La Diplomatie française au Rwanda : 17/21

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Un devoir particulièrement réussi * Continuez, vos efforts portent leurs fruits.

Le 12 avril 2009, le collectif Génocide Made In France adresse donc une lettre ouverte à Jean Michel Marlaud, actuellement ambassadeur de France à Bogota (Colombie), pour lui poser quelques questions sur ses agissements entre le 7 et le 12 avril 1994.
Cette lettre est doublée d'une lettre d'information que nous adressons à l'ensemble de ses collaborateurs. Les deux courriers sont également adressés à nos Ministres Bernard Kouchner (Affaires étrangères), Rachida Dati (Justice), Hervé Morin (Défense), ainsi qu'à Rama Yade (secrétariat aux Droits de l'homme), Bruno Joubert (responsable de la cellule Afrique de l'Élysée), et Jean-David Levitte (président du Conseil national de sécurité), au président de la République française Nicolas Sarkozy, à Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'Onu et Charles Michael Dennis Byron, président du TPIR. L'ensemble de la presse hexagonale et internationale est également jointe à cette démarche.
Communiqué de Presse du 21 avril 2009

La Diplomatie française au Rwanda : 17/21
Un devoir particulièrement réussi * Continuez, vos efforts portent leurs fruits.

Lettre ouverte à Jean Michel Marlaud
Ambassadeur de France au Rwanda entre 1993 et 1994

Dimanche 12 Avril 2009, le collectif Génocide Made In France adresse une lettre ouverte à Jean Michel Marlaud, ambassadeur de France au Rwanda entre 1993 et 1994.

Il y a quinze ans, s'achevait l'opération Amaryllis.
Grâce à cette opération, les archives de l'ambassade de France à Kigali ont été détruites et le coup d'Etat qui mis au pouvoir le Gouvernement Intérimaire Rwandais (GIR, dont 17 ministres sur 21 ont été accusés de génocide devant le TPIR !) réussi grâce au talent et au sang froid de notre ambassadeur Jean Michel Marlaud, qui le constitua avec le colonel Bagosora le 8 avril à l'ambassade de France.
C'est également à l'ambassade de France que des personnages centraux du Hutu Power (mouvement ouvertement partisan de l'extermination des tutsi), ont pu être regroupés avant d'être évacués par les militaires français avec Agathe Habyarimana (1) et les ressortissants européens.
C'est aussi l'ambassade de France qui a abandonné aux tueurs ses employés rwandais tutsi, ainsi que ceux de la mission de coopération et du centre culturel français.

Du bon boulot en somme. La tête haute et les mains propres, tous ces menus
détails réglés, nous levons le camp, laissons place nette aux massacres.

Le 12 avril 2009, le collectif Génocide Made In France adresse donc une lettre ouverte à Jean Michel Marlaud, actuellement ambassadeur de France à Bogota (Colombie), pour lui poser quelques questions sur ses agissements entre le 7 et le 12 avril 1994.
Cette lettre est doublée d'une lettre d'information que nous adressons à l'ensemble de ses collaborateurs. Les deux courriers sont également adressés à nos Ministres Bernard Kouchner (Affaires étrangères), Rachida Dati (Justice), Hervé Morin (Défense), ainsi qu'à Rama Yade (secrétariat aux Droits de l'homme), Bruno Joubert (responsable de la cellule Afrique de l'Élysée), et Jean-David Levitte (président du Conseil national de sécurité), au président de la République française Nicolas Sarkozy, à Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'Onu et Charles Michael Dennis Byron, président du TPIR. L'ensemble de la presse hexagonale et internationale est également jointe à cette démarche.

En attendant leurs réponses, visionnez d'ores et déjà notre documentaire de 15 minutes sur la question de l'implication de nos hauts fonctionnaires dans ce génocide et ne manquez pas de consulter les sources vers lesquelles il renvoie à la fin, également accessibles via la rubrique « documents » de notre site : www.génocidemadeinfrance.com.

* propos tenus par J.M. Marlaud au sujet de l'évacuation de l'ambassade, lors de son audition par la Mission d'Information Parlementaire en 1998, p 287 du Rapport de la MIP consultable via :

(1) Agathe Habyarimana (veuve du président et dont la famille est au cour du dispositif génocidaire), Ferdinand Nahimana (fondateur de la Radio Télévision Libre des Mille Collines-RTLM organe de propagande appelant à l'extermination des tutsi), Protais Zigiranyirazo (considéré par le Comité International des Droits de l'Homme comme l'un des chefs du Réseau zéro), Augustin Ngirabatawar (ministre du Plan, soupçonné d'être un haut responsable du journal Kangura, autre organe de propagande appelant à l'extermination des tutsi), Hasan Ngeze (rédacteur en chef de Kangura, non évacué car absent à l'appel), la famille de Félicien Kabuga (président du conseil d'administration de la RTLM, également surnommé le financier du génocide), Nsanzimana Sylvestre et sa famille (ancien Premier ministre, membre du MNRD) ...

