Nantes, recit du rassemblement de soutien au peuple grec du 13/12

Mot-clefs: Resistances
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A Nantes, le consulat grec se situe en plein passage pommeray, passage fermé par 3 issues, composé d'un grand escalier sur 3 étages et bourrés de magasins trés courus pour les courses de noel, de quoi faire du bruit en parlant des sapins qui brûlent (sniff, les pauvres) en Grêce.

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Bousculade avec les flics qui enlèvent la banderolle

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Déploiement d'une banderolle

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C'est sans doute parce que c'est noël qu'a l'arrivée de la quarantaine de manifestants les entrées du passage étaient encadrées quelques flics chacune, ainsi que leur véhicule. Visiblement leur intention était de faire en sorte que rien n'empêche les gens de faire leur course de noel dans ce grand temple de la consommation bourgeoise. Quelques lycéens étaient également présent, montrant leur solidarité malgrés les grands discours sur "les casseurs" dont nous serinent la presse et les syndicats.

Rapidement une banderolle "Solidarité avec le peuple grec en lutte" est déployée à l'entrée principale du passage, les clients sont alors obligés de passer en dessous pour pouvoir rentrer, et lorsqu'ils relèvent la tête de se retrouver encadrés par une troupe de bleus. Beau symbole de notre société, cadre posant l'ambiance de cette fin d'année...

Après être resté une bonne heure à l'entrée, diffant des tracts et informant les passants de la situation la-bas (les manifestations d'intérêts sont d'ailleur nombreuses, même si noyée dans le passage des consomateurs dociles avec leur regard quelque peu incrédule), les manifestants décident de changer de tactique et après avoir fait mine de se disperser, parviennent à rentrer quelques dizaines de minutes aprés en petis groupes l'air de rien. La vigilance des bleux est alors plus relachée, mais ils se rendent compte un moment de ce qui se passe et deviennent fébrile. La dissention règne alors dans leur camps, les engueulades fusent et ils finissent par s'organiser pour protéger la porte du consulat, même si celui-ci est fermé toute la semaine en prévision des probables manifestations de solidarité.

Malgrés tout les manifestants avaient déja réussi à se regrouper, et finissent pas sortir banderolle et jetter leur tratcs a la foule qui monte et descend les escaliers, au cri de slogan comme "Solidarité avec le peuple grec", "Pas de justice, pas de paie", "On veut étudier, pour pas finir policier".

Ayant toujours du mal à s'organiser au milieu de la grande foule de noel, les flics passent alors le temps à se gueuler des ordres. Rapidement ils saisissent une des banderolles, ne semblant pas mesurer le risque de faire passer par dessus la rambarde les personnes qui la tenait. Au bout d'une dizaine de minute pourtant, les condés finissent par mettre en place leur stratégie, et les manifestants s'aperçoivent que moins de gens entrent dans le passage et que les magasins se vident. Sentant bien le piège se déployer, le cortège finit par sortir en chantant puis s'en est allé faire le tour du marché de noël.

On les a eu comme des des bleus :)

Commentaire(s)

> Tract diffusé lors de ce rassemblement

Solidarité avec le peuple Grec!

Depuis une semaine, la Grèce explose. Manifs, émeutes, incendies, vitrines de magasins et de banques pétées, bracages, caillassage de flics, occupations des lycées et des universités, etc.... ça part, dans tous le sens, dans toutes les villes, toute la population s’y met. Les grêves générales vont bon train depuis le debut de l'année, n'en déplaise à nos médias, qui ont bien d'autres chat à fouetter à essayer de nous faire gober des (t)arnaques [1] plus grosses que nous et de nous apitoyer sur des sapins qui brulent.

Ailleurs en Europe et dans le monde, les actions de soutient se multiplient : A Londres, à Berlin, à Paris, en Italie....consulats occupés, a Madrid, attaque de commissariat, à bordeaux deux voiture brûlent devant le consulat de Grèce, à Lyon une voiture brûle mercredi soir devant un tag de soutient aux émeutiers grec et la consigne : « brûlons »... Les tags de soutient fleurissent un peu partout sur les murs de villes de l'hexagone. Jusqu’à lundi tous les consulats de Grèce en France sont fermés.

C’est la mort de l’adolescent qui a mit le feu aux poudres comme disent les médias, pour une fois qu'ils en parle, mais la poudre était là depuis longtemps, dans tous les domaines de la vie. Le salaire moyen en Grèce tourne autour de 700 euros, quand le coût de la vie y est aussi élevé qu’en France, tourisme oblige....

La crise ne vient rien arranger. Le gouvernement corrompu et ses polices - racistes, violentes, s'appuyant sur les groupes fascistes et rappelée plusieurs fois a l’ordre par la communauté internationale - non plus. Et même si pour l’instant dans les événements actuels on compte peu d’arrestations et le droit d’asile est encore respecté dans les universités, combien de temps cela va-t-il durer?

La Grèce est partie pour trois autres jours de grève générale... générale! pour un ras le bol général, une envie de faire bouger les choses, pas un secteur, pas une branche, mais de changer un système en entier....

Et ici ? il se passe quoi ici... à peu près la même chose, la même merde..... ici aussi la police tue, ici aussi le capitalisme nous crève. Pluie de réformes catastrophiques, police dans les collèges, les lycées, toujours plus de prisons et même pour les mineurEs, assassinats dans celles-ci, voir dans les commissariats, inculpations pour terrorisme, chasse aux immigréEs, aux sans-papiers, fichage de la population à tous les âges, 500 licenciement par jours, pression sur les chomeureuses, ... Les SDF meurent dans la rue. Les gens manifestent régulièrement, des grèves fleurissent un peu partout, hôpitaux, éducation, anpe, dockers, ouvriers... mais toujours par secteur, jamais ensemble...

Il y a toujours des syndicats "partenaires" pour remettre la grêve à plus tard (faut que ça rentre dans le "calendrier des négociations"), des Partis d'ÉluEs pour promettre des lendemains meilleurs contrastant avec la démonstration pitoyable de leurs magouilles internes et de leur carriérisme, des complices pour nous parler de liberté de travailler quand on en crêve de bosser pour une misère.

Les bourses s’écroulent mais les patrons s’augmentent, l’Etat renflouent ses copains des banques à coup de milliards, il aidera ses autres copains industriels en leur donnant des gros marchés publics sans appels d'offre.... Pendant ce temps on nous jette sous conditions 200€ de miettes qui de toute façon serviront à grossir les poches des mêmes personnes, puisque c'est le plan de relance de la consommation. Et on ne peut oublier ce mythique trou de la sécurité sociale qu'on nous a tant rabacher pour qu'on se serre la ceinture, trou comblé combien de dizaines de fois par les millards offerts aux banquiers, sur les deniers "publics".

Les dirigeants du monde savent s’allier pour nous dominer. Les Grecs descendent unis dans la rue pour crier leurs révoltes....

Certes ça va pas tout changer, mais c’est déjà un début....

Alors on attend quoi ?

[1] Ou Tarnac, du nom de "l'affaire" de la soit disant utltra gauche terroriste, qui nous a bien montré comment flics et médias sont alliés dans les stratégies du pouvoir pour museler toute contestation et effayer la population.

> Orthographe

Pas mal l'article ! Par contre, faites gaffe au fautes d'orthographe.