Appel de l’AG interprofessionnelle d’Ile-de-France du 20 novembre 2007

Mot-clefs: Luttes salariales
Lieux:

Nous sommes 120 travailleurs de différents secteurs et étudiants en grève ce mardi 20 novembre, réunis à la Bourse du travail de Paris après la manifestation.

Nous considérons que la mobilisation en cours concerne tous les travailleurs et les jeunes. La victoire de Sarkozy contre les régimes spéciaux ouvrirait la porte à un allongement de la durée de cotisations pour tous les salariés et lui permettrait d’être en position de force pour affronter tout autre conflit social ultérieur. De la même façon, la défaite des étudiants serait celle d’une catégorie particulièrement combative, qui a réussi à infliger une défaite partielle à un gouvernement en imposant le retrait du CPE au printemps 2006.

C’est pourquoi nous réaffirmons les revendications légitimes du mouvement :


- Défense des régimes spéciaux, retour aux 37,5 annuités pour tous ;

- Abrogation de la loi LRU ;

- Défense des services publics, rétablissement des postes de fonctionnaires supprimés ;

- Contre les franchises médicales et la privatisation de la santé ;

- Augmentation générale des salaires ;

- Contre la traque des sans-papiers et les lois anti-immigrés (Hortefeux, CESEDA...) ;

- Contre la répression du mouvement social...

Selon nous, il est possible de gagner contre Sarkozy, mais ce ne peut être que tous ensemble et par l’arme de la grève. C’est pourquoi nous nous prononçons pour la construction de la grève interprofessionnelle, bloquant l’activité du pays, comme seul moyen de mettre en échec les contre-réformes. Ces réformes élaborées par le patronat ne sont pas négociables : les travailleurs et les étudiants mobilisés exigent leur retrait pur et simple, non des amendements comme le proposent certaines directions syndicales. Nous considérons notamment que des décisions comme l’appel à ouvrir des « négociations » la veille de la grève reconductible ou l’appel à lever la grève sous prétexte de commencer ces « négociations », ne peuvent que nuire à la mobilisation. Nous appuyons donc les AG, ainsi que les militants syndicaux et les syndicats, qui refusent toute négociation et qui s’adressent aux directions syndicales pour qu’elles cessent de demander ces négociations.

Nous considérons l’auto-organisation comme seule méthode pour que les travailleurs et les étudiants contrôlent eux-mêmes leur mouvement. C’est pourquoi nous soutenons les AG et la Coordination nationale universitaire, ainsi que le principe des comités de grève élus qui commencent à se mettre en place chez les cheminots et à la RATP, en souhaitant leur multiplication et leur coordination.

Nous appelons les travailleurs de tous les secteurs, les étudiants et les lycéens à s’engager massivement dans la grève et à multiplier les rencontres interprofessionnelles, notamment en envoyant des délégations dans les AG des uns des autres, en proposant des AG interprofessionnelles partout où c’est possible et en menant des actions communes. Nous appelons notamment à la

GRÈVE LE JEUDI 22/11 ET MANIFESTATION AVEC LES ÉTUDIANTS (rendez-vous à 15 h, Place de la Sorbonne)

D’ores et déjà certains établissements et AG de ville ont décidé d’être en grève reconductible à partir du 21 ou du 22 novembre.

L’AG appelle à décider la grève reconductible le plus tôt possible dans nos établissements et entreprises