraper quand on est l'un des promoteurs du prochain aéroport, bel exemple du relais des autorités que peut être le journal Presse Océan, par cet enchaînement subtil d'articles et de pages. C'est dans la droite lignée de la communication du conseil général ces derniers mois et des 830 hectares de nature qu'il prétend « offrir », peu par rapport au nombre d'hectares qu'il entend bétonné avec son projet d'aéroport.

Une citation se démarque sur la première page « surveillance, dissuasion, sensibilisation à l'environnement », des mots que l'on pourrait coller à une opération militaire, peut-être pour montrer sa détermination sans faille, mais finalement l'écologisme comme vecteur d'encore plus de surveillance de la population. Cette double page à elle seule pourrait valoir une petite analyse.
Certes Presse Océan n'est pas le seul média à traité de cette action sur ce mode, mais l'article du samedi (« Le visage des encagoulés ») montre bien à quel point Presse Océan est le média privilégié de la communication officielle. Après tout, n'est-il pas « Le journal de Nantes Métropole » selon ses propres mots?

Préfet Océan
Le samedi suivant, c'est l'apothéose de la stratégie de communication de Presse Océan sur le camp climat et la lutte de l'aéroport. L'article entier semble quasiment écrit par la préfecture et le ministère le l'intérieur [11], usant de la même vieille technique pointant du doigt une mouvance pour mieux diviser. Cette fois le lien entre l'action et le camp climat ou la lutte contre l'aéroport ne semble plus faire de doute pour les autorités, et on sort l'artillerie lourde. S'agit-il d'une préparation du terrain par la préfecture? .

Pourtant même l'auteur avoue dès le début ne pas trop savoir de quoi il parle: la première phrase explique que personne ne se revendique de cette mouvance, montrant bien la construction médiatique et judiciaire qui l'entoure.
Pour autant certaines composantes de l'opposition à l'aéroport sont clairement dénoncées dans l'article, avec le même discours de l'ennemi intérieur dont les médias nous ont arrosé ces derniers temps, et se retrouve de fait associée avec tout ce délire médiatique. On est bien loin d'un article d'information sur l'action du supermarché de Vigneux. Personne n'a été arrêté, aucun coupable trouvé, et rien ne permet de dire que cette action ait quoique ce soit à voire avec une prétendue « mouvance anarcho-autonome », encore moins avec tous les réseaux ou personnes qui peuvent être évoquées.
L'article est en tout cas accusateur et sans doute il s'agit bien d'une tentative de diabolisation, fondée sur du vide (ou du trop plein médiaco-judiciaire), en espérant provoquer des divisions au sein du camp action climat et de la lutte contre l'aéroport. Cette stratégie n'est pas nouvelle, on pourrait situer la provenance directement de Paris.
L'article reste quand même plein d'imprécisions volontaires ou pas, ainsi les Red Skins seront sans doute ravi d'apprendre leur appartenance à cette mouvance. C'est aussi là que cette tentative échoue, étant donné l'amalgame fait entre tout le monde et n'importe qui, la façon dont tout le monde, sur le camp action climat, est mis dans le même panier et peut se retrouver dans l'article.
Cependant, cet article ne concerne pas que les participantEs au camp action climat, il s'agit bien aussi de créer dans l'esprit de la population nantaise une dissociation entre les personnes visées, et le camp climat et la lutte contre l'aéroport. Si ces personnes venaient à compromettre le futur projet d'aéroport, le terrain serait tout près dans les médias pour justifier une répression.

Cela dit, autant la cohésion semble rester de mise sur le camp, autant les relations se tendent un peu plus avec la semaine de résistance, qui finit par faire visiter le terrain du camp climat à des policiers en civil. Ceux-ci avaient déjà de toute façon plusieurs fois été vu sur le camp, personne ne doutait de leur présence, et au cas où les participantEs au camp climat l'oubliait, l'hélicoptère de gendarmerie survolant le camp parfois 2 fois par jour, parfois au rase motte, était là pour leur rappeler. Les contrôles routiers incessants aussi.

