Intervention de la police : trois lycéens/étudiants blessés, cinq arrestations

Mis a jour : le mardi 15 octobre 2013 à 16:24

Mot-clefs: Luttes étudiantes/lycéennes
Lieux: Nantes

Hier, avait lieu à Nantes une manifestation des étudiants contre la loi LRU. Départ quinze heures de la place Bretagne. Il y avait entre quatre et cinq milles manifestants.

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Un pont recouvert de bleu

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Selon les journalistes, il y aurait eu des blessés du côté de la BAC, mais ils sont tous là à gauche sur la photo

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Bloqué devant le pont de la motte rouge par les gardes mobiles

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Une personne se faisant arrêté puis sera libéré de suite et remise dans le cortège

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On se tient en chaine et on recule

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Les gardes mobiles repoussant les manifestants

Après une déambulation dans les rues de Nantes, le cortège s’est dirigé vers le rectorat pour y porter ses revendications. Le cortège était bon enfant et beaucoup de personnes avaient fabriqué ses propres pancartes, certains montaient sur les arrêt de tram pour brandir des pancartes où on pouvait lire « hurlez ! » ou « embrassez-vous », ce que ne se privaient pas de faire les manifestants. Arrivé devant le rectorat, le cortège passe devant les grilles et passe par un trou dans le grillage sur le côté droit pour se retrouver dans le parc du rectorat. Là, quelques policiers de la bac armés de tonfa, essayent de bloquer les personnes, les gens se tiennent par les coudes et avancent au milieu du parc. A une centaine de mètres du bâtiment, les policiers de la bac se sont regroupés et nous bloque. Nous sommes plusieurs centaines dans le parc, plutôt calme. Plusieurs dizaines de gardes mobiles casqués et armés de matraques, pistolets au poivre et flashball rentrent par le côté droit, et prennent position. Le cortège ne bouge pas et les gens se tiennent par les coudes pour éviter de se faire taper dessus et pour être sûr de partir tous ensemble. Cela évite en cas de charges policières que ceux qui tombent ou court moins vite ne se passe taper ou arrêter. Les gardes mobiles décident alors de nous repousser vers l'extérieur. Ils avancent et poussent les manifestants avec les boucliers. Nous reculons, doucement, mais nous reculons. Au bout de quelques instants, les gardes mobiles commencent à donner des coups de matraques aux manifestants qui se trouvent devant eux, en frappant au niveau des jambes, des côtes et parfois de la tête. Aucun incident n’était à signaler. Nous sommes à environ cent mètres de la sortie, et les policiers continuent de frapper, essayent alors d’arrêter des personnes, que leurs camarades retiennent. Les coups s’amplifient, le cortège recule plus vite risquant à tout moment d’écraser les personnes qui tomberaient qui sont derrière. Nous sommes presque à la sortie et des policiers tirent sur les manifestants à coups de flashball. Une personne sort en courant, l’oeil ensanglanté et tombe par terre. Tout le cortège est sorti du parc du rectorat et se tient plus loin. Trois camions de pompiers arrivent, pour trois blessés. Le cortège se reforme, on se tient par les coudes. Les policiers de la bac jouent les chiens fous en courant partout, en se cachant derrière des arbres, en menaçant de flashball ou de pistolets à poivre des manifestants. Une petite pierre vole depuis les manifestants, suscitant répropation. On voit une pierre volé depuis les policiers vers les manifestants, tombant trois mètres devant le cortège. Nous restons là une bonne demie-heure, en exigeant la libération des personnes arrêtées, et en attendant des nouvelles des blessés. Les trois camions de pompiers partent direction l’hôpital. On apprend que les personnes arrêtées sont partis au commissariat central, nous repartons en manifestation pour demander leur libération.

Nous sommes toujours plusieurs centaines. Arrivés au niveau du pont de la Motte-Rouge, le pont est barré par plusieurs cars de gardes mobiles, policiers et la BAC. Nous avons compté plus de dix cars des forces de l’ordre, regroupant d’après les journalistes plus de 80 policiers et gendarmes. Nous resterons en demandant la libération de nos camarades pendant deux heures environ. Nous apprenons aussi qu’il y aurait neuf blessés du côté des policiers, notamment de la BAC. Or, ils étaient tous là, notamment ceux du rectorat, sur le pont. Il ne peut en aucun cas avoir eu des blessés du côté des forces de l’ordre étant donné que lors de l’expulsion du parc du rectorat aucun violence de la part des manifestants n’a été constaté par l’ensemble des témoins. La seule explication demeure la foulure du poignet par usage intensif de la matraque ou le tir perdu de flashball par un policier sur un de ses camarades, voire, mais ce serait faire preuve de malignité, un mensonge de la police. Notons que ce genre de propos ne sert qu’à couvrir les exactions policières, justifiant ainsi l’usage du flashball et de la matraque contre les manifestants, en cas de procès, surtout si le lycéen blessé perd son oeil.

