JULIEN COUPAT VICTIME DU SARKOZYSME

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Plus le rejet de Sarkozy progresse, plus celui-ci tente de s’accrocher à l’idée qu’il est aimé des Français. Il ne supporte pas ce désamour. Comme tout égotiste convaincu d’être le centre de tout et le meilleur en tout, il ne comprend pas ! Il s’imagine toujours le maître du jeu qui consiste à couillonner les Français dès qu’il le voudra, avec l’assentiment d’une majorité d’entre eux !

Tout est donc prétexte à Sarkozy pour attirer l’attention permanente sur lui ! Il lui faut toujours avoir le beau rôle, en toute circonstance. Quand, en dépit des efforts de l’armée de lèche-bottes qui peuplent les médias audiovisuels et la presse écrite, le petit caporal essuie un revers, sa véritable nature agressive reprend le dessus.

Son entourage est alors enjoint de faire preuve d’imagination. On met alors en scène une actualité propice à mettre en lumière le charisme du chef. On utilise les moindres faits divers. Bref, tout est bon pour faire mousser Sarkozy ! Quant aux victimes collatérales de cette mascarade politico médiatique, elles subissent, dans la quasi-indifférence, la crétinerie criminelle des fascistes au pouvoir !


Quel meilleur moyen que les faits divers dont on sait (dans la presse) qu’ils suscitent le plus grand intérêt et tirent les ventes ou l’audience par le haut.
Sarkozy désormais unique patron du groupe France Télévision (financé par les impôts des Français) utilise sans retenue les pseudo journalistes de télé comme des agents de propagande. Ceux-là, dociles, exécutent les ordres de leur maître en braquant les projecteurs des chaines nationales sur des faits divers qui, il y encore une dizaine d’années, ne présentaient (à juste titre) qu’un intérêt local.

Les faits divers pour faire mousser Sarkozy

Pas un journal télévisé qui n’ouvre sur un banal fait divers dont le seul véritable intérêt sera de mettre en valeur Sarkozy à travers tel ou tel ministre ou sous ministre qui ne manquera pas au cours de l’interview de rigueur de citer son maître et président.

On envoie sur-le-champ lesdits ministres ou secrétaires d’Etat pour prouver qu’ils sont partout en action au plus près de l’événement ! Les micros leur sont prioritairement ouverts pour la prise de parole officielle. Entendez par là pour les messages de propagande du régime fasciste français.

Affaires douteuses montées en épingle

Quand l’intoxication n’a pas atteint son but, qui est de faire monter la cote de popularité du petit caporal, surviennent comme par enchantement des « affaires » douteuses, très vite qualifiées de « terroristes » alors qu’aucune victime n’a été déplorée. L’affaire des dégradations sur le réseau SNCF, fin octobre et début novembre 2008, en est l’illustration.

On parle immédiatement de sabotage. Le 11 novembre, une armada de policiers armés jusqu’aux dents débarquent dans le paisible village de Tarnac pour y déloger une soi-disant « dangereuse » cellule terroriste, « le groupe de Tarnac ». Bien entendu, il ne manque aucune caméra, aucun micro, aucun journaleux sarkozyste pour médiatiser ce qui va être présenté comme une grave affaire de sabotage terroriste, immédiatement maîtrisée et déjouée par les troupes d’élite de Sarkozy.

Il est dangereux de faire savoir qu’on est contre Sarkozy

Cependant, malgré les efforts de la ministre de la Répression Alliot-Marie pour justifier er crédibiliser l’intervention musclée, il n’en ressort rien de sérieux. Sauf pour les neuf malheureux qui se sont fait prendre dans les filets de la police sarkozienne ! Mis en examen, ils finissent par être relâchés, faute de charges suffisantes, rien ne pouvant être retenu contre eux. Sauf l’un d’entre eux, Julien Coupat, désigné comme « le chef présumé des saboteurs » !

Une poignée de jeunes, dont le seul crime aura été d’être réfractaires au régime sarkozyste, a eu l’inconscience de croire qu’il pouvait l’exprimer librement sans risque. Ils ont eu l’imprudence de ne pas se protéger contre l’espionnage permanent des capots de la cellule de surveillance de Sarkozy. Ils serviront de lampistes pour une affaire montée en épingle au rang des plus graves crimes terroristes de la planète, dans le seul but d’offrir un coup médiatique à Sarkozy.

