Bulletin pour la grève interpro

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Infos sur les mobilisations dans les entreprises.
La Gréve interpro de tous les secteurs professionnelles sera nécessaire pour gagner la bataille des Retraites. Le CSR oublie ce bulletin pour faire circuler l'info parmi les travailleurs.
BULLETIN pour la GREVE INTERPRO

A PHOTOCOPIER ET DISTRIBUER

N°6 - dimanche 18 mai 2003

Les bulletins peuvent être consultés sur [!]le lien spip suivant n'a pas ete importe correctement dans oscailt: perso.wanadoo.fr/csr [!]


L'élan de la journée historique de grève du 13 mai n'a pas été utilisé par les confédérations pour lancer la grève interpro reconductible. La GR a cependant démarré dans certaines entreprises et villes et notamment dans l'Education. La prochaine journée de mobilisation le 19 peut permettre de relancer la GR. Là où c'est déjà le cas, il est important que les grévistes envoient des délégations pour faire débrayer les autres entreprises et ainsi étendre la mobilisation. Vous trouverez dans ce bulletin des infos sur le mouvement dans l'Education mais aussi sur les autres secteurs. En documents, sont joints le communiqué des FD cheminotes, le tract de la manif interpro du 93, une lettre du SDEN-CGT à la Confédération, l'Appel à une rencontre pour lutter contre les licenciements et la précarité et le tract du CSR pour finir.


(GR = Grève Reconductible)


Présentation du bulletin
Depuis maintenant un mois et demi des salariés de l'éducation Nationale se sont engagés dans une grève reconductible afin de s'opposer à la décentralisation, aux licenciements de précaires et à la casse des retraites. Très rapidement les grévistes se sont dits favorables à un mouvement d'ensemble public-privé.
Cet appel faisait écho à celui porté par le collectifs des entreprises en lutte (Daewoo, ACT, Alstom,…) qui avait organisé une manifestation nationale à Paris le 21 mars pour la défense de l'emploi et de la protection sociale.
Alors que des dizaines de milliers de travailleurs sont déjà entrés en lutte dans ces secteurs mais aussi ailleurs, leur appel ne reçoit que peu d'écho de la part des directions syndicales. Les conditions dans lesquelles se préparent la grève du 13 mai sont préoccupantes puisque le mot d'ordre de grève reconductible est encore très minoritaire dans la bouche de nos dirigeants confédéraux.
Alors que les secteurs déjà en lutte devraient être appuyés afin de préparer une extension interprofessionnelle, peu de soutien leur est apporté. Les militants de notre courant ont déjà interpellés leurs dirigeants respectifs afin de demander à ce qu'une campagne de soutien soit immédiatement apporté, ne serait qu'en faisant savoir par tract ou par bulletin l'importance de ces luttes. Globalement nos demandes n'ont pas trouvé d'aboutissement.

Notre Courant n'a jamais souhaité de substituer aux confédérations mais au contraire pallier à leurs faiblesses (il est vrai nombreuses à l'heure actuelle). C'est ce que nous faisons aujourd'hui en proposant la réalisation d'un bulletin de grève national, quotidien et interprofessionnel. Jusqu'à ce que les confédérations se chargent de coordonner réellement les luttes en cours ou jusqu'à la création d'un comité national de grève, le CSR produira donc ce bulletin. C'est en effet la fonction du syndicalisme que de coordonner les luttes.

Nous proposons à tous les syndicats, les sections, les AG et les militants investis dans la lutte, quelques soit leur secteur et leur appartenance syndicale, de nous faire parvenir des informations sur l'état de la mobilisation et sur les initiatives locales ou de branche professionnelle. Nous recevrons ces informations par mail jusqu'à 22 heures pour les synthétiser et les produire sous la forme d'un bulletin de grève à 23 heures. Celui ci pourra être diffusé le matin dans les AG ou servir à enrichir les débats dans les entreprises.
Il est nécessaire que tous les grévistes ( ou les futurs grévistes) puissent s'approprier ces informations et les reprendre à leur gré. Elle ne sont pas la possession du CSR. Il en est de même pour le contenu de nos tracts qui peuvent être repris en intégralité, en partie, voire même transformé si des syndicats ou des militants désirent les utiliser localement comme matériel de propagande en vue de la généralisation de la grève.

