Fac Strasbourg : pluie de grenades lacrymos au quartier de la gare !

Mot-clefs: Actions directes
Lieux: Rennes

action directe et répression

briefing de la journée du 11 mars :
matinée de blocage de la fac; aprem d'action et de répression; soirée Comité de Lutte
Camarades,

je m'excuse d'emblée de ne pas avoir fait de briefing ces derniers jours mais l'internet en CitéU marche une fois sur deux.

Je vais ici relater les faits d'hier, je reviendrais plus tard sur les journées de lundi et mardi.

(vidéo inédite : http://www.youtube.com/watch?v=Vb7JZl1vqh4 )

MERCREDI 11 MARS 2009.
Après une nuit tranquille d'occupation, nous nous levons tous à 7h comme à l'accoutumée et nous organisons en équipes de blocage et piquets de grève. Chose surprenante : enfin, nous sommes une bonne centaine avec beaucoup de nouveaux à barricader les bâtiments et les tenir. Comme il a été voté en Assemblée Générale Centrale, nous bloquons totalement le Portique et le Platane, et rebloquons tout le Patio. Nous barricadons ainsi tous les bâtiments de20sciences humaines. Le Patio a été barricadé assez rapidement et efficacement, nous commençons à connaître ce bâtiment par coeur. Au Portique, c'est un peu plus chaud : des réacs forcent les portes (une de cassée au moins), sont assez agressifs (beaucoup de STAPS parmis les "énervés"), des profs aussi. On calme le jeu et on rebarricade encore plus, avec des tas de chaises et tables assez impressionants. Finalement, le vice-président arrive avec ses lieutenants et décide la fermeture administrative. Nous attaquons également le Platane, bâ timent facile à bloquer avec à peine quatre portes. Il y a beaucoup de cours, mais on s'en fout, on s'engouffre à cinquante dans les salles et on leur prend les tables et chaises. On barricade tout, et la présidence choisit également la fermeture administrative. A noter que quelques camarades BIATOSS étaient présents et nous couvraient face au vice-président, notamment.

Mis à part ces quelques brèves et superficielles tensions, ça se passe plutôt bien au final et les gens sont même assez réceptifs (en tout cas dans le patio). Rien à voir avec la propagande de la présidence comme quoi les personnels et enseignants furent agressés, oppressés, menacés. Pas d'antibloqueurs, d'ailleurs, juste des gens énervés sur le coup.

On tient le patio.

A 10h, la Commission Action se réunit pour parler=2 0les modalités d'attaque de la gare, la cible du jour. Plusieurs plans et itinéraires sont élaborés, mais surtout nous savons bien que les flics seront là et on rédige un petit FLY ACTION avec des règles de base en action.

Je vous le recopie :

LORS DE L'ACTION :
-suivre le drapeau à tête de mort
-éteindre son portable en action
-être masqué au possible
-ne jamais crier de nom en action
-rester entre les banderoles du Bloc
-rester en lignes au coude à coude / personne d'isolé
-être en binôme affinitaire
-ne jamais s'asseoir devant les flics
-s'attacher les cheveux
-après compte à rebours, courir au pas de course en lignes
-avoir des dacryos (sérums anti-lacrymos)
-ne jamais s'asperger d'eau après coup de lacrymos
-solidarité active : chacun est son propre bras, mais chacun est l'oeil et l'oreille de l'autre
-toujours réintégrer dans le Bloc une personne isolée, égarée ou gazée
-toujours avoir ses papiers
-NE JAMAIS SE DISPERSER, RESTER COMPACT : avant, pendant, après action.

EN CAS DE GARDE A VUE :
-ne rien déclarer
-ne rien signer
-refuser comparution immédiate
-contacter 06.**.**.**.** pour avocat
-droit de pr9venir des proches par téléphone
-possibilité de faire appel à un médecin si besoin

En effet, étant donné le nombre toujours croissant d'activistes prêts à la confrontation, l'apprentissage par la pratique se fait au fil des actions. Les quelques-uns plus "expérimentés" ne sont pas là pour donner des leçons ni des ordres, mais au contraire "apprendre" aux camarades d'avoir certains réflexes d'autodéfense et de solidarité. Encore quelques manifs, et on aura même plus besoin de crier "en lignes", ça se fera tout seul. Ainsi, c'est véritablement un Black Block qui se forme20sur Strasbourg.