Ils vont jusqu’à inventer l’ultra-gauche pour légitimer la répression

Dans les rédactions sarkozystes -autant dire la quasi-totalité des médias français- on s’empresse de faire mousser cette lamentable affaire ! Les journalistes des télégouvernements et autres télécons privés rivalisent dans la surenchère. Sur le plateau de « C’est dans l’Air », certains participants, en zélés porte-voix du sarkozysme, vont jusqu’à inventer « l’ultra-gauche » pour légitimer l’action répressive.

Le hic, c’est qu’en l’absence de preuves tangibles de culpabilité, une coquille vide reste une coquille vide ! Un innocent n’a pas à croupir dans les geôles du pouvoir. C’est malheureusement ce qui arrive à Julien Coupat, contre lequel, le parquet général de la Cour d’Appel de Paris a requis, le 6 mars dernier, pour la troisième fois, le maintien en détention. Alors que, pour son avocate, Maître Terrel : « toutes les conditions à la fois de droit et de fait son réunies pour que Julien Coupat soit libéré » !

Même les plus crédules doutent tant la ficelle est grosse

Pas de chance pour Sarkozy qui croyait détenir avec les attentats de l’imaginaire « ultra-gauche », l’événement qui aurait propulsé sa popularité d’au moins 10 points dans les sondages. La sauce n’a pas pris. Effet insultes et overdose de Sarkozy? Même les plus crédules des Français commencent à douter, tant la ficelle du montage de cette affaire paraît grosse.

Qu’à cela ne tienne, le présumé « chef » est maintenu en détention. Histoire, pour Sarkozy de ne pas perdre la face, de ne pas devoir se déjuger et d’entretenir le doute. Cela rappelle les heures sombres de la « collaboration ».
En dépit des démarches incessantes de son père et du soutien de nombreux amis, Julien Coupat subit encore la répression imbécile autant que criminelle du régime instauré par un petit caporal malade de glorification permanente.

Trente-six heures de garde à vue pour rien

La dernière tentative de glorification survient au cours de la première semaine du mois de mars. Trois personnalités politiques du Sud Ouest de la France, dont le maire de Bordeaux, Alain Juppé, sont destinataires de lettres contenant des cartouches d’armes à feu. Immédiatement, l’affaire est, là encore, montée en épingle par les médias sarkoziens.

Naguère, la prudence et la discrétion prévalaient face à ce type de menaces. C’est tout le contraire qui se passe. L’occasion est trop belle de se faire mousser. La télécon s’en empare. La médiatisation à outrance peut commencer pour vanter l’efficacité de la police de Sarkozy. Dans les deux jours qui suivent, un suspect est arrêté. Ne reste plus que les aveux ! Hélas, pour Sarkozy, c’est un nouveau pétard mouillé.

A l’image de Sarkozy, ils se croient tout permis

Sur dénonciation de son ex épouse, dont il n’avait plus de nouvelles depuis 10 ans, un pauvre bougre s’est retrouvé en garde à vue pendant trente-six heures, soupçonné d’être l’expéditeur des lettres. Il a finalement été libéré faute de preuves. La précipitation de la police et la délation de la femme reflètent le climat malsain qui règne en France. A l’image de cette femme, probablement conditionnée et encouragée par les messages haineux du sarkozysme, qui a laissé libre court à ses plus bas instincts pour assouvir sa vengeance, contre son ex !

Combien de Français, à l’intellect limité, ne font qu’imiter l’attitude de Sarkozy ? Ils interprètent la parole sarkozienne comme l’autorisation de s'adonner à leurs plus mauvais penchants. A la moindre contrariété, comme leur cher président de la République qui se permet d’insulter ses concitoyens, ils se sentent autorisés à tous les écarts, tous les débordements.

Voilà à quoi sert l’argent de la redevance que nous sommes contraints de payer chaque année : glorifier, tel un Dieu, un type qui incarne une imposture, quitte à salir la réputation de citoyens français.

Verdi