Vous pouvez consulter les bulletins quotidiens de grève sur notre site (http://perso.wanadoo.fr/csr). Nous pouvons également vous le faire parvenir systématiquement tous les soirs si vous inscrivez à notre liste.

Pour plus d'infos sur les mobilisations dans la Fonction publique voir le site de l'UGFF-CGT : http://www.ugff.cgt.fr/
Pour les PTT : http://www.cgt-ptt.fr/
Pour l'Education : http://www.reseaudesbahuts.lautre.net/

Allier: dimension interpro
Rouen Le Havre: 3 réunions interpro ave présence du privé et communiqué de grève
Lot et Garonne: Jonction de l'éducation avec la DDTE en GR depuis lundi
Pas de calais: fonderie fermée en jonction avec l'éducation
Morbihan: tous les centres des impôts ont voté la GR
Toulouse: conseil général en GR
Charente Maritime: jonction avec Alstom
Maine et Loire: Thomson et cheminots en GR
Gard: manif avec la DDE et le Trésor. les cheminots en GR jusqu'à vendredi dernier
Pyrénées orientales: DDE et cheminots en GR ainsi que la Poste et les impôts. La fac de Perpignan est bloquée.
Indre et Loire: hôpitaux en grève jusqu'au 20. les impôts sont prêts à partir

Seine Saint-denis
Une manif unissant métallos et salariés de l'éducation est organisée pour mardi mardi 20. L'hôpital Bichat est en GR depuis mardi 14. Les Impôts en GR et la RATP a suspendu mais redémarrage dès le 19.

Tours
hôpital et centre des impôts en GR. Le centre de tri devrait partir le 20 mai. SUD-PTT, SUD-Education et SUD-Rail refusent d'appeler au 25 car joue la carte de la GR. Le 19 la manif privée doit converger vers la manif public. Le mardi Solidaires appelle à une manif en direction de l'usine Michelin où un débrayage devrait s'effecteur.

Mulhouse
Des syndicalistes de Peugeot ont débarqué dans l'AG de l'éducation. Une délégation de cégétistes de l'usine ira manifester le 19 avec le public.

Haute-Loire
Grande manif interpro le 19
CGT-FO-CFTC-UNSA-FSU-FAEN-SUD demandent aux confédés grève générale jusqu'au retrait du plan Fillon
Appelle à réunir des AG dans les entreprises pour décider la grève

Clermont-Ferrand
Participation massive des travailleurs du secteur privé (25% à Michelin).
Les UD CGT, CFDT et FO appellent à la GR.
La grève est reconduite au CHU (CGT-FO-SUD), à la SNCF (CGT-FO-SUD), aux PTT (SUD), chez les territoriaux de la ville de Clermont-Fd (CGT).

Epinal
AG des enseignants
Grève reconductible jusqu'au 20 mai (tous les syndicats sauf la CFDT)
Demande aux confédérations pour la grève interprofessionnelle.
perso.wanadoo.fr/vosgesengreve

CGT EDF appelle à la grève lundi après-midi.

Caen
Grève dans toutes les fonctions publiques le lundi 19 mai
A Caen, rassemblement et pique nique géant devant la Préfecture à partir de 12H
Manifestation dans les rues de Caen à partir de 14H.

Rennes
L'Hôpital de Pontchaillou est en GR.
Les PTT, l'EDF, l'URSSAF, le Trésor, les Impots, le CHS seront en grève le 19. Manif interpro 14 :30 place de la Mairie

SNCF
Une réunion entre Fédérations syndicales cheminotes a eu lieu le16 mai 2003. L'élément important est que toutes les fédérations s'engagent sur une annonce de préavis national de grève reconductible à la SNCF.
Le fait que la nouvelle réunion interfédérale se tienne le 20 mai permet de déposer à la sortie un préavis commençant le 26.