Le militantisme pour les autorités
Comme le dit si bien le procureur adjoint Yvan Auriel [12] « On est plus du tout dans le militantisme mais bien dans des faits caractérisés d'agression ». Cette seule phrase est une perle, tant elle montre que finalement ce qui valide ou non qu'une action soit officiellement politique, c'est son rapport au loi et à la justice. Autrement il s'agit d'un fait divers.
Ici c'est un représentant des autorités, contre qui cette lutte a lieu, qui se permet de définir ce qu'est le militantisme et ce qu'il n'est pas.
C'est quelque part ici aussi, dans cette phrase, ce qui se joue un peu dans le débat violence/non-violence qui agite les milieux en lutte à chaque fois qu'une action assume une part de rapport de force et des précautions nécessaires (masques contre les caméras et les zélés délateurs, fusée contre les porteurs de flash-ball,...). Derrière ce débat se cache le rapport à la répression/justice et la recherche de la reconnaissance des autorités, qui sont pourtant à des moments les adversaires de certaines de ces luttes, et n'ont donc que peu d'intérêt à le faire.
Ce choix stratégique dans la mise en place du rapport de force dans une lutte, autour finalement de la question de la légalité, impulsé par quelques composantes des luttes de façon plus ou moins conscientes en axant le débat sur des oppositions (binaire) de violence/non-violence, devrait pourtant être questionnable et ouvert quand on voit qu'en même temps ces mêmes autorités ont augmentées le degrés de judiciarisation et de répression en cette aire troublée du capitalisme.
Il ne faut pas non plus oublié qu'il a toujours été dans les stratégie d'un État, et surtout français [13], d'utiliser quand il rencontre trop d'opposition à son goût, des techniques de ce genre. Isoler les parties qu'il juge les plus menaçantes, les criminaliser et tenter de diviser des mouvements autour de débats stériles dont il pose lui-même les termes par l'entremise des médias. Les mouvements qui ont réussi à faire reculer leurs opposants sont ceux qui se sont souvenues que leur ennemi n' était pas la personne qui luttait avec se envies et ses stratégies à ses côtés, mais celui qui voulait les diviser. Que l'important était l'objectif commun, et qu'un mouvement large et fort verra toujours coexister un ensemble de pratiques différentes, c'est bien aussi ce qui fait sa force, mais sans une réelle solidarité entre les composantes d'un lutte, cette force n'est que du vent.

[1] Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Presse-Oc%C3%A9an
[2] Presse Océan, édition du 29 Juillet 2009
[3] Idem, voire http://www.presseocean.fr/actu/notre-dame-des-landes_de...u.Htm
[4] http://www.dailymotion.com/user/presseocean/video/xa0x6..._news
[5] Le camp climat et la semaine de résistance sont 2 organisations et espaces séparées pendant la semaine de lutte contre l'aéroport, née de la volonté du camp climat d'être un collectif d'individuEs. Les organisations et les partis souhaitant apparaître fortement, elles ont préféré quitter l'organisation du camp climat et organiser à côté une « semaine de résistance ».
[6] Président socialiste du conseil général de Loire Atlantique, partie prenante du projet d'aéroport.
[7] Communauté Urbaine de Nantes, un des autres porteurs du projet d'aéroport.
[8] Malheureusement aucune version en ligne de ce tract ne semble exister.
[9] Presse Océan, édition du mardi 04 août 2009.
[10] https://nantes.indymedia.org/article/17951
[11] Presse Océan, « le visage des encagoulés », édition du samedi 08 août 2009.
[12] Presse Océan, édition du vendredi 07 août 2009.
[13] Grand théoricien et utilisateur des stratégies de contre-insurrection.

Commentaire(s)

> beau travail

magnifique texte tres bien écrit et ayant un seul but : nous faire avaler que le pillage du super U était une action militante.

j'attends avec impatience le même type de texte pour nous expliquer que chacun est libre du choix de sa tactique et que ce qui compte c'est l'ennemi commun, quand certains en passeront à l'huile de ricin et à la bastonnade .......

j'aimerai connaître les limites que se fixe ce prosateur, s'il s'en fixe .....

vraiment , félicitation à l'écrivainE

un petit dicton archaïque pour finir :

" Si tu utilises les armes de ton ennemi, c'est que tu ne vaux pas mieux que lui. "

PS : pas besoin des articles sur le camp climat pour savoir que la presse quotidien a été de tout temps une presse aux ordres .

> Sacré Ploumploum

Cher Ploumploum,

Je suis Jean-Pascal Hamida, journaliste rédacteur à Presse Océan et j'ai le plaisir de t'inviter à ma remise de légion d'honneur qui aura lieu le jour de l'inauguration de l'aéroport Notre-Dame des Landes en l'an 15 après le camp action climat. Le Préfet, les présidents des Conseils généraux, régionaux, de Nantes métropole, les chefs d'entreprises les plus polluantes… tiendront évidemmment la médaille d'une main, et le gros chèque de l'autre.