Une commission anti-répression existe sur la Fac et tente de récolter le maximum de témoignage, notamment pour les personnes gardés-à-vue et celles blessés hier. N’hésitez pas à prendre contact avec eux. Ces témoignages, vidéos ou photos sont nos seuls armes de défense. Si vous n’arrivez pas à prendre contact avec cette commission, prenez contact avec la Ligue des Droits de l’Homme sur Nantes qui suit ce dossier.

Pièces jointes

Report page info à diffuser.

Commentaire(s)

> Témoin

Je suis partit du parc du Rectorat quand les CRS ont commencé à chargé ! J'ai vraiment halluciné ! Il charge pour aucune raison ... Si ce n'est du jonglage ? Oo

Je n'avais jamais vu de tel violence et c'est super impressionant !

J'éspére réellement que les 9 bléssés du côté de la Police n'est pas un mensonge, et je leur souhaite une longue période de rétablissement !

J'éspére n'avoir jamais à faire face à un groupe de CRS du genre !

Moi qui défendez souvent la Police, je vient de changer d'avis !

Merci Monsieur le Président de la République !

Signalons aussi, hier, l'arrestation d'un lycéen à la Chauviniére, qui as passé 10heures en Gardeà vue, et qui va comparaître au tribunal pour violence volontaire sur agent de police en service, pour n'avoir rien fait, si ce n'est encore, être de couleur, et porté une capuche ! Une fois de plus, merci MONSIEUR les CRS !!!

Compagnie républicaine de sécurité ! Hahahaha !

> rectorat

C clair les CRS ont chargé pour rien. on était dans le cortège au rectorat et la bac a commencé a nous lancer des pierres!! bel esprit de réprimande pour avoir exprimer nos idées. ensuitespour ceux qui étaient dans la peite rue qui remontait on s' est fait chargé a coup de matraque c' était abusé

> info

salut,

une journaliste de l'Humanité souhaiterait se mettre en rapport avec des personnes témoins de ces violences.

Pour avoir ses coordonnées contactez-moi par mail : dib@no-log.org

RESISTANCE!!!!

Koukouroots

> blessure d'un lycéen

Dernière minute

Ouest-France

Nantes

14:33 - mercredi 28 novembre 2007

Lycéen blessé à Nantes lors des affrontements : diagnostic réservé pour l'oeil atteint

Un élève de terminale arts plastiques du lycée Guist'hau a été gravement blessé à l'oeil, mardi, soir, lors de l'évacuation du rectorat de Nantes. La blessure pourrait, selon les témoignages, avoir été causée par un tir de flashball.

Ce jeune Nantais de 17 ans souffre d'érosion cornéenne et d'une déchirure de l'iris. Le service ophtalmologie du Centre hospitalier universaitaire émet un diagnostic réservé quant aux chances de préserver l'oeil, sans pour autant annoncer d'intervention immédiate. Le recteur de l'académie de Nantes a demandé à recevoir les parents, ce soir à 19h.

Une manifestation "contre les violences policières" est annoncée jeudi à Nantes. Des enseignants pourraient se joindre aux lycéens.

Plus d'informations demain dans Ouest-France Ouest-France

je n'ai pas modifié le texte de ouest france je le site pour informer que la blessure est grave

pour ce qui est des forces de l'ordres blessés franchement il faut arrêter... ils sont armés jusqu'aux dents... l'auteur de l'article le dit très bien ils ne peuvent avoir que des tendinites à taper comme des barbares. depuis hier au rectorat j'ai vraiment une douleur atroce a la poitrine résultat d'un coup de matraque juste au dessus du pectoral droit. malheureusement le coup de matraque n'a pas laissé de traces aparrentes pas d'hématomes. Mais si à ma place (je mais 1m70 pour 65kg rugbyman donc les coups j'ai l'habitudes) si à ma place ça avait été une jeune fille plus petite le coup aurait été dans la gorge...

une telle violence n'est pas accéptable...

