Menace sur la vie du leader de l'opposition congolaise

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Les libéraux francophones belges, "Joseph Kabila" et Gizenga s'apprêtent à
assassiner M. E. Tshisekedi et à endeuiller encore une fois notre Peuple

M. Etienne Tshisekedi vient d'être mis, ce 8 février 2007, en résidence surveillée.
Un bataillon de plusieurs militaires est posté devant sa Résidence de Limete. Alors
qu'il est toujours chez-lui, ne parle pas, ne répond pas à toutes les attaques
voilées ou visibles.
Une grande Tente pouvant contenir plus de 600 militaires vient d'être érigée par les
escadrons de la mort d'Hyppolite Kanambe, alias "Joseph Kabila" devant la Résidence
de M. Etienne Tshisekedi à Limete.



Tous les Diplomates basés à Kinshasa peuvent aller constater ce fait et s'informer
auprès des Responsables politiques et militaires Congolais sur le pourquoi de ce
Camp militaire inédit que l'on vient d'installer en pleine cité devant la Résidence
de M. Etienne Tshisekedi. L'assaut final contre la Résidence de M. Etienne
Tshisekedi par les escadrons de la mort surarmés et déjà position des tirs semble
être fin prêt. La situation est hautement grave, explosive et préoccupante. Les
passants sont écartés avec violence et brutalité de cet endroit. L'accès à la
Résidence de M. Etienne Tshisekedi est interdit à tous les combattants de la liberté
qui, alertés, affluent déjà de toutes les zones de Kinshasa pour aller tenter
d'empêcher, même avec les mains nues, que l'irréparable commandité à partir de
Bruxelles par les libéraux francophones belges contre notre Patrie et contre notre
Peuple ne se produise.



Si l'irréparable qui se prépare arrive effectivement contre M. E. Tshisekedi, contre
notre Patrie et contre notre Peuple, nous tiendrons pour responsables, non seulement
"Joseph Kabila" et Gizenga, mais aussi et surtout les Libéraux francophones Belges
qui soutiennent "Joseph Kabila" et tous ses crimes contre l'humanité perpétrés:



- contre notre Peuple et contre notre Patrie;

- et contre les Contribuables Belges, contre les Citoyens de l'Union
Européenne et de toute la Communauté Internationale trompés et spoliés de tant de
milliards de $US et d'Euros prélevés sur leurs impôts.



En effet, les libéraux francophones belges ont induit tout la Communauté
Internationale en erreur et ont reçu des milliards de $US et d'Euros soit-disant
pour apporter l'aide humanitaire au Peuple Congolais et organiser les élections
libres et démocratiques au Congo.



Le Peuple Congolais qui était censé être aidé avec ces milliards de $US et d'Euros
croupit dans une catastrophe humanitaire indescriptible, "la plus grave des crises
de ces 60 dernières années depuis la 2ème Guerre Mondiale". Où sont partis ces
milliards de $US et d'euros?



Les libéraux francophones belges ont failli faire échouer le Dialogue Intercongolais
en tant que géniteurs et parrains politiques de l'arrangement frauduleux
Kabila-Bemba.



Ils ont été les instigateurs de l'exclusion de M. E. Tshisekedi et de l'UDPS ainsi
que de toutes les forces patriotiques et démocratiques congolaises de la gestion du
Pays pendant la Transition.



Durant toute la Transition, ils ont couvert les crimes les plus odieux gratuitement
commis par "Joseph Kabila": les "blocages de toutes les résolutions du Dialogue
Intercongolais contenues dans l'Accord global et inclusif dont M. E. Tshisekedi a
été l'un des Principaux Artisans.






Les libéraux francophones belges ont couvert, durant toute la Transition, la
consécration des principes démocratiques dans notre Société et la réalisation des
objectifs de la Transition. Ils ont soutenu le terrorisme d'Etat, les alliances
entre "Joseph Kabila" et les génocidaires rwandais hutus, l'insécurité généralisée,
les violences sexuelles, les violations des libertés et des droits fondamentaux de
l'homme, le pillage des richesses nationales comme l'ont révélé différents Rapports
des Commissions (Bakandeja, Lutundula, Cours des Comptes, Banque Mondiale..)…



Il a fallu que M. Karel De Gucht, une fois désigné Ministre Belge des Affaires
Etrangères, voyage au Congo pour découvrir l'insupportable et le dénoncer à la face
du Monde: la médiocrité criante de "Joseph Kabila" et des autres "animateurs" de la
Transition qui étaient tout sauf des hommes d'Etat, compétents, dignes, respectueux
du Bien Commun, soucieux de l'Intérêt Supérieur de la Patrie et du Peuple,
responsables et à la hauteur de la tâche qui leur était confiée..



Les libéraux francophones belges ont soutenu la prolongation automatique de la
Transition en violation évidente et flagrante contre l'article 196 de la
Constitution de la Transition et au mépris de la volonté de notre Peuple exprimée
notamment à travers les manifestations populations organisées à l'intérieur et à
l'extérieur du Pays avant, et après le 30 juin 2005. Ils se sont permis d'aller
menacer notre Peuple, nos leaders et nos journalistes à la télévision congolaise.
Ils ont recommandé à "Joseph Kabila" de réprimer dans le sang les manifestations
populaires pacifiques qui s'opposaient à toute prolongation automatique, illégale et
illégitime de la Transition et avec les mêmes fossoyeurs de la Transition. Cette
répression sanglante a eu lieu au Congo.



