Aprés Nimes Besson persiste et signe à Rennes

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Ses proies lui ayant échappé à Nîmes, le ministre de la chasse à l’enfant s’acharne à Rennes


Ses proies lui ayant échappé à Nîmes, le ministre de la chasse à l’enfant s’acharne à Rennes

La cour d’appel du Juge des libertés et de la détention de Nîmes a donc décidé de libérer Arsen (4 mois depuis le 2 mai passé en détention), son frère de 8 ans et ses parents abusivement placés en prison administrative pour étrangers. Ils avaient été arrêtés à l’aube le 30 avril et transportés à plusieurs centaines de kilomètres de leur domicile sans être prévenus et sans avoir pu préparer leurs affaires a tranché le tribunal mais c’est le fait qu’un ministre, un responsable politique national, justifie et revendique peut-être comme un titre de gloire la maltraitance d’enfants, voire de nourrissons. Le travail que M. Besson demande aux policiers est indigne, on espère que leurs syndicats, défenseurs de leurs intérêts moraux (un policier est un être humain avant d’être un flic), le lui feront savoir.

Mise en échec à Nîmes, la chasse à l’enfant s’est poursuivie tout le week-end à Rennes où deux femmes Daghestanaises devaient être renvoyées en Pologne pour être ensuite réexpédiées dans un pays où elles sont menacées par des fondamentalistes.

La police a multiplié les fausses informations pour tenter de kidnapper paisiblement les deux mères et leurs enfants, deux jumeaux de 14 ans et une fillette de 8 ans. Elle a ainsi d’abord annoncé que les familles seraient conduites à Roissy dimanche soir, puis soudain que le départ était avancé au samedi. Résultat une centaine de personnes, dont des élus, ont passé la nuit devant la prison pour étrangers.

Rien ne s’est passé, sans que l’on sache si les policiers avaient renoncé à cause du monde ou s’il s’agissait d’une grosse ruse, façon police secrète. Hier dimanche, la police disait qu’ils seraient extraits vers 2 heures du matin pour être mis sur un vol à 9h35. Mais à 21h30, les policiers passaient à l’action, tentant d’embarquer les enfants dont on devine l’état et les deux femmes en pleurs mais très déterminées. Elles ont finalement réussi à refuser d’être extraites de leur cellule. Il a été un moment question qu’elles soient placées en garde à vue tandis que les enfants seraient confiés à l’ASE. La centaine de personnes qui, pour la seconde nuit consécutive, s’étaient massées devant le CRA les en ont peut-être dissuadés.

Selon les assurances qu’auraient donné des policiers au député PS Marcel Rogemont venu sur place, il n’y aurait pas de nouvelle tentative d’expulsion avant le prochain passage des deux femmes devant le JLD, le 8 mai. Mais on peut se demander ce que valent les engagements de la police dirigée par M. Besson…

En tout état de cause, même si les enfants et leurs mères devaient être libérés le 8 mai, ce qui n’est bien sûr pas acquis, il n’empêche qu’ils auraient fait 17 jours de prison pour la seule satisfaction du chasseur d’enfants.

Les arrestations, la rétention, les menaces, la terreur vécue par leurs parents, sont des dommages dont les enfants, quelque soit leur âge, garderont les séquelles à vie. Le ministre chasseur d’enfants en porte toute la responsabilité. Fait-il le calcul de consolider par cette brutalité les voix acquises à l’extrême droite ?

Resf