La Societe Civile Las Abejas appel aux dons pour Oaxaca

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La Societe Civile Las Abejas et Espoir Chiapas lancent un appel d'urgence a don d'urgence ! La Caravane qui fait route vers Oaxaca et y achemine des vivres et materiel medical a besoin d' un soutien financier. Rendez vous sur le site espoir chiapas pour la paix, la justice et la liberte !

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ACTION URGENTE : La Société Civile Las Abejas appelle au soutien financier pour sa Caravane en route pour Oaxaca





Le 9 Novembre, la Société Civile Las Abejas a envoyé une caravane de vivres et de médicaments vers Oaxaca en soutien solidaire aux blessés et afin de parer au blocus gouvernemental. Elle nous fait aujourd'hui parvenir son appel afin que des organisations et personnes du monde entier se mobilisent pour l'aider à poursuivre son action.

Nous, Association Espoir Chiapas, soutenons le projet de santé de Las Abejas depuis plusieurs années. {{Nous souhaitons répondre le plus rapidement à cet appel par un soutien financier qui se fera par vos dons de solidarité avec les peuples mexicains victimes d'injustices.


Afin d'effectuer vos dons, rendez-vous sur }}

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Appel de l'association OSECAPIACH, branche santé de La Société Civile Las Abejas à l'association Espoir Chiapas


"Nous, l'association OSECAPIACH, branche santé de la Société Civile Las Abejas (ndlr), accompagnerons la caravane durant son voyage.
Aujourd'hui nous disons ¡YA BASTA! a la injusticia. El pueblo unido jamas sera vincido, la lucha sigue, Hasta la victoria siempre.


Nous avons besoin d'un appui économique pour notre mobilisation. Les promoteurs de santé sont en ce moment même dans différente communauté pour s'occuper des habitants. Peut être resterons nous une semaine à Oaxaca. Nous sommes en train de prendre contact avec d'autres personnes qui souhaitent être solidaire à notre association. (…)

C'est tout pour le moment.

Nous restons en contact

Reciben mucho saludos de nuestra association

Sabino Perez Gomez"

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Communiqué de La Société Civile Las Abejas sur le Caravane


{Tierra Sagrada de los Mártires de Acteal
Chiapas, México. 7 Novembre 2006.

Lic. Vicente Fox Quezada
President Constitutionnel des
Etats Unis Mexicains}

A présent,

En ce moment crucial que vivent les peuples, nos frères, de l'état de Oaxaca, et spécialement au mouvement de l'APPO en un état de crises des droits humains et de paix sociale par la répression, les détentions arbitraires de l'état, les violations des garanties individuelles et constitutionnelles, le manque de sérieux et la capacité du dialogue pour la solution du conflit de l'état.

Le gouvernement mexicain a eu recours à la force publique et aux armes, aggravant la violence et détériorant la sécurité publique de la société en vu de promouvoir et impulser la paix et la solution juste aux demandes des peuples de Oaxaca. La conséquence de ces actes a coûté la vie de plusieurs personnes, 59 disparus, 84 détenus sans procès légaux, blessés, malades et manque de nourriture et de vivre à causes du blocage des moyens de communication par la Police Fédérale de l'état.

La capitale de Oaxaca se trouve dans un réel état de blocus policier empêchant l'arrivée de vivres pour ceux de l'APPO.

C'est pour cela que nous, la Société Civile Las Abejas, avec les membres de la société civile de l'état du Chiapas, envoyons une caravane à Oaxaca le 9 Novembre de cette année pour acheminer des vivres comme une forme d'action humanitaire et urgente au secours de la paix juste et digne basée sur l'attention et la solution répondant aux demandes de l'APPO, considérant indispensable la défense et l'application des droits humains, liés aux libertés fondamentales des individus comme un droit sacré des peuples du Mexique et du monde, comme le précise l'ONU dans sa déclaration par la résolution 3911 du 12 novembre 1984 : « Nous proclamons solennellement que les peuples de notre planète ont le droit sacré à la paix » « nous déclarons solennellement que protéger les droits humains des peuples à la paix et contribuer à sa réalisation est une obligation fondamentale de tout état »

Pour ce motif, nous sollicitons afin atteindre cet objectif de paix, que soient garanties les conditions d'accès en retenant les policiers jusqu'à notre arrivée en la capitale d'Oaxaca et la livraison des vivres que nous allons porter. Afin d'y parvenir nous avons écrit aux Nations Unies, à la Croix Rouge Internationale ainsi qu'à la Commission nationale des droits de l'homme afin qu'ils se portent témoins du respect de ces conditions.