Ne le prend pas mal, je plaisante ! C'est d'avoir passé une journée et écrit une page sur l'armée des clowns du camp climat qui me met d'humeur guillerette. Au fait ! dans ton texte, tu oublies d'évoquer les deux pages sur les clowns ! C'est ballot !

Je ne vois rien d'autre à répondre à ton manifeste qui a le mérite d'en apprendre plus à ses lecteurs sur ta construction mentale : théorie du complot à l'instar de tous les facistes ; que sur le fonctionnement de la presse locale.

Plus sérieusement j'ai une pensée particulière pour quelques copains journalistes, arabes et kabyles, égorgés en Algérie par les lames de militants religieux, politiques anarchistes… tous manipulés par le pouvoir.

Ce dont tu peux être certain Plouploum, c'est que je ne laisserais jamais les fachos : chemises brunes ou chemises vertes, drapeaux blancs, noirs ou rouges… prendre le pouvoir sans lever le petit doigt ; Presse Océan, Ouest France, Libération, Le Monde, Le Figaro… je ne sais pas, mais moi non !

Jean-Pascal Hamida

PS : " C'est fou cette année ce qu'il y a comme gens courageux qui oublient de signer "

> à propos d'autoréductions

Autoréductions à Toulouse, Grenoble, Lille, Paris, Nantes, Caen, Rennes

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4347

Les autoréductions, une pratique de lutte en pleine croissance ?

http://www.collectif-rto.org/spip.php?article734

> Sacré J-P H

Ah ah ah!

La référence aux confrères journalistes menacés et torturés me fait rire (enfin pas trop longtemps - une pensée sincère pour eux...).

Mon cher J-P H, n'as tu rien d'autre comme argument intermédiaire pour justifier tes écrits et ta pratique de journaliste ainsi que du groupe de presse pour lequel tu travailles?

Parce que là je déduis de ton commentaire et de tes écrits une construction mentale simple : fierté, condescendance et mauvaise fois....

ahahah, sans déconner, réponds quand tu veux sur indy: j'ai hâte de te lire!!!

que c'est bon de rire parfois!!

Et merci à Ploumploum que je salue pour son travail, et sa hauteur de vue sur le traitement de la PQR.

Très précieux....

> sacré journaleux

C'est vrai qu'à part moqueries et insultes, il a bien peu à dire sur l'article en lui-même. Sa réponse sur la couverture de l'action des clowns est même pas valide, puisque c'est évoqué un moment dans le texte, pour le mettre en lumière avec le traitement d'autres actions. Tout comme le pouvoir (ou avec), les journalistes se permettent de dire ce qui est une action politique et ce qui est un fait divers, c'est plus comme ça que je le comprends...

En attendant c'est sûr qu'il y a peu de chose sur comment se fait cette collusion entre média et pouvoir, mais ça on peut le trouver ailleurs, dans les écrits de Chomsky, les documentaires de Pierre Carles ou le travail d'acrimed, PLPL, CQFD, etc

De toute façon c'est bien la manie des journalistes de crier au fascistes dès qu'il n'ont pas en face des personnes serviles qui les laisse faire leur "travail" comme il l'entende. Comme grille de lecture anti-fasciste, c'est léger, non?

> en parallèle...

"Si elles attirent, ces caméras exaspèrent aussi. Un homme, très remonté, viendra dire tout le bien qu'il pense des journalistes. Il se dit proche de la famille de la victime, et estime que les télévisions ne font que relayer le point de vue de la police. Un peu plus tard, il viendra appuyer son propos d'un redoutable coup de pied contre la caméra de BFM TV, qui elle-même est tombée sur le journaliste. Bilan: le nez du journaliste en sang, et une caméra à terre." (1)

On dirait qu'il y a pas qu'au camp climat qu'une certaine méfiance envers les journalistes est répandue... L'accueil a été moins bourrin (même si ça a du démanger des personnes tellement des fois les accueillir était relou), mais au moins à Bagnolet on parle pas de Corée du Nord. Problème de méthode? C'est bon à retenir...

(1) Libération: http://www.liberation.fr/societe/0101584517-poursuivi-p...nolet

> Ville de Nantes: Opération Presse Océan

En fouinant, on trouve des articles publicitaires de la ville de Nantes assez éclairant, quand on lit entre les lignes. Notons qu'on retrouve les même associés à peu près que pour le projet d'aéroport... Mais non les liens entre presse et pouvoir n'est qu'un mythe voyons!

