Comment LO sabote l'unité de classe...

Mot-clefs: -ismes en tout genres (anarch-fémin…)
Lieux:

Le trotskisme, une fois de plus et non des moindres, démontre qu’il n’est pas dans le camp du prolétariat mais dans celui du gauchisme, aile gauche de la bourgeoisie et du Capital.

Nos détracteurs ne manqueront pas de dire : « Le CCI est sectaire et contre tout… »
et ce comme nous avons pu déjà le lire et l’entendre une foultitude de fois.

Que cela soit clair : il y a d’un côté des organisations de gauche et d’extrême gauche qui participent de l’électoralisme et des institutions bourgeoises dont la défense des intérêts de l’Etat, de ses appendices cogestionnaires du Capital que sont partis et syndicats et de l’autre des organisations, mouvements et courants qui se revendiquent du camp prolétarien (au sens large du terme), de la lutte de classe internationaliste (A-national), de l’abolition du salariat, de la destruction des Etats et institutions étatistes (police, justice, armée, administration…), frontières, hymnes patriotiques et drapeaux nationaux (symboles nationalistes).

Les premiers, qui n’aspirent qu’à un capitalisme d’Etat régulateur des richesses (gauche et extrême gauche du Capital), ne sont en rien des révolutionnaires ! Bien au contraire, ils sont les serviles agents du capitalisme. Les seconds, marxistes de gauche et libertaires (Gauches communistes, conseillistes, luxemburgistes, anarchistes internationalistes…) se doivent de débattre afin de mener un combat commun pour dégager une conscience de classe, des convergences de base, se préparer à l’idéal révolutionnaire et à la destruction définitive du capitalisme pour l’avènement d’une société communiste antiautoritaire et auto-organisée !
Lors de sa traditionnelle fête de la Pentecôte à Presles, Lutte Ouvrière (LO) a, comme à son habitude, organisé deux types de débats : "forums politiques" et "forums d'entreprises".

La distinction n'est pas gratuite. Pour LO, il s'agit avant tout de séparer les discussions d'ordre " général " (conflits sociaux à l'étranger, histoire du mouvement ouvrier ou actualité politique...) confinées, soit dit en passant dans un espace ridiculement petit et confidentiel nommé " Cité politique ", des questions prétendument particulières à telle ou telle entreprise, disséminées en une multitude de forums aux quatre coins de la fête, consacrés exclusivement, tour à tour, à Alcatel, Peugeot-Citroën, la Sécurité sociale, etc.

Ainsi, lors d'un de ces " forum de boîte " intitulé "De Peugeot-Citroën à Renault, les travailleurs de l'automobile face aux suppressions de poste et aux pressions patronales", le CCI est intervenu pour mettre en avant la nécessité de briser l'enfermement corporatiste dans les luttes en s'appuyant sur le fait que, dans la plupart des secteurs, les ouvriers sont confrontés en même temps exactement aux mêmes attaques : à la fois aux suppressions massives d'emploi, à la question des salaires et à la détérioration des conditions de travail. Pour montrer qu'il n'était pas possible de s'en tenir au seul secteur de l'automobile, nous avons illustré nos propos par les exemples édifiants d'Airbus et d'Alcatel. Aussitôt, un militant de LO a rétorqué qu'il "ne fallait pas tout mélanger" et qu'ici c'était "un forum sur les problèmes de l'automobile" : "Si tu veux parler de l'aéronautique ou d'Alcatel, il y a d'autres forums prévus pour cela." Voilà bien une réaction caractéristique de la méthode et du rôle de LO ! Derrière des slogans comme "Tous ensemble !" et des phrases ronflantes dans sa presse ou ses discours sur "l'unité et la solidarité des travailleurs", dans sa pratique, LO n'a de cesse de morceler et diviser les ouvriers, cherchant à isoler, à enfermer, à engluer chacun d'eux dans les problèmes particuliers de "son" entreprise, de "son" secteur.

Mieux encore, au moment même où se tenait ce forum sur "l'automobile française", LO organisait séparément une autre discussion "sur la situation politique et sociale en Espagne" centré sur les suppressions d'emplois chez l'équipementier automobile Delphi à Puerto Real ! Cette lutte, sans conteste, concernait pourtant bien le secteur de l'automobile mais ce qui prévalait là, selon LO, c'était les "spécificités nationales". Rien à voir avec la France puisque, là-bas, de l'autre côté de la frontière, les attaques sont menées sous la houlette du gouvernement "socialiste" de Zapatero (sic !). LO met en avant cette "spécificité" dans le seul but de masquer ce que révèle à l'évidence la lutte des ouvriers de Delphi : droite ou gauche au pouvoir, ce sont les mêmes attaques qui pleuvent sur la classe ouvrière. Cette vérité toute nue est aujourd'hui fort gênante pour LO, faisant tomber l'alibi essentiel de son appel à voter pour la candidate socialiste Ségolène Royal : "faire barrage aux mesures de la droite sarkozyste"1. Quand le CCI est intervenu dans ce débat pour souligner l'unité du combat de la classe ouvrière, rappelant que dans cette région d'Espagne les ouvriers d'Airbus avaient commencé à se joindre à la lutte et à développer une solidarité ouvrière2, la seule réponse de LO a été que cette mobilisation n'avait servi à rien puisqu'elle n'avait pas suffi à empêcher les licenciements. C'est pourquoi LO prônait "une autre orientation politique" : il fallait plutôt "faire pression sur le gouvernement pour réclamer l'expropriation des employeurs qui licencient et demander l'ouverture et le contrôle des livres de compte de l'entreprise".