Santé
Le mouvement se renforce avec 30 Hôpitaux en GR le 16 mai alors que la veille ils n'étaient qu'une douzaine.

Postes
La fédération CGT du secteur Poste et télécoms propose aux salariés de décider dans chaque service de sa participation à la grève et aux manifestations du 19.
La fédération a demandé aux directions de la Poste et de France Télécom de considérer que le courrier qui leur a été adressé le 15 mai tienne lieu de préavis de grève pour le 19.
Vendredi au moins 30 centres de tri étaient encore massivement en grève.

Culture
L'intersyndicale de la BNF (CNT-CGT-FSU-SUD) et les grévistes ont revoté la grève jusqu'à mardi matin et appelé à la manifestation du lundi 19 mai.
Au niveau du ministère de la culture, la BPI (Beuabourg), le musée Picasso, la DRAC Normandie et deux ou trois autres musées sont en grève. Pour sa part, l'intersyndicale nationale, avec la CGT, SUD, FO, UNSA et CFDT, appelle à la grève reconductible à partir de lundi sur les retraites et la décentralisation.
Douanes
Communiqué intersyndical (CFTC, CGT, FO, SNUDDI, SUD, UNSA)
Appel au 19 et à poursuivre les mobilisations

Trésor Public
Le 15 mai une vingtaine de départements étaient en grève. La grève n'est suspendue que le week-end
Dans un communiqué national, FO CGT- SU SNAT SPAT Appellent à la grève le 19 et à des AG"dans le cadre du préavis de grève Fonction publique illimité"

Concurrence et répression des fraudes
Appel Fo CGT SNUCCRF pour grève le 19 et mise en débat de la grève reconductible.

Aérien
Appel à la grève pour lundi de l'intersyndicale CGT SUD SNMSAC FO CFTC

Impôts
Appel à la grève reconductible et à faire du 19 mai un nouveau temps fort.
40 départements dans l'action le 15 mai au soir.

Education
La Coordination nationale de l'Education s'est réunie le samedi 17 mai. Elle se trouve toujours confrontée à un certain nombre de blocages qui freinent le rôle que pourrait avoir cette coordination dans une extension interprofessionnelle de la grève. Des forces syndicales, dont la FSU, continuent d'œuvrer dans le sens d'une autonomie des grévistes de l'éducation afin d'éviter que le mouvement ne lui échappe encore un peu plus. Ces bureaucraties syndicales sont aidées en cela par les militants d'un parti d'extrême gauche très présent dans cette lutte, en particulier aux tribunes des coordinations. Ce parti met tout son poids dans une orientation nettement corporatiste et une volonté évidente de ne pas construire des comités interprofessionnels (que cela soit au niveau local ou national).
Cependant cette dernière réunion de la coordination a marqué une évolution appréciable vers l'interprofessionnel.

Sous la pression de la base les participants à la coordination nationale ont du affirmer la nécessité d'AG interprofessionnelles locales et de manifestations interprofessionnelles le 22 mai.

La coordination a également voté une motion qui fait d'elle une interlocutrice du ministère à part entière, en parallèle des fédérations syndicales.