Il est important de souligner que nous sommes une société civile pacifique, que nous ne recourrons pas à la violence mais ¡NOUS EXIGEONS LA JUSTICE ! comme nous l'avons montré lorsque 45 de nos frères sont morts à Actéal, sans les venger. Notre réponse a été le discours, le jeûne, le dialogue, les dénonciations et les demandes de justice digne et la paix durable pour nos peuples du Mexique et du monde.

{{QUE NOS PAROLES SOIENT POUR LA PAIX ET LA RAISON

ET NOS ACTES POUR LA CONSTRUCTION DE LA DIGNITE

¡FIN A LA REPRESSION !

¡DEMOCRATIE, JUSTICE ET LIBERTE !}}

Attentivement,

La Société Civile Las Abejas -------- Fax: +52 (967) 6783551 -------- Mail : nichim51@hotmail.com

Commentaire(s)

> Compte rendu de la manifestation bordelaise en soutien à Oaxaca

Bordeaux, lundi 20 novembre 2006, 17h30, une soixantaine de personnes s'est

donnée rendez-vous devant le Consulat Mexicain (rue Porte Dijeaux, devant

Molat).

Malgrè un crachin ténu, c'est une petite foule joyeuse et décidée qui

interpelle les passants sur la situation de Oaxaca.

Solidaires du Collectif Chiapas 33, AC! Gironde, la CNT, du Comité

Anti-Incité, d'Hacktivismes, Sud PTT, Solidaires 33, Cercle Jean Barué (FA),

des étudiants, Dissensus et Espoir Chiapas (78) ont invité leurs militants à

une distribution de tracts.

Tee shirt maculés de rouge et bandanas sur le visage sont de rigueur mais on

sent que si les évènements à Oaxaca sont dramatiques (enlèvements, tortures,

meurtres...), cette lutte menée par nos amis Mexicains est porteuse de

grands espoirs, ici même.

Si là-bas, une révolution semble être en marche : "Le pouvoir au Peuple",

c'est ensemble ici que nous la soutenons et l'encourageons.

Elle nous permet de nous réunir autour d'une cause plus globale et nous

laisse entrevoir la possibilité de reprendre prise sur notre réel.

De fait, cette manifestation se passe dans une bonne humeur et une

détermination palpable.

Alors que la sono nous fait entendre des musiques mexicaines, la troupe se

met en marche avec ce slogan "NON A LA REPRESSION ! SOUTIEN A OAXACA !".

Nous descendons ainsi la rue Porte Dijeaux, puis remontons la rue Sainte

Catherine où les badauts étonnés regardent passer cette déambulation sonore.

"On vous ment ! On vous désinforme !"

"En soutien aux peuples de Oaxaca ! En soutien aux peuples du Chiapas ! En

soutien à tous les peuples en lutte de par le monde et ici même, nous

marchons aujourd'hui à Bordeaux".

"Etat Mexicain : assassin ! Etat Français : complice !"

Après une courte hésitation place St Projet, le cortège décide de poursuivre

symboliquement sa marche jusqu'à la place de la Victoire.

Toujours aussi joyeux, toujours aussi bruyant, le défilé, que des passants

ont rejoint, finit sa course sous l'Arche où le micro est laissé ouvert à

une prise de parole libre.

Cette manifestation totalement improvisée a permis une évidente visibilité

de la problématique OAXACA.

Près de 2000 tracts ont été distribués dans la rue la plus passante de

Bordeaux.

Il s'agit maintenant de poursuivre le travail d'information sur OAXACA et

plus généralement sur la situation au Mexique, de poursuivre la

collaboration avec les associations venues soutenir cette cause.