Quelle surprise ! On reconnaît là un des refrains favoris entonnés par LO tout au long de sa campagne électorale en France. Les recettes de LO pour saboter la solidarité ouvrière ne connaissent certes pas de frontières. Chaque fois que le prolétariat affirme et développe quelque part la solidarité dans ses luttes, LO s'y oppose toujours et partout plus ou moins directement sous prétexte que "ce n'est pas le lieu", ni le "bon moment", ni encore la "bonne stratégie". Cette organisation dévoile ainsi sa véritable nature et sa véritable fonction : diviser et saboter les luttes aux côtés des autres organes bourgeois chargés d'encadrer la classe ouvrière.

W - Courant Communiste International

1  Rappelons en passant que le CCI se trouve interdit de stand depuis 1992 pour avoir osé brandir les Unes de LO appelant à voter Mitterrand en 1974 et en 1981.

2  Lire notre article "Fermeture de l'usine Delphi en Espagne : Nous ne serons forts que dans la lutte massive et solidaire" publié dans RI n°378 d'avril et disponible sur notre site Internet www.internationalism.org

Link_go Lien relatif

Email Email de contact: france_AT_internationalism.org

Commentaire(s)

> LO

Lo a par ailleurs soutenu les manifestations de policiers en 1981 et appelé à plus de police de proximité lors des émeutes. On se demande où passe leur analyse marxiste dans ces postions et ces engagements à demi , dès lors que la fin est sifflé par les instances hiérarchiques à l'approche d'une éléction. Lo malgré la sincérité et l'engagement de nombres de ses militants de base restent une oraganisation où parfois on aurait presque honte de se dire révolutionnaire. Dans certains quartiers les élus sont à l'écoute des gens comme des marchands de tapis, journal en main en se désolant que de bons citoyens soient envahi par tous ces jeunes bruyant qui sans aucun doute deale de la drogue; LO comme l'UMP comprend ces inquiétudes poujadistes, si ça peut lui rapporter quelques voix en plus...

> la secte du CCI

elle fait quoi, à part taper sur les organisations et syndicats -et reproduire la presse bourgeoise pour montrer qu'elle est "bien informée"? (le racolage vers les anars : à mourir de rire ! après les avoir descendus en flamme dans un autre article)

La secte du CCI devrait demander un stand} aux universités

- du MEDEF

- de l'UMP

plutôt qu'à LO

Mais la réponse risque d'être : on les paye suffisamment, s'il faut en plus entendre leurs conneries révolutionnaires de boutonneux : nos gosses nous les débitent déjà, avant de toucher l'argent de poche !

peut être auprès du FN ? (ils auraient du succès)

Question : "Nous", c'était un ? ou deux (dont un jeunot ?)

Le Jhonny, c'est-y pas celui qui a posté l'artcicle

> LO

c'est obligatoire l'interrogatoire???s'il y aun jeunot dan l'équipe; pourquoi t'aimes pas les jeunots?

si on touche de l'argent de l'UMP? j'aurais dû m'en apercevoir vu que ça fait de nombreuses années que je suis au dessous du seuil de pauvreté, tout en travaillant dans divers entreprises où j'entend les mêmes commentaires de syndicalistes ou d'autres militants de ta trempe, qui souvent occupent des fonctions dans certains syndicats et participent subtilement à bloquer toute ouverture interpro...ex:CPE à la SNCF....à la poste, ...

Quand aux conneries révolutionnaires boutonneuses, je te renvoie à la lecture de Marx, si tes heures de délégatrion de le permette , ça t'éclairera sur la situation; ce type de commentaires étaient déjà au dessous de la ceinture après 68, pour stigmatiser les gêneurs et apparemment toujours en vogue chez les réformistes aujourd'hui...

> Un con reste un con !

Concernant M. Bardet et ses provocations cégéto-staliniennes,

Lu sur Indy Marseille :

Le communisme n'a JAMAIS été ce qu'en raconte ce texte ! Cela, c'est du pur Staline !