Communiqué de presse de la Coordination nationale de l'Education du samedi 17 mai à Saint-Denis, sur la question des examens, des réquisitions et du droit de grève.
Le dimanche 18 mai 2003.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE de la Coordination nationale de l'Éducation pour l'extension et la généralisation de la grève reconductible, réunie le samedi 17 mai 2003 à Saint-Denis, 93.
Le gouvernement prétend que les personnels de l'Éducation nationale en grève prennent les élèves en otage. Mais c'est le gouvernement qui prend les élèves en otage en choisissant précisément cette période pour faire passer ses projets et en attaquant l'école.
* * * Les grévistes de l'Éducation nationale, réunis en coordination nationale le samedi 17 mai, ont voté, ainsi que les syndicats présents SNES, SUD, FO, CNT, CNT-AIT, la motion suivante :
« Le droit de grève est constitutionnel. Notre grève a besoin de toute notre attention et de toute notre énergie. En conséquence, dès maintenant, quelle que soit la nature des convocations et des tâches administratives, elle appelle les grévistes à se considérer en grève et rien qu'en grève.
Nous demandons l'aménagement et le report des examens, des concours, des commissions, ainsi que de l'ensemble des tâches administratives et d'orientation.
Nous dénonçons et refusons les réquisitions qui sont un abus de pouvoir et une atteinte au droit de grève. »
* * * Par ailleurs, la coordination appelle les organisations syndicales nationales à intervenir au plus haut niveau pour que les décisions ci-dessus soient imposées au gouvernement.
Saint-Denis, le 17 mai 2003


Les prises de position suivantes ont été adoptées par la Coordination nationale de l'Education pour l'extension et la généralisation de la grève reconductible, réunie le samedi 17 mai à Saint-Denis. (38 départements présents, environ 330 présents, 274 participants recensés)

Poursuite du mouvement :
Les participants à la coordination nationale se prononcent pour la poursuite, l'extension et la généralisation du mouvement sous sa forme de grève reconductible.
Nos objectifs :
Nous réaffirmons nos revendications :
Le maintien, sans aucun transfert ni détachement, de tous les personnels de l'Éducation nationale dans la Fonction publique d'État avec le respect de leur statut.
Le retrait du statut d'assistants d'éducation et le maintien de celui d'étudiant surveillant.
Pas un licenciement d'emploi- jeune , accès à des postes statutaires.
Titularisation de tous les précaires de la Fonction publique (contractuels, vacataires, MA, CES, Emploi-jeune…)
Création de tous les postes nécessaires. Il faut plus de moyens.
Pour des retraites à taux plein à 60 ans maximum, avec 37,5 annuités maximum pour tous, public et privé. Un taux de remplacement de 75% minimum et le maintien du code des pensions.
Et nous précisons que nous sommes en lutte pour ces objectifs qui impliquent :
le retrait complet du projet de décentralisation.
aucune suppression de poste, aucun licenciement d'emplois-jeunes, titularisation de tous les précaires, des moyens supplémentaires qui sont indispensables.
le retrait du plan Fillon sur les retraites et le retour à l'égalité pour tous, public et privé, en particulier 37,5 annuités de cotisations pour tous.
Échéances de mobilisation :
La coordination nationale appelle les départements à organiser tous ensemble, au même moment, le 22 mai, des manifestations et elle appelle les travailleurs des autres secteurs à s'y joindre.
Elle appelle à participer massivement aux manifestations du 19 mai, du 22 mai et du 25 mai à Paris.
Liens avec les autres secteurs :
La coordination nationale appelle à la généralisation des Assemblées générales interprofessionnelles, public et privé, et, en parallèle, à maintenir aussi des AG des personnels de l'Éducation nationale.
Echéances:
Manifestations à Saint-Denis le mardi 20 mai Départ : 9h, Saint-Denis Université pour converger vers la Sous-Préfecture avec la manifestation des métallurgistes. A 11h, prise de parole puis AG ouverte à tous les secteurs, à la Bourse du Travail de Saint-Denis.
Le 22 mai, M.Ferry défend la décentralisation devant le Conseil Supérieur de l'Education. Les personnels décentralisables (AS, ATOS, copsy, médecins) vont donc l'accueillir. L'AG régionale d'Ile de France a voté le soutien à cette initiative . Donc rdv le 22 mai à 9h30 à Solférino.




Communiqué des fédérations de cheminots
CGT - CFDT - FO - CFTC - SUD-rail - UNSA - FGAAC



Les fédérations CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD-rail, UNSA, FGAAC se sont rencontrées ce vendredi 16 mai pour échanger leurs points de vue sur la situation sociale et revendicative dans le pays et dans l'entreprise.