Des rencontres sont prévues au mois de Décembre.

Hasta la victoria siempre ! Tous ensemble, ouais !

Usul

Hacktivismes

_ http://hacktivismes.org/

_ Relais associatif - Informations alternatives

_ Bordeaux (Fr)

_ 08 73 81 36 55

> > La Societe Civile Las Abejas appel aux dons pour Oaxaca

Comptes-rendus des mobilisations de France et de Belgique lors de la

journée internationale de solidarité avec Oaxaca, lundi 20 novembre.

-

BORDEAUX.

Environ 60 personnes devant le consulat puis en manifestation lors de

cette journée.

-

DIJON.

À Dijon, on était une petite cinquantaine de personnes à se réunir

devant le consulat du Mexique, à l'appel de l'interlibertaire dijonnaise. Après un rassemblement plutôt morose (mais accompagné de fumigènes efficaces), le consulat étant fermé, il nous a été impossible d'envoyer un fax comme on avait prévu d'en faire la demande, on a fait une petite manif dans les rues de Dijon derrière une banderole "Mexique : solidarité face à la

répression à Oaxaca", tout en diffusant des tracts pour informer les

gens de ce qui se passe là-bas. On a fait ça plutôt soft vu que des gens

passent déjà en procès pour l'occupation du même consulat mexicain en

septembre.

-

LYON.

La multitude lyonnaise avec le soutien du syndicat CNT du département du

Rhône s'est rassemblée ce lundi 20 novembre 2006, journée de grève,

d'actions internationales pour soutenir les peuples d’Oaxaca, province

du

Mexique sous l'assaut de la Police fédérale depuis maintenant trois

semaines.

La multitude lyonnaise soutient la rébellion légitime des peuples

d’Oaxaca

face aux pouvoirs locaux corrompus, violents et face à celui de l'État

mexicain qui ne connaît que répression militaire et expropriations.

À la sortie de la station de métro Hôtel-de-Ville à 18 heures, une

cinquantaine de sympathisant-e-s se sont rassemblé-e-s face à la mairie

de

Lyon : diffusion de tracts, de lettres de protestation à envoyer aux

autorités, d'informations sur la situation des peuples d’Oaxaca depuis

six

mois. Feux d'artifices, prises de parole...

Un film sur la violence commise par l'État mexicain à Atenco en mai

2006 a

été diffusé dans le local de la CNT après un pot convivial.

Les ami-e-s de Rebellyon.info relayent les informations sur la

situation à

Oaxaca ici à Lyon ; face aux medias français muets, nous continuerons à

informer et à combattre toutes les formes d'autorités et de violences

sociales.

-

MARSEILLE.

Environ 200 personnes se sont rassemblées sur le Vieux-Port, ce soir de

mistral du 20 novembre, à l'appel d’Alternative Libertaire, d’Apatapela,

du Comité Chili Amérique Latine, de la CNT (Marseille), du Collectif

Caracol, du Comité de soutien à Mumia Abu-Jamal, du Collectif Nawak, du

journal CQFD, du Groupe anarchiste de Marseille (Fédération anarchiste),

de la LCR, de SUD étudiants (Aix-Marseille), du collectif La Rage du

Peuple et d’individus solidaires.

Nous partîmes en déambulation festive sur la rue Breteuil avec moult

jolis

flambeaux et slogans rageurs et solidaires ("APPO, APPO, APPOYA LA

APPO",

"JUSTICIA, JUSTICIA, FUERA ULISES RUIZ" "EL PUEBLO UNIDO (ou ARMADO)

JAMAS

SERA VENCIDO"...

Sous les fenêtres de M6, nous avons dénoncé le silence des médias

dominants sur ce qui se passe à Oaxaca (ça ne les a pas fait plus bouger

pour autant...).

Des clowns-maîtres-d'école nous attendaient en embuscade au coin d'une

rue, pour nous assener des cours délirants z'et rebelles de maths, de

biologie et enfin de gym pour la construction de la barricade lorsque

nous

arrivâmes sur la place de l'opéra devant le consulat honoraire du

Mexique.