Contacts presse

Sur le fond : Jacques Morel (06 84 56 04 60)

Jacques Morel est ingénieur au CNRS, il a commencé à réaliser combien son pays était engagé dans le soutien aux auteurs du génocide lors de l'opération Turquoise. Une partie de son travail sur Bisesero a été reprise par la Commission d'Enquête Citoyenne dans son rapport intitulé « L'horreur qui nous prend au visage » Il a participé à la réédition d' « Un génocide sans importance » de Jean Paul Gouteux. En collaboration avec Georges Kapler, il a écrit plusieurs articles dans la revue annuelle « La nuit Rwandaise»
Il a été entendu par la commission Mucyo le 12 juillet 2007

Sur la forme : Valérie Marinho de Moura (06 61 10 27 60), membre du collectif
Génocide made in France http://www.genocidemadeinfrance.com

Lettre ouverte à Jean-Michel Marlaud

12 avril 2009
contact@genocidemadeinfrance.com
Paris

Monsieur,

En qualité de citoyens français, et au nom du mandat que nos élus vous ont confié pour nous représenter à l'étranger, un certain nombre de questions nous semblent nécessiter réponse de votre part, si ce n'est par honneur, au moins par devoir.

Au sujet de l'opération Amaryllis :

-Quels sont les documents qui ont été détruits à l'ambassade de France au cours de l'opération Amaryllis ?
-Pourquoi ont-ils été détruits ?
-Etait-ce une initiative personnelle ou bien l'exécution d'un ordre (auquel cas, veuillez nous préciser qui vous l'a donné et sous quel mobile) ?
-Avant l'attentat du 6 avril 1994, quels étaient vos liens avec les futurs membres du Gouvernement Intérimaire Rwandais (1) ?
-Pourquoi avez vous consenti à recevoir à l'ambassade et contribué à y constituer ce « Gouvernement Intérimaire Rwandais »(GIR) qui, non seulement était issu du coup d'Etat que vous ne pouviez ignorer, mais était aussi exclusivement composé de membres des mouvances MNRD et Hutu Power les plus ouvertement extrémistes, rassemblées autour du projet annoncé d'exterminer les tutsi ?
-Comment avez vous pu déclarer lors de votre audition par la mission d'information parlementaire que le GIR, formé le 8 avril au soir, était conforme aux accords de paix d'Arusha ?
-Pourquoi n'avez vous pas proposé à Agathe Uwinlingiyimana de s'abriter dans votre ambassade distante d'à peine 300 mètres ?
-Pourquoi n'avez vous pas demandé aux coopérants militaires français de dire aux militaires rwandais de cesser de tirer sur les Casques-bleus avec des auto-mitrailleuses françaises ?
-Quels étaient vos rapports avec le mercenaire Paul Barril ? Saviez vous qu'il était présent au moment de l'attentat et qu'il vous relaierait à
l'ambassade de France dès votre départ le 12 avril ?
-Qui a décidé de ne pas évacuer Boniface Ngulinzira, ancien ministre des Affaires étrangères et négociateur des accords de paix, de l'Ecole Technique Officielle Dom Bosco à Kicukiro, où a eu lieu le massacre du 11 avril 1994 ?
-Qui a dressé la liste des ressortissants rwandais qui ont été évacués au cours de l'opération Amaryllis dont la mission officielle était d'évacuer au plus vite tous les ressortissants français et non « (.) pas les rwandais », selon les propos que votre épouse à tenu aux familles qui la suppliaient (2) ?
-Comme en témoignent Pierre Gakumba et Joseph Ngarambe, si c'est bien le ministre de la Santé du Gouvernement Intérimaire Rwandais, Casimir Bizimungu, qui a constitué cette liste, comment se fait-il qu'une tâche de cette nature ait pu être confiée à un si notoire partisan de l'extermination des Tutsi ?
- Ne vous a-t-il pas au moins paru étrange que la quasi totalité des rwandais dont vous supervisiez l'évacuation, soient les responsables politiques les plus engagés dans la propagande visant à l'extermination des tutsi au moment même où celle-ci prenait corps (3) ?
- N'avez-vous pas eu de peine à faire acte de non assistance à personne en danger, lorsque vous abandonnâtes aux tueurs, vos collaborateurs tutsi qui composaient le personnel de l'ambassade, de la mission de coopération et du centre culturel français ?
- Comment vont votre femme et votre chien ? Se sont ils jamais remis des horreurs auxquelles ils assistèrent avant leur rapatriement vers la France ?
- Et vous-même ? Evoquez vous souvent auprès de vos collaborateurs ou amis, cette période extra ordinaire de votre brillante carrière ?
- Quelles leçons en tirez vous ?
- Pourquoi n'avez vous pas émis un seul regret lors de votre audition par la mission d'information parlementaire de 1998, présidée par Paul Quilès ?
- Enfin, comment se fait-il que vous ne soyez toujours pas derrière les barreaux, ni même seulement convoqué, ou entendu par un tribunal, ne serait ce qu'en qualité de témoin, sur le rôle que vous avez joué au nom de notre pays, au Rwanda entre 1990 et 1994 ?
- Pensez-vous que le Rapport de la Commission Mucyo puisse contribuer à réparer cet oubli ?
- Si, comme il en a évoqué la possibilité, le Rwanda émettait un mandat d'arrêt international à votre encontre, vous constitueriez vous prisonnier auprès d' Interpol ?