Elles se sont félicitées de l'ampleur de la journée de grèves et de manifestations du 13 mai. Ampleur exceptionnelle, tant dans les secteurs privé que public.

A la SNCF, il faut remonter au moins à 1979 pour retrouver un tel pourcentage de grévistes. C'est même d'un niveau inégalé jusqu'à ce jour pour les cadres.



Visiblement le gouvernement n'a pas entendu la force des exigences qui se sont exprimées.



Les fédérations CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD-rail, UNSA, FGAAC décident de participer à la manifestation interprofessionnelle à Paris le 25 mai qui réunira à nouveau dans l'action les salariés des secteurs public et privé.

Les cheminots ont toute leur place dans cette manifestation, aussi, les fédérations signataires les appellent dès maintenant à créer les conditions de sa réussite par leur inscription massive dans cette nouvelle étape revendicative.



En même temps, dans le processus de mobilisation et de luttes qu'elles ont construites depuis plusieurs mois, les fédérations CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD-rail, UNSA, FGAAC décident de mettre en débat dans leurs instances respectives le principe d'une grève reconductible après le 25 mai. Elles conviennent de se réunir au soir du mardi 20 mai.



Le 16 mai 2003.

Appel commun : de l'assemblée générale des établissements et des écoles du 93, de salariés en lutte d'Alstom St-Ouen, de la Poste, des impôts, de l'archéologie, et des territoriaux.

TOUS ENSEMBLE, GREVE GENERALE RECONDUCTIBLE
MANIFESTONS TOUS-TES ENSEMBLE

contre les licenciements, la précarité, la casse des services publics,
pour les retraites : retour à 37,5 annuités dans le privé comme le public

Partout en France, les manifestations du 13 mai ont été massives.
Près de deux millions de personnes se sont retrouvées dans la rue, travailleurs du public et du privé, pour protester contre la politique du gouvernement sur les retraites, mais aussi pour le droit à l'emploi, aux services publics, à une protection sociale…ce sont toutes les conquêtes sociales du mouvement ouvrier qui sont attaquées.

En Seine Saint Denis, encore plus qu'ailleurs, on voit tous que nos conditions de vie se détériorent.

Emploi : nous sommes tous concernés
Le chômage (23% dans le 93) et la précarité (17% des actifs dans le 93) augmentent sans cesse.
L'aggravation de la loi sur les licenciements du Ministre des Affaires « Sociales » Fillon a accéléré les suppressions d'emploi dans le privé et particulièrement dans l'industrie. Depuis janvier : 105 chez Alstom TSO à Saint-Ouen, 120 chez Siemens au carrefour Pleyel, 450 chez Aventis Romainville, plusieurs dizaines dans les agences Grimaud du 93, 135 à la SECAP, 95 chez Métalor, menaces de 300 suppressions chez Alstom Rateau La Courneuve.
L'Education Nationale licencie 20 000 emploi-jeunes, 5 600 surveillants et ne propose que 10 000 postes encore plus précaires en remplacement ! C'est aussi un départ à la retraite sur deux qui ne sera pas remplacé. Et le projet de décentralisation, c'est avant tout un gigantesque plan de restructuration !

Retraites : nous sommes tous concernés
Le gouvernement prépare, pour le privé comme pour le public, la baisse des pensions et le recul de l'âge de départ en retraite. Travailler plus pour des retraites réduites et être obligés de cotiser à des fonds de pension à nos risques et périls pour essayer de compenser ces pertes ? Nous refusons, d'autres choix politiques sont possibles.