Six banderoles ont orné la place. Un "autel pour les morts" déjà tombés

au

cours de cette lutte, selon les traditions indigènes du Mexique. Et

notre

superbe "barricade" de cartons symbolique et en soutien aux biens plus

périlleuses et réelles barricades d’Oaxaca !

Nous avons remis au consul honoraire (toujours aussi diplomatiquement

courtois), une pétition qu'il nous promit de faxer au "malo gobierno" du

Mexique.

Puis nous mîmes le feu à notre "barricade" juste pour la joie du feu et

du

chant et de la parole rebelle.

Le tout fut filmé par le collectif Nawak pour être envoyé en soutien aux

insurgé-es d’Oaxaca.

Nous promîmes de nous revoir pour continuer et amplifier notre soutien à

l'APPO (Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca).

-

PARIS.

C’est sous une pluie battante que se sont réunies sur le parvis

Beaubourg,

dans le centre de Paris, ce lundi 20 novembre, journée internationale de

solidarité avec la révolte d’Oaxaca et l’Assemblée populaire des peuples

d’Oaxaca (APPO), près de 500 personnes qui défilèrent ensuite jusqu’au

consulat du Mexique.

Le cortège s’élança aux alentours de 19 heures. Toutes et tous les

manifestantEs y exprimèrent leur rejet de la répression et de la

présence

militaire à Oaxaca ainsi que leur solidarité avec le peuple digne

d’Oaxaca

qui lutte contre le gouvernement et pour une autre façon de faire de la

politique.

C’est au rythme d’une battucada, d’enregistrements de Radio Universidad,

de corridos et de slogans tels "État mexicain, assassin", "¡Ya cayo! ¡Ya

cayo! ¡Ulises ya cayo!" ou encore "¡El pueblo unido jamás será vencido!"

que les manifestantEs ont défilé durant près de deux heures jusqu’à

rencontrer, dans une rue étroite, un mur de CRS empêchant le cortège

d’atteindre le consulat. Cependant certainEs ont réussi, par des rues

détournées, à y crier leur solidarité avec le peuple d’Oaxaca en lutte.

Après une demi-heure de battucada, des prises de paroles ont permis de

faire un point sur la situation là-bas. Et c’est doucement, sous un ciel

enfin clément, que le cortège s’est dispersé un peu avant 21 heures.

Dehors Ulises !

Dehors la PFP !

Réapparition de toutEs les disparuEs !

Libération de touTEs les prisonnierEs !

Oaxaca n’est pas seul !

Restons mobiliséEs !

-

TOULOUSE.

Une centaine de personnes environ, convoquées par le "Collectif de

solidarité Chiapas-Mexique" de Toulouse, participèrent à une nouvelle

manifestation de soutien aux peuples d’Oaxaca. Devant le consulat du

Mexique, plusieurs étudiants et citoyens mexicains prirent la parole

pour

dénoncer l’indifférence et la calomnie manifestées par le consul

honoraire, monsieur Saint-Martin, et réitérer son appui à la résistance

et

à la dignité du peuple d’Oaxaca, et à leurs demandes : sortie immédiate

du

gouverneur assassin Ulises Ruiz, sortie de la PFP, libération de touTEs

les prisonnierEs et disparuEs, ainsi que la justice à l’encontre des

responsables de la répression brutale déchaînée contre le mouvement

populaire oaxaquénien. Il en ressortit également la valeur exemplaire de

ce mouvement, qui démontre que le peuple est capable d’assumer et de

contrôler directement, de manière démocratique et horizontale, les

fonctions et les services essentiels de la vie sociale :

l’approvisionnement et la distribution alimentaire, l’ordre public et la

justice, les transports et la propreté, l’hygiène, etc. C’est-à-dire

qu’il

est capable de s’autogouverner.

-

LIÈGE.