> oubli : BLESSURE DE FLICS

Nantes

14:20 - mercredi 28 novembre 2007

Manifestation étudiante: 5 jeunes toujours en garde à vue

Les cinq jeunes de 18, 20 et 21 ans interpellés après les affrontements qui ont dégénéré avec les forces de l'ordre, hier, à Nantes, sont toujours en garde à vue. Certains d'entre eux sont considérés par des meneurs ayant appelé à la rebellion.

Trois jeunes ont été blessés au cours de la manifestation. Une dizaine de policiers ont également été blessés pendant le conflit. La moitié d'entre eux a reçu une ITT de 2 à 5 jours de travail.

Plus d'informations demain dans Ouest-France

...

qui a vu des policiers blessés ? et par quoi ?

> Hallucinant

Je vois mal comment les policiers auraient pu être touchés dans cette affaire.Ou alors je sous-estime le pouvoir des chansons.Enfin bon désinformation quand tu nous tiens...

J'étais prêt des premiers rangs quand les CRS ont avancés et j'ai clairement vu les coups de matraque.Et la je peux vous dire que c'était l'incompréhension totale.Pourquoi utiliser la force alors qu'il n'y avait aucun mais je dis bien AUCUN risque de conflit ? Les étudiants/lycéens ne faisaient que chanter tranquillement et commençaient déjà à reculer face aux CRS.

Si en plus on rajoute à ça les types de la BAC qui prenaient un malin plaisir à courir à coté des étudiants abasourdis, on voit mal comment des policiers auraient pu être blessés...

> blessures des "forces de l'ordre" (reste polie, reste polie...)

Quand on sait que le flic qui a été hospitalisé l'a été pour une coupure à la main (sic Presse Océan d'hier), on se demande quand même si c'est pas un peu indécent par rapport à toutes les blessures de nos camarades (punaise, t'es lycéen, tu viens manifester, avec tes ptites banderolles, tu rigoles bien, tu chantes, tu sautes, le tout PACIFIQUEMENT, et tu te retrouves avec peut-être un oeil en moins...).

Comme l'a dit un gars à l'AG de lettres hier, peut-être qu'ils ont eu des gros hématomes à cause de leurs genoux qui frappaient contre leurs boucliers.

Non, en vérité, j'aimerais bien savoir quel est l'état de leurs blessures, pour rire. Oh, pardon, je suis insultante, on va sûrement m'arrêter pour acte de rébellion, ou outrage au drapeau.

C'est révoltant...

Pourtant, j'étais toujours de celles qui disaient : "ouais mais des flics il en faut, c'est un métier honorable, tu dois protéger les gens, et si des fois ya des bavures, c'est pas tous les flics qui sont comme ça", et mes parents m'avaient raconté que tant que tu faisais rien d'illégal ou de violent, t'avais pas de problème....

Comment voulez-vous qu'on les respecte après ça...

> petite idée

hhhhmmmm...rien de nouveau, l'état masque la vérité, ment, invente des bléssés parmis les flics pour discréditer le mouvement étudiant...

Je n'ai qu'une chose à dire: qu'est-ce qu'on attend pour faire de vrais bléssés?

A chaque manif tout le monde espère que les jeunes des quartiers vont venir pour que le mouvement prenne de l'ampleur...pourquoi?pour la violence envers les policiers dont ils font preuve?

Il faut arrêter de compter sur les autres, ce n'est pas comme ça que les choses avancent.

C'est radical comme opinion, mais après tout on ne combat pas la violence en tendant la joue gauche (ça ne marche que dans les comptes de fées catholiques).

Pour moi la repression à assez durée et il faut réagir avant que les Chevalier de la Race Supérieur (c'est par ces mots doux que les CRS se nomment entre eux...) n'étouffe le mouvement dans le sang.

Le fascisme c'est la gangrenne, la rébéllion son seul remède.

> Temoin

Personellemen , on me voit sur les photos , j'était au premier rang , au rectorat et a valdec , les CRS on chargé sans motif , de plus , malgré que certaine personne se fesait piétiné , les CRS ne réagisser pas , et continuer de nous pousser sur eux .