Protection sociale, démantèlement des services publics : nous sommes tous concernés
Le gouvernement baisse le remboursement de 600 médicaments qui ont fait leurs preuves. Il prévoit la casse de la sécurité sociale pour septembre. Le manque de personnel allonge l'attente dans les postes, les hôpitaux, la sécu. Les conditions d'accueil des enfants dans les écoles vont empirer si la décentralisation est appliquée. (en plus des surveillants et emplois jeunes, les conseillers d'orientations-psychologues, assistantes sociales, médecins scolaires, agents d'entretien, agents techniques sont frappés).
A terme, le conseil d'Etat préconise de privatiser tous ces services publics (et de la SNCF, d'EDF-GDF, etc…).
On sait d'avance l'aggravation que cela constituera pour celles et ceux qui ont le moins de revenus.

Les travailleurs du 93 réagissent ! Dans le privé (Alstom, Aventis…), dans l'éducation nationale depuis des semaines, dans la RATP, les impôts, les postes, l'archéologie, les hôpitaux… les luttent se multiplient.
Et dans la rue, dans les assemblées générales, dans les tracts intersyndicaux, ce qui se multiplie, ce sont aussi les appels à se battre ensemble pour exprimer nos exigences et faire reculer le gouvernement et le patronat.

Des travailleurs de la métallurgie manifesteront mardi prochain 20 mai à Saint-Denis
contre les suppressions d'emploi, à 9h30 au départ de la bourse du travail, M° Porte de Paris.
Ensemble, nous vous proposons un cortège qui rejoindra le leur :

Avec tous les secteurs en lutte, ainsi que la population du département,
manifestons mardi 20 mai 2003
départ 9h00 de Saint-Denis Université
Nous marcherons en direction de la sous-préfecture de Saint-Denis pour rejoindre le cortège des métallurgistes
Pour marquer tous ensemble le refus de cette politique

Prises de parole à 11h00 puis réunion ouverte infos : http://reseaudesbahuts.lautre.net/ et Infos-luttes-subscribe@samizdat.net

Saint-Denis, le 16 mai 2003


Au Bureau confédéral


Réunis en bureau départemental ce jour, le SDEN CGT 93 se félicite du succès, dépassant même toutes les espérances syndicales, de la manifestation du 13 mai et de la poursuite du mouvement dans l'Education Nationale avec la manifestation du jeudi 15 mai.

Toutefois le bureau départemental déplore que la Confédération n'ait pas répondu à l'attente de l'ensemble des manifestants du 13 et des citoyens du pays en général du public et du privé par un appel à la reconduction de la grève partout où cela était possible afin de maintenir une pression indispensable sur des dossiers aussi sensibles et importants que les retraites et la décentralisation, vecteur de démantèlement de tous les services publics. Nous regrettons le non dépôt d'un préavis de grève pour le 14 mai dans l'ensemble des secteurs et notamment à la RATP. Sans parler de l'intervention de Jean Christophe Le Duigou le lundi 12 au soir sur LCI et disant que la CGT n'appelait pas à reconduire la grève le 14…

Après l'attitude aussi déplorable que prévisible de la CFDT, l'attente de l'ensemble des salariés est d'autant plus forte que seule la CGT peut assurer, par le maintien d'une forte mobilisation inscrite dans la durée et la convergence Public/Privé, la réussite d'un mouvement visant à obtenir le retrait des projets Fillon sur les retraites et Ferry sur la décentralisation.

L'Education Nationale connaît un mouvement de grève reconductible depuis la fin du mois de mars qui s'amplifie de jour en jour.
Les préoccupations et revendications de la CGT dans ce mouvement rejoignent pleinement celles de l'ensemble des salariés qui luttent contre des attaques d'un niveau sans précédent de la part du gouvernement et du Medef.

Le bureau départemental du SDEN CGT 93 demande à la Confédération d'assurer pleinement son rôle de défense des intérêts de tous les salariés en encourageant et en appelant tous les salariés à la poursuite du mouvement de grève reconductible.
Il demande que dès maintenant soient créées les conditions d'entrée en lutte et que des préavis de grève soient déposés en ce sens dans tous les secteurs pour protéger les personnels.