Jusqu'à 13h, heure de départ de manif, on tire 500 de ces flys, on fabrique le drapeau-action qui servira de repère (un drapeau rouge et noir avec une tête de mort), deux grandes banderoles censées être sur les côtés du Bloc afin d'empêcher les flics d'incruster le cortège, mais la banderole de tête habituelle (NON A LA CASSE DU SERVICE PUBLIC DE L'ENSEIGNEMENT) n'était pas là...
Sur les deux grandes banderoles de tête de cortège, des mots d'ordre politiques et généraux : "GREVE GENERALE CONTRE LE CAPITAL" et "NI PRISON, NI REPRESSION, N'ARRETERONT NOS REBELLIONS".
Tout le monde s'échange une centaine de dacryo-sérum, beaucoup de camarades vont s'acheter des lunettes anti-lacrymos, tout le monde se prête des foulards et ke ffiehs, etc.
Bref, on s'est préparé solidairement. Nous sommes une bonne centaine dans le noyau dur des activistes, et quasiment que des gens non-syndiqués et sans orgas, juste des étudiants-précaires-lycéens qui ont la rage et du noyau dur des occupants-grévistes. Se préparer de la sorte est très positif, car il est devenu une évidence pour tout le monde qu'une action, quelle qu'elle soit, est une position collective qui s'assume collectivement. Comparé au CPE, et les autres mouvement, je suis vraiment très impressioné à quel point les camarades assimilent vite toutes ces choses, à quel point tout le monde est soudé et solidaires. Ce mouvement est, réellement, inédit et porteur sur Strasbourg.

13h, Place Rouge. Nous nous inquiétons, il n'y a pas grand monde. On part en cortège vers 14h seulement et là, c'est la surprise : on passe de 1500 à 3500-4000 personnes (les IUT, par exemple, sont venus en retard). C'est donc déjà une réussite, avec une très belle manif massive et animée (on rentre à peine de vacances, rappelons-le). Tout au long de la manif, les camarades s'autogèrent et veillent les uns sur les autres. Manif classique jusqu'à Place Kleber, et là on ne s'arrête même pas, on continue directement jusqu'à l'Homme de Fer. Tout le noyau dur des occupants-grévistes est en tête de cortège, on avance au ralenti pour que l'ensemble du cortè ge reste compact. Une fois à l'Homme de Fer, pareil, on ne s'arrête pas, on continue directement. C'est en arrivant sur la Place Kleber qu'on a fait tourner les Fly Action, et les gens étaient très motivés.

Agréable surprise : on était 200 contre les CRS lors de la visite Pécresse, 300 à courir et attaquer la Chambre des Commerces et de l'Industrie, 600 face aux gendarmes mobiles près de Broglie et la préfecture, et là nous sommes 1000-1500 à continuer en cortège d'action. On remarque également qu'il y a très peu de drapeaux, banderoles et pancartes, autrement dit rien d'inutile et d'encombrant. Le drapeau rouge et noir à tête de mort est déployé. Tout le monde se met instinctivement en lignes au coude à coude, remonte ses foulards, enfile ses lunettes anti-lacrymos, remonte ses capuches, et on avance en hurlant "la rage du peuple", "tous ensembles grève générale", "tout est à nous, rien n'est à eux...", "nous sommes les étudiants, en lutte, en lutte", et surtout longuement "El Pueblo, Unido, Jamas Sera Vencido". On avance sur les rails de trams (histoire de bloquer) jusqu'à la station Alt Winmärick qui, en remontant, amène à une longue rue débouchant directement sur la Place de la Gare.

Le plan initial était de courir en lignes jusqu'à la gare.

Mais, alors qu'on avance dans cette très longue rue pas trè s large mais très animée (beaucoup de commerces, banques, hôtels), on constate le déploiement en rangs serrés de gendarmes mobiles tout au bout de la rue avec plusieurs cars. Ils sont déjà casqués, armés de fusils, etc.

C'est alors une très belle scène : on avance silencieusement, à plus de 1000, tous en lignes, pour beaucoup équipés, banderoles GREVE GENERALE en tête, presque sans un cri. On ne s'arrête pas, on avance, on avance. Les flics commencent à flipper, ils ne sont qu'une quarantaine au plus à barrer la voie et savent qu'ils ne pourront pas tenir longtemps. Pas de concession, pas de négociation, on at taque.

A quelques mètres des flics, on ressere encore davantage les rangs et on leur rentre dedans. Les flics sont alors très agressifs, le contact n'aura duré quelques minutes, mais les matraques frappent à toute volée, les coups de boucliers sont de plus en plus durs, et on se défend comme on peut. Soudain, très rapidement donc, les flics contre-attaquent. Ils tirent une dizaine de grenades lacrymogènes sur toute la longueur de la rue, tirent du gel lacrymos sur les premières lignes pour les disloquer, et tous les flics en civil étalés sur toute la rue balancent également à la main des grenades. Très vite, l'air est irrespirable. C'est alors le repli, les gens se sont un peu piétinés les uns sur les autres, même si on aidait à relever les gens tombés à terre. Les flics nous chargent alors dans le dos, pour nous faire reculer pour de bon.

