Bachelot ne défend pas les hospitaliers !

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Cet article fait suite au communiqué que nous avons diffusé le 27 décembre ("Soutenons les personnels de la Fonction publique hospitalière !).

Dans un premier temps nous tenons à rectifier la quantité de personnel en service le 24 décembre à l'Hôpital St. Vincent de Paul, de Paris, le nombre de soignants était de 7 et non de 11 comme l'avait affirmé le matin du 27/12 un représentant du gouvernement sur "France Inter"...nous avons fait confiance à cette déclaration, en fait elle visait probablement à tromper encore une fois les citoyens.

La réalité c'était 7 personnes pour 11 petits patients, quand l'on connaît le travail de ces services de soins intensifs, ce n'était pas de trop !
Une preuve de plus que le gouvernement et ses sbires ne sont que des marchands de rêves (qui vont bientôt devenir des cauchemards pour certains...).

On passe sous silence ou presque la lente dégradation du service public hospitalier, et, la plupart des moyens d'information : presse écrite, radiophonique, télévisuelle ressemblent aux trois singes de la camora réactualisés :"ne rien écrire...ne rien dire...ne rien faire voir" !

Ceci écrit afin de détendre quelque peu cette fin d'année, dont la suivante va mettre au grand jour les résultats des stratégies développées pour encore un peu plus exploiter les citoyens et leur laisser penser que tout va très bien dans le meilleur des mondes...

Mais pour nous on ne peut pas à la fois casser les services publics et être des hommes publics, il y a une incohérence quelque part !

Tout ce qui est entrepris actuellement vise à déstabiliser les services publics, et maintenir un climat propice à des tas de manipulations (tout est étroitement lié à des intérêts de groupes financiers).

Pour revenir aux problèmes des personnels médicaux et non médicaux de la FPH, il faut rappeler que les médecins urgentistes (mouvement initié par l'AMUF) ont fait une grève le 6 décembre dénonçant les conditions de travail qui pourraient par le laxisme du gouvernement (1) entraîner des morts, en effet le manque de personnel devient de plus en plus dramatique aux urgences !

Rappelons aussi que le personnel paramédical de l'Hôpital Edouard Herriot (de Lyon) a entamé depuis le début du mois un mouvement de grève reconductible.
Ces salariés veulent dénoncer: " le manque de moyen et de personnel. Ils font état d’un délai de prise en charge des patients de six heures en moyenne, générateur, de tensions avec les malades" .
Mais le mécontentement est grandissant que ce soit de la part des personnels que des hospitalisés ou bénéficiaires de soins, bien des hôpitaux sont déficitaires, et cette situation s'est aggravée avec la mise en place de la tarification à l'activité (T2A), puis par d'autres mesures visant à déplacer des secteurs rentables, ou peu médicalisés, vers le privé (les exemples existent).
Quand Madame Bachelot se dit défendre les personnels hospitaliers (dans une de ses dernières déclarations) elle se moque des personnels, on voit combien ces derniers sont protégés, à la moindre erreur c'est la garde à vue reconductible pour tous !
Une chose est certaine : les véritables responsables sont ceux qui font que le travail des personnels hospitaliers se fait de plus en plus en flux tendu, c'est là le meilleur moyen d'avoir des accidents, de faire des erreurs !
Rappelons les accidents de radiothérapie, là l'Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (2) était intervenue directement auprès du ministre de la Santé afin de dénoncer que certains accidents provenaient d' une insuffisance de formation des personnels (manque de temps oblige...), et aussi d'un travail à "flux tendu"...les personnels sont pris dans un système où la moindre minute est utilisée (le management à l'américaine c'est ça !).
L'Hôpital contrairement à ce que les dirigeants actuels veulent en faire, ce n'est pas une entreprise, on ne doit pas faire de l'argent sur le dos des malades, mais les soigner avec un minimum de coût, et, c'est là toute la raison du service public hospitalier que nous nous devons tous de défendre !
Mais pour ce faire, il faut en avoir les moyens financiers, mais là le gouvernement préfère aggraver les déficits des services publics créant ainsi des dysfonctionnement de toutes sortes !
Pourtant l'argent ne manque pas quand il faut combler les caisses d'établissements bancaires privés ou d'autres...
Pour ne pas conclure.

Union Ecologiste

1) Plus préoccupé à préparer les secteurs hospitaliers les plus rentables pour les petits copains du privé...

2) L'APRI est l'association historique de Jean Pignero et du Dr. Pierre Pizon (fondée en 1962).