Le Bureau Départemental du SDEN CGT 93

APPEL A UNE RENCONTRE-DEBAT
pour faire avancer l'unité d'action contre les licenciements, les suppressions d'emplois et la précarité
Le 24 Mai de 14 à 19 Heures
15-17 rue Traversière PARIS XIIème
(métro gare de Lyon, plan fourni pour ceux qui en feront la demande)


Depuis le 5 avril, nous avons contacté des militants et des équipes syndicales de nombreux secteurs et entreprises du pays touchés par des suppressions de postes et des licenciements. Un nombre significatif d'entre-eux ont décidé de réagir face à la recrudescence des attaques du patronat et du gouvernement qui restructurent et licencient à tout va.
Quelle que soit leur appartenance syndicale, ils partagent :
· l'idée que pour contre-attaquer, il faut se regrouper au-delà de son secteur ou de son entreprise.
· le constat que les appareils syndicaux ne font pas de propositions concrètes dans ce sens, à la hauteur des enjeux.

Les militants contactés ont souvent répondu favorablement à nos propositions d'initiatives communes, et en premier lieu à celle d'une rencontre le samedi 24 mai après-midi à Paris ; ceci pour avancer les discussions, la structuration et proposer des actions communes. Il nous a donc paru possible (et nécessaire) d'organiser cette rencontre. Dans la suite de cette initiative, la journée du 25 mai pourra être aussi un moment d'unité d'action, avec la possibilité :
· d'organiser une action spécifique dans la matinée
· de participer TOUS ENSEMBLE à la manifestation parisienne prévue en début d'après-midi

Afin de le faire au mieux, nous vous demandons de répondre aux questions ci-dessous avant le samedi 17 mai (date de la dernière réunion du secrétariat) par l'un des moyens suivants :

· sur la boite électronique créée à cette occasion : infosluttes.secretariat@laposte.net

· en contactant l'Union Locale CGT LONGWY (téléphone 03 82 24 30 48 ; Fax 03 82 25 17 69)


1. NOM de l'entreprise, secteur ou syndicat auquel vous appartenez et éventuellement vous représentez
2. A combien participerez-vous à la rencontre du 24 mai à Paris ?
3. Avez-vous des suggestions à faire sur l'organisation de cette après-midi de discussion ? (questions à poser pour la préparer ; présentation des présents ; ordre du jour , etc …)
4. Avez vous besoin d'un hébergement pour la nuit du samedi 24 mai au dimanche 25 mai (préciser le nombre de femmes et d'hommes en individuel, de couples, d'enfants ; ceci pour un accueil au plus près des réalités)
5. Nombre et âge des enfants dont vous souhaiteriez que la prise en charge soit organisée durant la rencontre ?
6. Avez-vous des suggestions à faire pour l'action du dimanche 25 mai au matin ?

« Pour les camarades de la région parisienne : Combien de personnes pouvez-vous héberger la nuit du 24 au 25 mai (individus ou couples ) ? . Réponse urgente »

Ci joint, le texte mis au point après la réunion du 26 février et du 3 mars dernier, qui a servi de base à notre regroupement en tête de la manifestation CES du 21 mars 2003, sous la banderole « UNITE D'ACTION CONTRE LES SUPPRESSIONS D'EMPLOIS ET LA PRECARITE »

Si vous ne l'avez pas déjà fait, n'oubliez pas de vous inscrire sur la liste de diffusion en envoyant un mail à l'adresse : infos-luttes-subscribe@samizdat.fr


La grève reconductible et interprofessionnelle, dès maintenant !

La grève du 13 mai a été un immense succès grâce au nombre de grévistes et de manifestants. Mais c'est surtout sa dimension interprofessionnelle qui est prometteur. Rappelons que cette journée d'action était initialement réduite au secteur public. C'est la volonté des travailleurs du privé d'en découdre qui a obligé la bureaucratie syndicale à élargir l'appel à la grève.
Cette puissante mobilisation a démontré que les travailleurs ont compris le danger qui pèse sur la Protection sociale (retraite et assurance maladie) mais aussi la menace de Décentralisation (casse des diplômes et des statuts nationaux, privatisation des services publics). La force du mouvement gréviste s'explique aussi par d'autres ras-le-bol, que ce soit la menace des licenciements ou la baisse du pouvoir d'achat.