De plus je tien a dire , qu'il n'y a pas que les CRS d'impliquée , la BAC n'a pas été non plus trés douce , a savoir des coup de flash-ball a tout va dans le moman de replie au rectorat , et meme l'arrestation "musclé" d'un camarade manifestant pacifiquement.

Je trouve sa inadmisible , si certaine personne sont interesser par des video , qui continenne TOUTE ( je dit , bien toute , les bavure de ce jour la , je peux me les procurer)

Cordialemen

Wil.

> Cherche temoignage

Oui toute les videos, infos etc. sont importantes pour mettre les policiers devant leur responsabilité. Tu peux les communiquer à la LDH qui centralise les témoignages et recherche des videos (ldh.nantes@orange.fr). et peut etre que tu peux les mettre en ligne sur internet pour que tout le monde puisse voir et savoir ce qui s'est passé.

> Commentaires refusés

Bonjour.

Ainsi que le signale le texte préalable la publication de commentaires :

"La fonction commentaire n’a pas pour but de transformer le site en forum. Elle sert à compléter ou rectifier une info, ou à pousser une analyse plus loin. Les commentaires sans rapport avec l’article ou utilisant des formules insultantes ou diffamatoires seront retirés.

Soyez conscient-e-s que l’humour, les généralisations, les approximations passent difficilement et provoquent souvent des polémiques inutiles… "

Donc, un commentaire provocateur et non argumenté contre le mouvement et risquant de transformer le site en forum a été refusé. Le commentaire qui lui répondait vertement a été logiquement retiré aussi.

Il sont disponibles sur la liste de modération du site.

> rectification

hmm, d"parès les déclarations de pierre dans le ouest-france de ce matin, le flic avait un flashball jaune.Donc il semblerait que ça soit pas lui(y'en a un en ariere plan dans la photo, sinon certains crs en portaient, mais ils sont tellement laches que ceux la sont cagoulés .).En tout cas, cet enfoiré à tiré, j'en suis sur et certain, j'étais en premiere ligne!!!mort aux vaches!!

note:la photo n'est pas floutée sur contre-faits.org

> interpellation du mardi 27 novembre

Je m'appelle Solenne, comme 4 autres personnes j'ai été tout d'abord interpellée pour rébellion.

Bien sûr lors des auditions en garde à vue, la défénition de rébellion change à chaque fois, mais la seule chose dont je sois coupable selon la loi c'est de n'avoir pas voulu reculer dès le début après appel(s) à la dispersion que je n'ai même pas entendue.

On m'a repprochée d'être une meneuse (Ah bon? là non plus je ne dois pas être au courant de la véritable définition, sauf si c'est celui d'être présente au rectorat en 3ème ligne au début et à la fin en 1ère)

Je n'ai pas pour habitude d'être violente, insultante ou quoique que ce soit d'offensant, par contre il est vrai que j'ai la voix qui porte et que j'ai, dions, hurler, pendant un long moment mais après confirmation de mes camarades, je n'ai fais que répéter inlassablement : - poussez pas !

- tapez pas !

- vous avez pas le droit !

et à mes camarades : - vous lâchez pas !

Après avoir une droit à plusieurs coups (au même endroit bien sûr !) dans le tibia par la tranche d'une rangers, m'être fait insulté par un casqué, je me suis fais entraînée à l'extérieur du groupe avec Bertrand, camarade qui était présent lors des manifestion contre le CPE et qui passera donc sous peu au tribunal correctionnel, car "récidive" je suppose, je n'ai malheureusement pas la date de son jugement.

Sortie du groupe, j'ai vu un garçon visage en sang au sol avec 3 gendarmes au dessus de lui en train de l'éponger (par je ne sais quel(s) coup(s)) on a pas entendu parler de lui, mais j'ai pas rêvé, je ne suis pas la seule à l'avoir vu et je viens d'apprendre que ses parents ont porter plainte.

Je n'ai pas trop réfléchie et je me suis mise devant lui en criant "ne tapez pas !" croyant que les gendarmes en face de moi en voulait à lui et pas à moi... dans ces moments là, peu de logique me direz-vous.

J'ai alors entendu un gendarme crier dans ma direction "ne la tapez pas!" deux fois, (car dans ma grande naïveté j'ai toujours crû que la discussion sert à quelque chose ; En juin j'ai parlé un moment avec lui et l'un de ses collègues... peut-être cela m'aura-t-il évité quelques coups?) le temps que je tourne la tête, j'ai vu le visage du gendarme et...une demi-seconde plus tard j'étais au sol les bras derrière la tête.