D'autre part, sachez que nous avons simultanément adressé à l'ensemble des personnes composant le personnel de l'ambassade de France et du centre culturel français de Bogota, un courrier les informant de ce formidable épisode de votre carrière. L'ensemble de cette correspondance est également adressée à l'ensemble de vos collaborateurs, ainsi qu'à Bernard Kouchner, Rachida Dati, Hervé Morin et Rama Yade, respectivement ministres des affaires étrangères, de la Justice, de la Défense et secrétaire d'État chargée des droits de l'Homme, ainsi qu'à Bruno Joubert, responsable de la cellule Afrique de l'Élysée, et Jean-David Levitte président du Conseil national de sécurité. Sans oublier le président de la République française Nicolas Sarkozy, Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'Onu et Charles Michael Dennis Byron, président du TPIR et l'ensemble de la presse hexagonale et internationale. Si ce dont nous vous accusons publiquement est faux, il serait légitime et
cohérent que vous portiez plainte pour diffamation. Si vous vous absteniez de le faire, votre inaction juridique revêtirait à nos yeux la valeur d'un aveu que nous espérerions pouvoir être utile au travail que la justice ne manquera pas de faire, tôt ou tard, sur le rôle joué par nos responsables politiques et militaires de l'époque, dans la préparation et l'accomplissement du génocide.

Dans cette attente, nous vous prions de croire, Monsieur, qu'il nous est tout à fait pénible de continuer à vous appeler monsieur face à l'incommensurable et ignoble nature des actes et des conséquences dont nous souhaitons que vous ayez à répondre de votre vivant face à un tribunal indépendant.
En hommage aux victimes de ce génocide et au nom des citoyens français révoltés par la politique criminelle que notre pays entrepris au Rwanda entre 1990 et 1994 et qu'elle continue de mener en toute impunité par la négation et la dissimulation des faits, mais aussi par la poursuite d'une politique tout aussi criminelle dans l'ensemble des pays d'Afrique francophone dont elle ne cesse de soutenir diplomatiquement, financièrement et militairement les dictatures, nous vous prions d'agréer, Monsieur, l'expression de notre incapacité à vous saluer.

Pour que justice soit rendue,

Le collectif Génocide made In France

(1) le colonel Bagosora, Jérôme Biçamumpaka, Faustin Munyazesa, Agnès Ntamabyaliro, Augustin Bizimana, Straton Nzabumukunzi, André Rwamakuba, Daniel Mbangura, Emmanuel Ndindabahizi, Prosper Mugiraneza, Justin Mugenzi, Augustin Ngirabatware, Casimir Bizimungu, André Ntagerura, Jea
(2) Jean de Dieu Habineza, Hyacinthe Nzengiyumva Rakifi, Gaspard Ruhumuliza, Pauline Nyiramasuhuko, Callixte Nzabonimana
(3) témoignage de Joseph Ngarambe, recueilli par la journaliste Anne Crignon et reproduit dans Le génocide franco-rwandais de Pascal Krop, Ed. J-C. Lattès, 1994 ; témoignage de Pierre Gakumba, recueilli par Colette Breakman, Rwanda: Histoire d'un génocide, Ed.Fayard, 1994. Témoignage de Vénuste Kayimahe, Rwanda : les coulisses du génocide Ed. Dagorno 2002.
(4) Parmi lesquels : Agathe Habyarimana (veuve du président), Ferdinand Nahimana (fondateur de la Radio Télévision Libre des Mille Collines-RTLM- organe de propagande appelant à l'extermination des tutsi), Protais Zigiranyirazo (considéré par le Comité International des Droits de l'Homme comme l'un des chefs des réseaux zéro), Augustin Ngirabataware (ministre du Plan, soupçonné d'être un haut responsable du journal néo nazi Kangura), Hasan Ngeze (rédacteur en chef de Kangura, non évacué car absent à l'appel) , la famille de Félicien Kabuga (président du conseil d'administration de la RTLM, également surnommé le financier du génocide), Nsanzimana Sylvestre et sa famille (ancien Premier ministre, membre du MNRD)...