La bureaucratie contre la grève reconductible

Des centaines de milliers de travailleurs étaient prêts à rentrer dans la grève reconductible dès le 13. Ils en ont été empêchés par les manœuvres de la grande majorité des directions syndicales. Tout a été fait pour décourager les grévistes de prolonger leur mouvement: intervention de bureaucrates dans les AG, absence de préavis de grève, diffusion de fausses informations de reprises, absence de coordination entre les secteurs grévistes.
Alors que les grévistes avaient plus que jamais besoin d'une confédération pour rassembler les secteurs en lutte, les bureaucraties syndicales se sont limitées à engager des négociations dans la précipitation. Il est inadmissible de se lancer dans des négociations, sans rapport de force, après avoir poussé les travailleurs à reprendre le travail.


La grève reconductible se renforce

Il est donc remarquable que malgré ces trahisons des centaines de milliers de travailleurs aient choisi de se lancer dans la grève reconductible et de la maintenir toute la semaine. S'il est vrai que la plupart des grévistes de la RATP et de la SNCF ont finalement repris le travail, suite aux pressions de l'appareil CGT, dans beaucoup d'autres secteurs la grève reconductible est une réalité. Cela est vrai dans de nombreux centres de tri, hôpitaux, centres des impôts, DDE, … mais le mouvement est encore plus fort dans l'éducation où la grève reconductible s'est généralisée à l'échelle nationale à partir du 13 mai. Vendredi dernier on comptabilisait plus de 2 000 lycées et collèges en grève reconductible auxquels il faut ajouter des milliers d'écoles primaires et maternelles. Et le mouvement ne cesse de se renforcer.
C'est pourquoi la journée de "grève de la fonction publique" du 19 est d'une grande importance. Sous la pression de la base, de nombreuses fédérations syndicales se sont vues contraintes de déposer des préavis illimités et d'appeler à la reconduction. Dès ce mardi, il faut donc que la grève illimitée soit organisée dans toute la fonction publique, voire dans des entreprises (RATP, EDF,…).

Préparons la grève interprofessionnelle

Le mouvement doit se renforcer jusqu'au lundi 26, date à partir de laquelle 7 fédérations (CGT, CFDT, SUD, FO, …) devraient appeller les cheminots à rejoindre la grève reconductible. Les conditions seront alors remplies pour que de nombreux travailleurs des entreprises privées se sentent motivés pour entrer eux aussi dans la lutte illimitée.

Dès aujourd'hui il est indispensable de construire des comités de grève interprofessionnels locaux qui rassemblent des représentants d'AG de grévistes et de sections syndicales. Ces comités sont utiles pour s'entraider entre professions, pour aller faire débrayer d'autres établissements ou entreprises, mais aussi pour organiser le mouvement de grève sur des bases démocratiques.
Une nouvelle fois, nous avons été trahis par la majorité des directions confédérales. Lorsque nous aurons vaincu les plans Fillon-Ferry nous aurons le temps de nous consacrer à la démocratisation de nos confédérations syndicales. Mais dès aujourd'hui nous devons disposer d'un outil efficace de coordination des grévistes qui permette de passer outre la passivité des bureaucrates. Nous devons donc construire ces comités de grève locaux et les coordonner à l'échelle départementale et nationale afin d'organiser la grève à partir des revendications réelles de la base et d'éviter toute négociation aux rabais comme Chérèque l'a fait et comme d'autres sont prêts à le faire.

Le CSR produit un bulletin de grève régulier que vous pouvez consulter sur http://perso.wanadoo.fr/csr


Pièces jointes

Report Pas de titre pour 143

Email Email de contact: csr.kaou_AT_wanadoo.fr