Les gaz remplissaient la rue, pénétraient les commerces et les banques. Plusieurs camarades shootent dans les grenades pour les renvoyer vers les flics. On s'est refugié à la première rue latérale sur la gauche, où l'air était un peu plus respirable. Aussitôt, on s'échange les dacryos, on vérifie qu'il n'y a pas de blessés graves ni d'arrestations, on se soigne les uns les autres. Je fus alors très impressioné : les camarades reprenaient leur souffle, et presque aussitôt le mot qui tournait était "on y retourne". On remarque que les rues latérales donnant également sur la place de la Gare sont libres d'accès, qu'on pourrait attaquer par là. On est 200 dans la rue à reprendre rapidement nos esprits, et malgré cela on se dit qu'il faut y retourner, même à 200. C'est alors que des camarades viennent nous dire que tout le monde est resté au début de la grande rue principale. On y retourne, et là c'est l'émerveillement : un gros millier de personnes de la manif encore présents, solidairement, attendant de voir la suite des évènements. On remarque également que les flics ont, étrangement, abandonné la position au bout de la rue. Et même l'entrée de la gare est libre.

Les cris fusent : "on y va !". Tout le monde remet ses foulards, ses lunettes, etc. Et, spontanément, 6 à 700 personnes courent en scandant à plein poumon "el pueblo, unido, jamas sera vencido" vers la gare. On débouche sur la place de la Gare que nous traversons en courant, de manière groupée. C'est au moment où l'on atteint enfin l'entrée de la gare que les gendarmes mobiles se redéploient rapidement, à la hâte, devant l'espèce de verrière de la gare. On s'arrête. CRS SS est scandé, mais aussi "pétain, reviens, t'as oublié tes chiens", "la matraque, c'est phallique, ça fait bander tous les flics", "CRS impuissants, la matraque fait pas d'enfants", "police partout, justice nulle par t"; et, encore et toujours, EL PUEBLO UNIDO JAMAS SERA VENCIDO.

Plusieurs rangs serrés de gendarmes mobiles et CRS prennent position sur les côtés de la place, des cars arrivent. Finalement, constatant que les flics n'ont pas l'intention de nous charger, on occupe la chaussée devant l'entrée de la gare et tout le monde se met à danser. Quand les flics ont renforcés leurs lignes devant nous, arborant leurs fusils à grenade et flashball, tout le monde s'est regroupé devant eux en leur jetant des boules de papiers. Quelques bouteilles ont volé, et si des pavés ont effectivement été déterrées, aucun n'a été lancé. On occupe la chaussée devant les flics près d'une heure. Pendant tout ce laps de temps, des camarades cherchent des moyens de pénétrer la gare, et il y avait effectivement plusieurs possibilités, qu'on n'a pas assez exploitées.

On finit par se replier. On est encore 3-400. La Batucada (fanfare des activistes) est toujours là, mettant l'ambiance même sous les lacrymos (un grand bravo), très appréciée.

On est donc encore 400, et il n'est question pour personne de rentrer sur le campus. On repart ainsi en cortège d'action, en lignes, Batucada en tête, vers un nouvel objectif : bloquer le carrefour Etoile Polygone, qui donne sur l'entrée d'autoroute. Malgré la distance, on y va. On arrive en pleine heure de pointe, vers 17h.
Comme depuis quelques temps, on songe à attaquer les plus gros carrefours de Strasbourg, on avait déjà planifié et préparé ce type d'action, du coup on savait comment faire. En arrivant sur le carrefour, on se met en carrés, en lignes. On a bloqué de la sorte quatre voies. On en a également profité pour tracter vers toutes les voitures alors bloquées. On occupe le carrefour un gros quart d'heure. Puis on voit les cars de CRS et de gendarmes mobiles arriver en trombe. On abandonne la position pour rentrer sur la fac, qui n'est pas très loin. On en profite au passage pour passer sur les 4 voies rapides qu'on tente de bloquer. C'est alors que gendarmes mobiles et CRS nous chargent dans le dos. Mouvement de panique, c'est très ra pide, on court à travers les voies comme des dingues. On se repositionne au centre commercial RIVES ETOILE. Les flics nous poursuivent. Ils s'arrêtent et se mettent en rang, on s'arrête également. La rage et la haine nous prend les tripes, et c'est une volée d'injures et plusieurs minutes de CRS SS ainsi que de FLICS, PORCS, ASSASSINS (hommage aux camarades grecs). Les flics se mettent à nous encercler, les paniers à salade débouchent de partout. Il est clair alors qu'ils veulent arrêter des gens. On se regroupe et on repart vers la fac qui est derrière RIVES ETOILE (c'est un centre commercial sur une presque-île). Nous franchissons alors le petit pont, la passerelle pour retourner sur le campus. Les cars de gendarmes mobiles arrivent en trombe de l'autre côté, s'alignent. On court. On craignait une charge sur la passerelle même. Les flics nous provoquent, nous insultent, menacent de nous massacrer. Flot de haine réciproque. Tandis qu'on finit, par des voies détournées, à revenir enfin sur la fac, les cars de flics nous suivent de très près. BAC et flics en civil, massivement présents, nous suivent. On court alors à l'intérieur de la fac bloquée et occupée, pour empêcher que les flics ne pénètrent les bâtiments.