Lettre ouverte aux personnes composant le personnel de l'ambassade de France à Bogota

12 avril 2009
contact@genocidemadeinfrance.com
Paris

Madame, Monsieur,

Par la présente lettre nous tenons à vous communiquer certaines informations relatives à la carrière de votre plus haut responsable hiérarchique, notre ambassadeur en Colombie, Jean Michel Marlaud. Ces informations ont pour finalité de vous avertir du danger auquel vous êtes potentiellement exposé/e/s en travaillant au service de cet homme.

Ambassadeur de France à Kigali entre 1993 et 1994, Jean-Michel Marlaud était parfaitement informé des appels à la haine et au meurtre massivement relayés par la presse et la radio. Il connaissait aussi l'existence des massacres pré génocidaires, qui ciblèrent la population tutsi, tout particulièrement entre 1990 et 1994(1). C'est donc en parfaite connaissance de cause qu'il abrita à l'ambassade de France, les organisateurs des massacres, avant de concourir à l'exfiltration vers la France de certains d'entre eux, dés le début du génocide dont furent victimes au moins un million de tutsi et d'opposants politiques hutu.

Le 8 avril 1994, c'est à l'ambassade de France, sous la houlette de l'ambassadeur Jean Michel Marlaud et celle du colonel Bagosora, que fut constitué, sur la base d'un coup d'état militaire, le Gouvernement Intérimaire Rwandais(GIR). Ce GIR est formé par, et constitué de, membres du MNRD et du Hutu Power, mouvements extrémistes partisans de l'extermination totale des tutsi et de tous ceux qui n'adhérent pas à ce projet. Le Hutu Power dirige alors la garde présidentielle (entraînée par les militaires français) qui, dés le lendemain de l'attentat du 6 avril 1994, fatal au président Habyarimana, assassine Mme le premier ministre Uwilingiyimana ainsi que plusieurs autres ministres et responsables hutu opposés au plan d'extermination et héritiers légitimes du gouvernement de transition, selon la constitution rwandaise de l'époque.

Peu après, Jean Michel Marlaud fit détruire les archives de l'ambassade de France puis, dans le cadre de l'opération Amaryllis, il organisa le retrait des ressortissants français et refusa d'évacuer le personnel tutsi de l'ambassade et des services culturels français, voués à une mort certaine imminente.

« On n'évacue pas les rwandais » répondait madame Marlaud aux familles qui la suppliaient(2). Agathe Habyarimana, épouse du défunt président, dont la famille est au cour du dispositif génocidaire, ainsi que plusieurs autres personnages centraux du Hutu Power ont pourtant été à cette occasion, évacués sur Paris et pris en charge par le gouvernement français.

Les faits qui pourraient être reprochés à Jean Michel Marlaud :

Soutien à une idéologie raciale ou ethniste qui a favorisé le génocide.
Connaissance de l'intention et de la préparation d'un génocide.
Reconnaissance du gouvernement rwandais issu du coup d'État du 7 avril 1994 (GIR) et exécutant du génocide. Non-assistance à personne en danger lors de l'opération Amaryllis en avril 1994. Évacuation vers la France de concepteurs du génocide durant l'opération Amaryllis. Connivence avec les auteurs de massacres durant l'opération Amaryllis.
Entente en vue de commettre le génocide, complicité dans le génocide, selon l'article 3 de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.
Ces informations ne sont pas exhaustives mais pourront déjà légitimement vous paraître, de part leur incommensurable et ignoble nature, « insensées », « invraisemblables », donc « calomnieuses ».
Aussi nous vous invitons à consulter les ouvrages et sites internet cités en bas de page qui, parmi de nombreux autres, pourront les confirmer et les approfondir.
D'autre part, peut être savez vous déjà que Monsieur Marlaud fait partie des trente trois personnalités politiques ou militaires françaises à être incriminées par le rapport de la commission d'enquête rwandaise, dit rapport Mucyo(3), publié le 5 août 2008, sur la base duquel les autorités rwandaises émettent l'hypothèse de recourir à des mandats d'arrêt internationaux, notre ambassadeur étant donc, tout comme ses complices, susceptible d'être prochainement poursuivi par Interpol.

