Défense du droit à l'IVG

Mot-clefs: Genre/sexualités
Lieux: Nantes

Compte rendu de la manifestation contre SOS Tout petits

Samedi 17 Novembre avait lieu devant la cathédrale de Nantes le rassemblement de Sos tout petits. Organisation catholique intégriste de lutte contre le droit des femmes de disposer de leur corps.

Imgp5160-medium
Un autre morceau du cortège également bloqué qui sera gazé par la suite

Imgp5159-medium
La manifestation bloquée par les policiers

Ils étaient assez nombreux hier, environ deux cents au plus fort je pense. A genoux pour certains sur le parvis de la cathédrale, chantant des cantiques, ou priant.
Le dispositif policier était assez important puisque nous avons pu voir de nombreux policiers (sans doute une trentaine, peut etre plus) en tenue anti-émeute, la Brigade Anti-criminalité (une petite dizaine), et les chefs de la sécurité civile.

De nombreuses associations avaient appelés à contre-manifester pour défendre le droit des femmes à disposer de leur corps et défendre le droit à l'IVG. La manifestation arrivé à la cathédrale a été tout de suite bloquée par les policiers. Elle même devait compter plusieurs centaines de persones, 300 ou 400 personnes au plus fort de la manifestation. Cependant, étant donné que pas moins de 7 rues donnent sur la cathédrale de nombreux manifestants ont pu contourner ce cordon et se retrouver derrière les policiers qui visiblement étaient débordés. Parrallèlement les fachos étaient organisés puisque à l'arrivée des contre-manifestants ils se sont mis en cercle autour de leur rassemblement, se tenant coude à coude. D'une manière comique il n'y avait que des mecs dans leur service d'ordre démontrant par là-même l'idée qu'ils se font de la place des femmes.
Face à eux, les manifestants qui avaient pu passer, et principalement les nanas, leur lançait des slogans sur la défense de leur corps, leur droit à l'avortement etc... Ce face-à-face slogans contre prières, Ave maria contre "grenouilles au bénitier, femmes en liberté", "pater noster" contre "Ha si Marie avait connu l'avortement, on aurait pas tous ces emmerdements"... a duré une heure.

Parrallèlement, lorsque des manifestants prenaient les rues parrallèles, quelques policiers en tenu et surtout ceux de la BAC distribuaient leurs coups de matraques. Bien que rien ne justifiait de telles pratiques. Nous avons pu également voir les policiers de la BAC frapper violemment des manifestantEs qui étaient stationné tranquilement. Ces policiers cherchaient apparement l'affrontement puisque lors de leurs ataques ils prenaient à parti les manifestantEs et parfois des passants avec des mots tel que "Qu'est ce que tu as toi tu en veux une", "toi on va te retrouver et tu vas voir", "enculé allez viens", "salope" etc... De telles attitudes ne succitent que le mépris. Elle nous démontre cependant très bien que la police nationale, et particulièrement les brigades anti-criminalité (qui ne nous trompons pas n'ont jamais lutté contre le crime) agissent comme une force d'occupation et tente d'insécuriser (ce sont leur propre mot) la population. Ils agissent de part leurs attitudes empreints d'un virilisme et d'un machisme exacerbé exactement comme des petits caïds. Avec de tels comportements on ne peut que comprendre la scission et la défiance de la population vis-vis de la police.

Pour aller plus loin sur les atitudes de la police on pourra se référer à
Laurent Mucchielli (sous la dir), Quand les banlieues brûlent.
Et à ces vidéos :
Sans casques ni boucliers, témoignage d'un ex-officier de la police ->http://regardeavue.com/index.php/2006/05/21/10-sans-cas...olice
Et cet article paru dans rue 89 -> http://www.rue89.com/2007/11/12/comment-letat-maintient...ieues

Commentaire(s)

> la classe

Bon, après, faut avouer que musicalement parlant, et pour le style aussi, et pour le niveau des paroles, ils marquent des points. Faudra voir à gagner en style au risque de rester au niveau bizutage. (c'est vrai, c'est dommage que les filles soient restées derrière, elles auraient pu se prendre des oeufs et des crachats, elles aussi. c'est ça, la liberté de la femme, hein.)