Depuis plusieurs mois, un mouvement social sans précédents se développe

dans l'État d'Oaxaca. Parti d'une revendication salariale de

professeurs,

le mouvement s'est étendu à l'ensemble des associations et mouvements de

l'État. L’autorité a du quitter la ville qui est contrôlée et gérée par

l'Assemblée populaire des peuples d'Oaxaca (APPO) depuis le mois de

juin.

Le gouverneur de l'État, envoie des paramilitaires pour réprimer le

mouvement : assassinats, enlèvements, et agressions contre la

population.

Quant au pouvoir fédéral mexicain, il déplace plusieurs milliers de

policiers pour "rétablir l'ordre" fin octobre. C’est ce qu’on appelle la

militarisation d’Oaxaca. C’est bizarre ça me fait penser à un autre

État,

Hier soir quelques personnes (moins d’une vingtaine selon les

organisateurs, plus de cinquante selon les renseignements généraux) se

sont rassemblées devant l'ambassade mexicaine pour exprimer leur

solidarité avec les peuples d'Oaxaca et exiger de l'État mexicain

l’arrêt

de la répression et les tortures contre la population d'Oaxaca, la

libération tous les prisonniers politiques et des "disparus", la fin de

l'impunité des criminels.

Une banderole, quelques bougies attirent l’attention Avenue Franklin

Roosevelt, et quelques tracts sont distribués aux rares passants. Bien

que

l'ambassadrice ait été absente, quatre personnes ont été reçues par le

chargé des affaires politiques et sociales. Une fois à l'intérieur de

l'édifice, nous (deux indyiens et deux mexicaines résidant à Bruxelles)

sommes conduits dans une salle de réception au premier étage. Quel luxe

les ambassades, je ne m’y habitue pas ! Notre interlocuteur nous propose

d'exprimer nos revendications pour pouvoir les transmettre à Mexico. Il

a

l'air de connaître son dossier. Hier, les ambassades mexicaines avaient

été prévenues un peu partout sur la planète : certaines d’entre elles

auraient de la visite ce 20 novembre.

Nous demandons quelle est la position officielle de l'État mexicain en

ce

qui concerne les meurtres, les arrestations arbitraires et les

disparu/es

à Oaxaca. On compare les chiffres de l’APPO et ceux du gouvernement (qui

reconnaît 7 morts et trois disparus…). La compañera rapporte le contenu

de

ses communications téléphoniques avec des parents et amis qui vivent à

Oaxaca, insistant sur les très nombreuses et très inquiétantes

disparitions, indigne d’un État de droit. Notre hôte note

consciencieusement et nous assure qu’il transmettra nos demandes au

gouvernement mexicain.

Nous exigeons le respect des droits de l'Homme quoi qu'il arrive et

expliquons aussi en quoi la militarisation de l'État d’Oaxaca est un

très

mauvais signe… il sait aussi bien que nous que, d’un côté, l’État est

richissime en ressources naturelles et très bien classé au top mondial

de

la biodiversité alors que d’un autre côté, la majorité de la population

est très pauvre.

Poli, le diplomate ne conteste pas les événements auxquels nous nous

référons. Il tente simplement de les expliquer autrement. Selon lui, la

société mexicaine est divisée en deux. En ce qui concerne l'État

d’Oaxaca,

certes une partie de la population (33 municipalités sur plus 300,

affirme-t-il) exige la démission du gouverneur. Mais il ne faut pas

oublier qu'une autre partie exige le retour à l'ordre, dit-il.

Je n'ai pas voulu lui demander si cette autre partie dont il parlait, ce

ne serait pas simplement les propriétaires et ceux qui travaillent pour

eux, proches du PRI, le Parti révolutionnaire institutionnel qui a

gouverné le pays pendant presque un siècle, et qui veut continuer de

gouverner l'État d’Oaxaca, malgré tout et avec la bénédiction du PAN ...

Cela commençait à tirer en longueur et les autres nous attendaient

dehors

sous la pluie avec pour seule distraction les bouchons de fin de journée

et notre agent secret qui, lui aussi, après quelques questions, donne

l’impression de bien connaître son dossier.

Sur ce on lève le camp et on se disperse dans la jungle urbaine.

http://cspcl.ouvaton.org/article.php3?id_article=394