Enfin nous vous informons que la lettre ci-jointe, est simultanément adressée à l'ambassadeur Jean Michel Marlaud.
D'autre part, ces courriers sont également adressés à l'ensemble des collaborateurs de l'ambassadeur, ainsi qu'à Bernard Kouchner, Rachida Dati, Hervé Morin et Rama Yade, respectivement ministres français des Affaires étrangères, de la Justice, de la Défense et secrétaire d'État chargée des droits de l'Homme, ainsi qu'à Bruno Joubert, responsable de la cellule Afrique de l'Élysée et Jean-David Levitte, président du Conseil National de Sécurité. Sans oublier le président de la République française Nicolas Sarkozy, Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'Onu, Charles Michael Dennis Byron, président du TPIR et l'ensemble de la presse hexagonale et internationale.

Après vérification de la véracité de nos accusations, nous vous invitons aussi à diffuser largement cette correspondance.
Si ce dont nous accusons l'ambassadeur est faux, il serait cohérent qu'il porte plainte pour diffamation. S'il s'abstenait de le faire, cette inaction juridique revêtirait à nos yeux la valeur d'un aveu que nous espérerions pouvoir être utile au travail que la justice ne manquera pas de faire, tôt ou tard, sur le rôle joué par nos responsables politiques et militaires de l'époque, dans la préparation et l'accomplissement du génocide.

Dans cette attente, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur, que nous compatissons au choc que ces terrifiantes révélations pourraient susciter en vous, mais vous assurons que nous pensons agir tant dans votre intérêt qu' en hommage aux victimes de ce génocide. Au nom des citoyens français révoltés par la politique criminelle que notre pays entrepris au Rwanda entre 1990 et 1994 et qu'elle continue de mener en tout impunité par la négation et la dissimulation des faits, mais aussi par la poursuite d'une politique tout aussi criminelle dans l'ensemble des pays d'Afrique francophone dont elle ne cesse de soutenir diplomatiquement, financièrement et militairement les dictatures, nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de nos sincères salutations.

Cordialement,
Le collectif Génocide Made in France

(1) De nombreux observateurs dénoncèrent à l'époque ces faits ainsi que le soutien porté au niveau économique, diplomatique et militaire par l'Etat français à la dictature ethniste de Juvenal Habyarimana. Ces alertes n'eurent ni suites ni effets (Cf notamment le rapport de la Commission Internationale d'Enquête sur les violations des droits de l'homme au Rwanda depuis le 1er octobre 1990, Fédération Internationale des Droits de l'Homme(FIDH) paru en 1993 : )
(2) Témoignage de Joseph Ngarambe, recueilli par la journaliste Anne Crignon et reproduit dans Le génocide franco-rwandais de Pascal Krop, Ed. J-C. Lattès, 1994 ; témoignage de Pierre Gakumba, recueilli par Colette Breackman, Rwanda : Histoire d'un génocide, Ed. Fayard, 1994 ; témoignage de Venuste Kayimahe, Rwanda, les coulisses du génocide, Ed. Dagorno 2002
(3) Rapport Mucyo :

Ouvrages :
"Rwanda, les coulisses du génocide", de Venuste Kayimahe (membre du centre culturel français de Kigali à l'époque des faits)
"La nuit rwandaise" de Jean Paul Gouteux
"L'horreur qui nous prend au visage : rapport de la commission d'enquete citoyenne sur le rôle joué par la France dans le génocide des Tutsi au Rwanda" Karthala 2004

Sites internet :

www.genocidemadeinfrance.com

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Pièces jointes :
- Communiqué de presse (cid:Q29tLVByZXNzZV9KTV9NYXJsYXVkLnBkZg$117680$164488@genocidemadeinfrance)
- Lettre ouverte à Jean Michel Marlaud (cid:TGV0dHJlLW91dmVydGUtYS1KTV9NYXJsYXVkLnBkZg$88891$343811@)
- Récépissé du courrier recommandé à Jean Michel Marlaud (cid:UmVjZXBpc3NlX0FSX0pNTWFybGF1ZC5qcGc$1359030$553722@genocidemadeinfrance)
- Lettre ouverte aux personnes composant le personnel de l'ambassade de France à Bogota (cid:TGV0dHJlX2F1X3BlcnNvbm5lbF9kZV9sYW1iYXNzYWRlLnBkZg$88892$398417@)

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Commentaire(s)

> Bravo

Super boulot, bravo, courage!