Virgin, un magasin bloqué lors de la manif parisienne (fragments du rêve général)

Mot-clefs: Exclusion/précarité/chômage
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Un cortège d’intermittents et précaires coordonnés a agencé quelques fragment du rêve général, ce 29 janvier 2009, lors de la manifestation parisienne organisée en ce jour de grève interprofessionnelle.
Les syndicats sont nos amis, jamais, jamais, ils ne nous ont trahi.

Moins de sono, plus de mots. Et d’actes.

Sarkozy au RMI, et Aubry aussi.

CFDT, syndicat négrier. Contre les chômeurs, ils ont signé.

Sarkozy en Sibérie, et Carla, au RSA.

Gautier-Sauvagnac n’a pas fluidifié nos relations sociales. À sec, à sec, à sec, les caisses sont à sec. Et nous ne sommes pas mouillés.

Telles étaient quelques une des ritournelles du jour, qui, par intermittence, tranchaient les conventions locales (sono partout, musique aussi).

Puis il a ensuite été procédé au blocage d’un magasin Virgin Megastore, opportunément situé sur le trajet, au 5 boulevard Montmartre. L’entrée des consommateurs a été empêchée, la surface de vente s’est progressivement vidée de tous ceux qui y loisiraient commercialement.

Résultas ? Une nette baisse de l’intensité du travail d’employés passants avec soulagement du flux tendu et de son SBAM (sourire, bonjour, au revoir, merci) programmé à une forme allégée de présence.

Et une réjouissante amputation du chiffre d’affaire de l’entreprise.

Pourquoi Virgin ?

Tout d’abord, parce que là comme partout ailleurs dans la grande distribution, le chiffre d’affaire et les bénéfices de ces entreprises sont directement proportionnels aux conditions imposées aux travailleurs précaires qui y sont employés, avec ou sans CDI.

Comme chez Mac do, Monoprix, Carrefour et tant d’autres, les temps partiels sont l’un des plus sûrs moyen de fabriquer cette disponibilité sans limites à laquelle les employeurs tentent de contraindre leurs salariés. Comment refuser d’effectuer des heures "complémentaires", lorsque c’est le seul moyen de compléter le SMIC horaire - plus ou moins amélioré - qui détermine un salaire ne permettant pas de faire face aux besoins de la survie quotidienne, et moins encore de s’autoriser aucun écart d’avec le minimum ?

En outre, Geoffroy Roux de Bézieux, l’un des patrons du groupe Virgin, dirige aujourd’hui l’UNEDIC pour le compte du MEDEF, et, avec l’accord de la CFDT, organise la non indemnisation de la majorité des chômeurs.

CFDT ou Medef, opposons nous à ceux qui organisent la précarisation ! La société est une entreprise ? Bloquons là !

Assez gémi, assez subi. Leurs inégalités et leur concurrence nous mettent la tête au carrée, continuons d’empêcher d’encaisser en rond.

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4180

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Commentaire(s)

> une suite jeudi 5

ils vont nous répétant que "le travail c'est la liberté"

qu'il faut se retrousser les manches pour sauver l'économie

n'opinons pas, n'obtempérons pas,