Au-dessus de moi deux matraques (gendarmes je suppose) et face à moi le "chef" de la BAC qui me répétait de me calmer.

Puis, retournée "comme une crêpe" sans comprendre comment les 2 gendarmes m'ont menottée.

Après j'ai vu que le groupe de manifestant passait derrière les grilles du rectorat, nous avons attendu un moment à l'intérieur, et quand les manifestants étaient loin nous sommes sortis et conduits dans un camions avec des "cages à l'unité" c'est-à-dire que, après être fouillé, on nous fait entrer dans une cage d'environ 60cm x 70cm avec un petit banc,3 "murs" blancs et la porte (une grille)et on nous y enferme après avoir enlever nos menottes.

Arrivée à Waldeck-Rousseau, la garde à vu commence pour environ 43-44h...pour rébellion!

Les conditions sont déplorables, comme je l'ai lu dans un commentaire, il ne nous est pas réservé. Tous les jours des gens passent des heures dans ces lieux, l'humilation n'est pas loin, pour les personnes fragiles c'est psycologiquement traumatisant je pense.

Le gouvernement nous tape sur les doigts parce que l'on dit que l'on n'est pas d'accord, la répression se fait au plus petit pas de travers pour que l'on se remette vite " dans la conformité ".

Il ne faut pas cesser de PARLER, de CRIER, de s'EXPRIMER, ceci est un DROIT. Ces 44 heures de garde à vue pour tenter de nous faire taire par peur et souffrance sont les 44h qui m'auront fait comprendre que si l'on se tait maintenant c'est NOTRE VIE que nous passerons en garde à vue !

LUTTEZ au quotidien, SOYEZ L'INFORMATION , une fac qui se débloque n'est pas une fac qui ne lutte plus !

LA LUTTE CONTINUE !

> Réponse à Solenne

Salut Solenne,

Je viens de lire ton texte sur ton interpellation

Pour moi qui ai le double de ton âge et a connu 3 gardes à vue depuis que Sarkosy est ministre de l'intérieur puis grand chef (j'en avait connue avant qu'une seule dans ma vie, à 19 ans, pour ébriété publique), j'ai lu cela comme un appel à s'insoumettre né de la raison autant que des tripes.

Une fac qui résiste pas, oui, nous avons majoritairement déposé les armes. Mais pas rendu celle-ci. Ne pas résister c'est faire périr le meilleur d'entre nous.

Lors de la "manif de droite" hier à Nantes, mercredi 19 décembre nous avons presque rencontré le prefet, devant la cathédrale. Il était là car, "cette manifestation n'est pas autorisée". Je me suis approcher sans y croire, pour lui demander ceci :

"Y-a-t-il eu des consignes de fermeté particulière du gouvernement quant à la répression des lycéens. Si oui, quelle en ont été la teneur ? Le ministère de l'intérieur vous - a-t-il mandé d'en informer le rectorat, la présidence de l'université ? Le ministère de l'éducation a-t-il été squizzé dans cette affaire ?

En clair, le dérapage du 27 novembre, alors que les manifestants refluaient vers l'extérieur, a-t-il été incité, était-il prévisible ? est-ce finalement ainsi qu'il faut traité selon vous TOUTE contestation de l'ordre ETABLIT ?"

J'avais supposé au début de notre mise en mouvement contre la LRU que comme Thatcher ou Reagan, le pouvoir commencerait immédiatement à PROVOQUER les BASTION supposés de la résistance syndicale ou corporatiste, puis ils les BRISERAI sans ménagement, les uns APRES les autres, sans qu'ils aient le temps de faire jonction, en montant les citoyens les uns contre les autres

Ainsi la grève des aiguilleurs du ciel aux Etats Unis échoua avec 20000 licenciés , celles des dockers, des mineurs de Grande Bretagne, les 100000 postes supprimés à British Telecom etc.

Mais voila qu'alors que le vent commencent à tourner dans le monde, que la "France" (je devrais dire tout les résident du territoire enfermé dans ses frontières) est touchée par la vague "ultra"-libérale après un quart de siècle de "retard".