Et au lieu d'organiser des élections libres et démocratiques grâce aux ressources
financières considérables récoltées en Belgique et à travers le Monde, c'est un
processus vicié, dénaturé, exclusif, injuste, discriminatoire, corrompu qui a été
imposé à notre Peuple. Des milliers des Congolais résidant à l'intérieur et à
l'extérieur du Pays en ont été exclus. L'UDPS et toutes les forces patriotiques et
démocratiaues congolaises en ont été exclues.



Pouvons-nous organiser des élections en Wallonie, en exclure le MR, le PS et le
Parti écologique ainsi que tous les grands leaders de ces partis politiques et
qualifier de telles élections de crédibles, inclusives, justes, libres et
démocratiques? C'est ce qui s'est passé au Congo avec l'exclusion, du processus
électoral, de M. E. Tshisekedi, de l'UDPS et de toutes les forces patriotiques et
démocratiques congolaises.



Cela apparaît à tout bon sens comme contradictoire, paradoxal et incompréhensible:
l'UDPS n'a été reconnue que le 31 mars 2006, c'est-à-dire plusieurs mois après la
clôture des opérations d'enregistrement et d'enrôlement - débutées d'ailleurs dans
la précipitation le 20 juin 2005 -, et la veille de la clôture du dépôt des
candidatures.



Alors que l'UDPS existe depuis 1980 en tant que Mouvement politique d'Opposition
contre le régime dictatorial de Mobutu et officiellement en tant que Parti politique
d'Opposition depuis le 15 février 1982; est le seul parti politique démocratique qui
connaît une adhésion libre, massive et spontanée de nos compatriotes sur toute
l'étendue du territoire national et qui est le plus représenté dans la Diaspora
congolaise; un parti politique qui a mis en difficultés sur le terrain tous les
systèmes d'asservissement et de prédation que les esclavagistes et les prédateurs
ont tenté d'imposer à notre Peuple; c'est le parti politique qui l'âme, le moteur et
le catalyseur du combat de libération de notre Peuple depuis 1980 à ce jour.



L'organisation et la publication des résultats de cette escroquerie et mascarade
électorale ont été entâchées de fraudes, de tricheries, d'intimidations,
d'irrégularités… Tout cela a été orchestré par les libéraux francophones belges pour
légitimer le pouvoir de leur pion - l' imposteur rwando-tanzanien Hyppolite Kanambe,
alias "Joseph Kabila" - et le système esclavagiste, dictatorial, génocidaire et
prédateur. Cfr Critiques formulées contre la "constitution" (rédigée à Liège) de la
3ème République par les constituionnalites congolais et étrangers y compris belges.



Le Jour de la publication des résultats de l'escroquerie électorale a été une
Journée d'un Véritable Deuil National pour notre Peuple. Mais la publication de ces
résultats a été accueilie et saluée par une explosion de joie (klaxons des véhicules
dans les rues) au Rwanda, en Tanzanie, en Ouganda, au Burundi et chez les libéraux
francophones belges.



Après une longue et insoutenable attente, c'est avec une grosse déception et un
grand désespoir que notre Peuple vient d'accueilir la publication du gouvernement
élephantesque et inutilement budgétivore de Gizenga, dans une pays en faillite,
confronté à une catastrophe humanitaire et sanitaire et dont les caisses de l'Etat
ont été vidées par la campagne électorale de "Joseph Kabila" et de JP Bemba. Ce
dernier fait a été dénoncé même par la presse internationale (Cfr La Libre
Belgique).



Pour notre Peuple, M. Etienne Tshisekedi apparaît, encore aujourd'ui plus que
jamais, LA SOLUTION A LA CRISE.



Voilà pourquoi les ennemis de notre Peuple et de notre Patrie s'apprêtent à éliminer
physiquement M. Etienne Tshisekedi comme cela fut le cas pour Patrice Emery Lumumba.




Nombreux écrits et témoignages y compris des Belges sont formels: la responsabilité
politique et morale des gouvernants belges est engagée dans l'assassinat de Patrie
Emery Lumumba.



Depuis l'indépendance de notre Pays à ce jour, les gouvernants belges sont impliqués
dans l'imposition des systèmes d'asservissement et de prédation à notre Peuple, les
blocages successifs de la reconquête de notre dignité humaine, la sauvegarde et la
consolidation de notre indépendance et souveraineté nationales et l'avènement d'un
Etat de droit démocratique, pluraliste, moderne et prospère au Congo.





Nous lançons un appel vibrant et pathétique à tous les autres gouvernants belges
afin qu'ils s'informent auprès de l'Ambassadeur de la Belgique basé à Kinshasa,
auprès des Services spéciaux et compétents… et qu'ils interpellent, toutes affaires
cessantes, les leaders des libéraux francophones belges: qu'ils s'expliquent sur ce
crime qu'ils s'apprêtent à commettre au Congo.



Nous lançons le même appel à tous les vrais démocrates et humanistes du Monde, à les
décideurs de la Communauté Internationale, à toutes les organisations humanitaires
et de défense des droits de l'homme, à tous les hommes épris de liberté, de paix, de
justice, d'amour, de solidarité et d'égalité entre les peuples ainsi qu'à tous les
hommes de bonne volonté.



Que chacun puisse agir, là où il est, selon ses possibilités et ses moyens,
individuellement et collectivement pour prévenir et empêcher ce crime.



Fait à Bruxelles, le 8 février 2007.