"Urbanisme Habitat

Centre ville

Habitat - Opération Presse-Océan

Un projet au service du centre ville

La Ville de Nantes poursuit depuis plusieurs années l’objectif d’un renforcement de l’attractivité commerciale du centre ville par la création d’une offre supplémentaire de surfaces à destination d’enseignes attractives, génératrices de clientèles et de flux piétonniers nouveaux.

Le projet d’évolution des locaux de Presse Océan qui jouxtent le passage Pommeraye s’inscrit dans la continuité des initiatives mises en œuvre sur l’axe Commerce/Boileau/Bretagne, qui ont vu l’implantation de la FNAC sur la place du Commerce et l’aménagement des espaces piétonniers des secteurs Boileau et Bretagne et plus récemment de la place Royale.

Au cœur de cet axe, la galerie commerciale du Passage Pommeraye, site emblématique du patrimoine nantais, jouit d’une position stratégique. Outre la rénovation de ses locaux pour une mixité de logements et de bureaux, l’opération Presse Océan offre l’opportunité exceptionnelle d’un développement de la célèbre galerie sur son aile intérieure, qui recèle à son niveau inférieur des vestiges d’un manoir du XVe siècle.

Il s’agit pour la Ville de Nantes d’un développement d’ensemble, qu’elle avait anticipée en se portant acquéreur de la galerie Moyon Avenard et qu’elle confirmera en engageant en partenariat avec la copropriété une restauration de ce site remarquable à la hauteur de son classement historique qui ne pourra se réaliser qu’en mobilisant des fonds publics des Collectivités Territoriales et de l’Etat.

Le projet du passage Pommeraye s’inscrit dans la dynamique programmée par la Ville de Nantes et de Nantes Métropole et de ses partenaires à savoir la Chambre de Commerce et d’Industrie de Nantes et les associations de commerçants dont la plus importante en centre ville : l’association Plein Centre. L’objectif est de promouvoir un centre ville, un cœur d’agglomération accessible à tous, fonctionnel pour ceux qui y travaillent, plaisant pour s’y promener, animé tant commercialement que culturellement et agréable à vivre pour qui a choisi d’y habiter."

http://www.nantes.fr/urbanisme-habitat/projets-urbains/....html

> toujours pareil

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/..._3078

Quand pierre bourdieu (pas spécialement un anar) a sorti ses ouvrages/articles sur les journalistes (ou son livre sur la télévision) certain-e-s journalistes ont hurlé à l'entrave à la liberté de la presse, au fascisme, à la théorie du complot

Cette figure stylistique habituelle qu'est devenue "la théorie du complot" pour les journalistes (- illes la dénoncent et illes s'en servent - attaque et défense -)et à double tranchant, à double usage mais ne dit rien !

> Pour toi JP...

... et pour tous les autres qui utilisent le terme "fasciste" en fonction de leurs intérêts propres...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fascisme

> la police vous parle tous les matins dans presse océan et ouest france......et le soir a la télé .t

j ai laissé un pouvoir réactionnaire, xénophobe,homophobe mélant un libéralisme d apparat,recyclant d authentiques fascistes ayant fait leur jeunesse a occident se mettre en place "sans lever le petit doigt"

Je suis le chantre de la liberté d expression quand l expression n est que spectacle et brouha (pas mal le coup des anarchistes égorgeurs en algérie je réecris l histoire,c est une petite compensation a mon taf de journaflic)

j ai du écrire beaucoup d articles sur le génocide du rwanda ou l Etat francais est impliqué,ainsi que la politique neo colonialiste de ma patrie en afrique notamment (que des chercheurs nomment la francafrique)

J ai du aussi ecrire beaucoup d articles sur cette droite néo conservatrice;

réactionaire homophobe sexiste anti ivg ,opposée aux droits de femmes,qui est installée aux manettes d une république qu elle execre en privé,

Non! choqué par des actions que je ne comprend pas car non balisées ou habituelles je vais demander des infos a mes copains les flics et sortir les épouvantails en vigueur:l ultra gauche hante nantes la culturelle!,par des racourcis j indique l emplacement de maisons occupées ,disons squatt ca fait deja un peu plus fremir par des a peu pres j aide a cerner un public ,en sachant minable que je suis que cela aide les services réformés des rensignements généraux a se montrer efficaces et indispensable dans les dispositifs de controle,je suis un peu leur service apres vente.

Un crachat lancé sur mon visage est inutile je n existe pas!

jean pascal hamida