Mais ils ne le feront pas.

Retour à la fac occupée, retour au QG, retour chez nous.

On se donne 1/2h de break. Et, à2018h30, on réunit le Comité de Lutte, jusqu'à 20h; qui rassemble étudiants-lycéens-quelques profs et quelques BIATOSS.

Le Comité de Lutte rassemble plus de 130 personnes (!), avec plein de nouvelles têtes. C'est très positif.
On établit un bref Ordre Du Jour : débriefing de la manif-action, bilan commissions, prochains jours

Au premier point, chacun témoigne de ce qu'il a vécu des évènements, tout le monde est assez enthousiasmé de la journée. Déjà, il y a eu zéro arrestation. Un sans-faute, donc. Il y a quatre blessés graves, avec fracture du tibia, et 3 poignets brisés. Plusieurs blessés légers, avec hématomes en général. C'est vrai que niveau matraque, ils y ont été fort. On a constaté l'efficacité du FLY ACTION, des lignes, de l'équipement anti-lacrymos et on a prévoit d'avoir un équipement un peu plus offensif (à suivre...). La manif-action a duré près de 5h, de 13h à 18h !
On a révélé les quelques défauts à remédier en action, et on prévoit de faire des entraînements à la confrontation très prochainement.

On a noté également le déploiement de quelques hélicoptères de la police, sûrement un prétexte à l'entraînement policier pour le contre-sommet de l'OTAN prochain à Strasbourg.

Chaque commission a fait son bilan, et on renouvelC3 les référents. A ce sujet, je m'excuse car aujourd'hui s'est tenue la réunion de la commission Journal De Grève et je n'étais pas là, mais j'étais littéralement épuisé (nuits blanches, etc.). Si quelqu'un pourrait me rapporter ce qui s'y est dit, ce serait bien.

En gros, c'était ça. Puis nouvelle nuit d'occupation sans incident, où chacun raconte sa vision de la journée.

Au niveau national, voici les infos :
60 000 personnes ont défilé hier dans toute la France. Strasbourg (3-4000 personnes) est la deuxième plus grosse manif de province, derrière Rennes (5-6000).
Il y a maintenant 40 facs bloquées et occupées sur 79 (et oui, avec les fusions, il n'y en a plus 85), et 22 IU T sur 33 également bloqués et occupés.

Voici quelques vidéos et liens sur les évènements d'hier :

http://www.dailymotion.com/video/x8n00e_affrontement-qu..._news

http://www.dailymotion.com/video/k1qTMmqCCELtWbYSL8

http://www.dailymotion.com/video/k1OVekUJksiYQyYS2D

http://www.20minutes.fr/article/309917/France-Grosse-jo...-le-m onde-de-l-education.php

La communauté éducative manifeste à Strasbourg le 11 mars 2009.

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Sur ce, camarades,
à tout de suite pour l'occupation de nuit du Palais Universitaire,

gui-toto

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Commentaire(s)

> après coup

en voyeur : le première vidéo qui montre l'arrivée sur le petit barrage policier juste avant la place de la gare est éloquente.

une accélération du cortège à 20 m de distance aurait balayé le dispositif et rendu les manifestants maîtres de la place, voire de l'accès à la gare

"el pueblo unido" etc., drôle de chanson, c'est celle du chili ÉCRASÉ sous les chars, l'incarcération de masse dans des stades, la torture

qu'une bourgeoise bourgade comme Starsbourg (alentours exclus) soit le théâtre de telles manifs est bel et bon.

si on se souvient que le 29 janvier dernier, lors de la grève, dans pleins de petites villes, c'est la majorité de la population qui manifestait, on constate que la nécessité d'être imprévisible pour être ingérables par le pouvoir, loin d'être un exigence individuelle comme le laisse croire la société de concurrence, est une possibilité collective.