Qu'a fait Tatcher comme premier acte politique dans sa vie ? Lorsqu'elle était ministre de l'éducation, en 1972, elle supprima le verre de lait gratuit et joutrnalier des enfants des petites écoles, hérité de la seconde guerre mondiale, pour faire "faire des économies et réduire les dépenses de l'Etat"

On fait des économies sur quoi en vous, nous, écrasant ?

C'est autant de graîne pour les révoltes futures, au contraire, le comprennent-ils ?

L'Etat n'a-t-il plus rien à donner que sa trouille, lui qui ose tout reprendre ce que nos grands parents et arrieres grands parents avaient conquis ?

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Je pensait qu'en reprenant les études j'allais servir la Raison.

Mais si la Déraison d'Etat gouverne, alors, quoi faire ?

J'ai fais un montage de films et pris des témoignages (j'étais trop loin, j'ai juste interwievé Jeremy l'un des touché par le flashball)

Je suis heureux d'avoir mis ma pierre à l'avancée de la justice, avec 10, 20 et plus encore d'autres

Je clame que je veux faire du vrai journalisme, j'ai maintenant assez de preuve de ce qu'osent Ouest France et Presse Océan

Des RG commencent à s'interresser à moi que parce que je prétend rechercher la vérité sur les violence policière !

Aaaah comme nous sommes subversif malgré nous Solenne (les parents de Jean Baptiste, touché par flashball mis sur écoute !)

Courage oui, ne fuyons pas. Je me sens Môme

Je te vois comme Guy Mocquet

Une jeune pousse qu'on écrase dans le champs infertile des rêves d'avenir interdits

Bise

signé : un homme libéré de lui-même (qui ne fera pas ou plus tout ce qui est dégradant pour l'esprit humain) mais pas encore LIBRE

Thierry Kruger étudiant, reporter-monteur, futur prof et, peut-être, historien

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BILLET D'HUMEUR

PS : ah oui, c'est une lettre, mais c'est que je bosse sur du moyen terme, je veux que quelques mois passe pour juger plus loyalement de cette affaire. Elle est scandaleusement archétypale du basculement ultra violent qui se produit au sommet des institutions de l'Etat. L'Etat se prépare d'ors et déjà à massacrer nos liberté et écraser l'insurrection qui, à force de nous traiter ainsi deviendra, de plus en plus inéductable, c'est à dire que maints gens se convaincront qu'ils n'y a plus aucune AUTRE SOLUTION de changer les choses.

Or si, ils y a des dizaines, des centaines de (petites) solutions qui font un tout évolutifs, mouvants, beau comme des engueulades d'AG, LOL. Notre société n'évolue plus dans ses cadres, sclérosés.

De inéductable elle en sera par avant passé de désirable à souhaitable

Est-ce l'insurrection que vous désirez messieurs du pouvoir ? le sang, la ruine ?

Est-ce le SENTIMENT D'IMPUNITE qui fondent votre arrogance ?

Est-ce le désespoir d'une rente de situation que vous voyez s'amoindrir ?

Est-ce une ploutocracie des hyper-riches qui se met en place ?

Est-ce une alliance des pouvoirs de la finances, des média et des politiques ?

Est-ce ce triumvirat qui va mener au pouvoir personnel d'un seul ?

Est-ce la fin des "acquis du conseil national de la résistance" dixit Kessler du MEDEF ?

De la Chose publique (res publica), accaparée, du pouvoir (cratos) du peuple (demos) de dire non ?

Non à l'aéroport de Notre Dame des Landes ?

Non à un casino à Nantes ?

Non aux OGM ?

Non aux expulsions des Sans Papiers ?

Non au fichages tout azimut, aux test ADN ?

Non à la privatisation de la poste, du gaz, de l'électricité, de l'eau ?

Non à la concurrence entre université, salariés etc. ?

Non aux pesticides ?

Non au réacteur OPR ?

Non aux centrales nucléaires ?

Non à la consommation sans frein ?

Non au suicide ?

Messiers-Dames les puissants, vous nous suicidez bel et bien

On a le droit d'avoir mal, mais parce qu'on a exprimé une idée, et par dessus le marché, on ne doit pas informer la partie de la population qui ne sait pas qu'on à mal !!!

Chacun chez soi avec ses petits bobos

J'ai pas encore envie de faire un article de presse, puisque quand je fais du journalisme, je me prend la tête avec mes "confrères", la police, les amis et même les autonomes (mais eux ils ont de bien meilleures raisons que la presse acceptant la publicité