Le communisme, c'est la DISPARITION DE LA PROPRIÉTÉ, de l'argent, de la valeur, du travail salarié, de l'État, des nations et frontières et des classes sociales.

Le PCF a renié tout cela depuis sa stalinisation, au début des années 1930 ! Ce parti de renégats s'est d'ailleurs depuis lors toujours comporté en vaillant défenseur de l'État français et du Capital national, de sa police et de son armée. Et malheureusement pour l'auteur de ce texte, le PCF a été au gouvernement et ne s'est pas distingué de n'importe quel autre parti bourgeois en licenciant à tour de bras et en aggravant les conditions de vie ouvrières !

Alors qu'aujourd'hui ce parti xénophobe et patriotard paie ENFIN sa trahison d'un déclin historique irréversible, il se trouve encore des gens pour l'appeler « communiste » ? Quelle plaisanterie ! Oui, le communisme est le futur du capitalisme, mais le PCF n'est plus communiste depuis longtemps !

Vieux sympathisant de la Gauche communiste internationale

Lu sur Indy Paris

Certains, donc l'omnipotent Bardet, référence nationale du stalinisme rampant et du syndicalisme de cogestion version serpillière d'Etat au service de la bourgeoisie, n'ont strictement pas lu le texte comme d'hab ! Ou, plus réaliste, il n'ont rien compris... Le CCI n'en a rien à foutre de l'UNEF (par choix il n'y sera jamais présent !), comme de tous les syndicats bourgeois et aspire même à ce que la conscience de classe amène les prolétaires (au sens large) à se tirer de ces organismes régulateurs du capitalisme que sont "TOUS" les syndicats reconnus !

Vaste programme que celui de monsieur "B". Par des méthodes staliniennes, cet archétype de la serpillière d'Etat au service de la bourgeoisie via le PCF (cet ectoplasme social-capitaliste à 1,93 %) et du syndicalisme cogestionnaire via la CGT version "gros rouge", n'a de cesse 365 jours par an, de dénigrer les anarchistes et les marxistes antiautoritaire et internationaliste... De plus et c'est le principal, pour lui, il essaye de vendre sa soupe nauséabonde et à vomir sur tous les Indy. Monsieur "B" est heureux, comme tous les idiots utiles de la bourgeoisie il vient de découvrir qu’IMPUISSANT face à une certaine réalité qui le dérange il jouissait au moins du clavier (dans tous les sens du terme) !

> intéressant débat

sur les méthodes du CCI à lire sur indymedia paris

http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=83921

> il semblerait que le CCI pratique sa méthode

de secte et entretienne la confusion (volontairement) et mise en cause personnelle : je signe mes commentaires et articles soit de mes initiales, soit de mes prénom et nom. Depuis quelques jours, je vois fleurir des attaques qui semblent m'être adressées. J'ai laissé passer, mais...

J'assume mes opinions et mes actes, n'en déplaise ! Je ne m'invente pas un anonymat, ni un pseudo, et je ne menace personne au téléphone (n'est ce pas Freddy ?) à domicile (message conservé sur le répondeur)

Pour mettre les choses au point : j'ai déjà écrit que si le CCI veut organiser un débat avec des salariés de la CRAM, distribuer un tract à la sortie, libre à lui (arrêt Hôtel de Ville). Mais personnellement, je ne lèverai pas le "petit doigt" pour organiser un soit-disant "débat" avec un groupuscule sectaire. S'ils en font un, néanmoins, j'y serai

P. Bardet, militant CGT

_________

- même commentaire sur Indymédia Paris

> brèche

attention camarade, ces pugilats sur indy peuvent vite devenir un brèche pour les rgs, pouvant ainsi connaitre nos discordes et s'en servir pour nous diviser, voir plus

alors discussion, argumentation; oui

mais règlement de compte:caviar pour les flics

> Appel à souscription internationale en faveur du CCI

Pourquoi Indymedia est-il inondé d’une telle multitude de textes du CCI ?

Par manque de moyens, le fer de lance du prolétariat mondial en est réduit à publier ses œuvres complètes dans les médias alter pour pas un rond, ce qui n’est pas digne de leur valeur inappréciable !

De plus, ils en sont réduits à faire rédiger leurs textes par des SYMPATHISANTS, leurs MILITANTS étant trop démoralisés pour mettre la main à la pâte, ce qui risque de générer certaines déviances.

Ceux pour qui cette situation est intolérable auront à cœur d’aider financièrement cette noble entreprise afin qu’elle puisse publier ses œuvres dignement sans demander la charité.

> Pour mieux connaître le CCI

Le CCI, un groupuscule ''communiste'' qui cache mal son sionisme :

http://perso.orange.fr/do/ag/1101.htm]