LA MAISON DE LA DISCRIMINATION

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Voilà comment devrait s'appeler la « Maison de la mixité », située au 70, rue des rigoles, dans le 20eme arrondissement, à Paris.
LA MAISON DE LA DISCRIMINATION
Des associations anti-racisme raciste !

Voilà comment devrait s'appeler la « Maison de la mixité », située au 70, rue des rigoles, dans le 20eme arrondissement, à Paris. Centre des associations « ni putes, ni soumises » et de « SOS racisme », ces 2 associations sont très proche du PS. Le 9eme collectif de sans-papiers a décidé de s'y rendre le vendredi 3 novembre 2006, occupant les locaux pour demander le respect des femmes sans-papiers, qui subissent des violences du fait de leur statut, et également alerter l'opinion public et les associations censées se battre entres autres pour eux sur le niveau de vie des sans-papiers en général
Dès le début, le ton est donné de la part des membres de « ni putes, ni soumise », qui commencent à provoquer 2 membres de la CNT, reconnus comme tel. Néanmoins, les voilà qui sortent un discours solidaire, se disant pour la lutte des sans-papiers… mais ils démontrent vite le contraire. Un dialogue s'ouvre ensuite difficilement avec le secrétaire général : « J'ai pas fait Cachan, mais j'ai été dans la lutte des sans-papiers », dit-il. « J'ai été sans-papiers moi aussi », pour dire plus tard en élevant la voix : « J'ai fait Cachan, et 13 jours de grèves de la faim ! »

Plus tard dans la soirée, les provocations se dirigent envers les soutiens, qui seront les plus agressés verbalement. Durant ces 2 jours et demi d'occupation, ils ne pourront croiser un membre de « ni putes, ni soumises » sans se faire insulter, provoquer, ou subir de basses moqueries. Ainsi, 2 soutiens, assises dans la grande salle et discutant tranquillement, se font interpeller par un jeune travailleur du centre, qui demande d'abord de les filmer. Les 2 jeunes refusent gentiment, et il leur demande tout en s'énervant ce qu'elles font dans la vie. L'une répond étudiante, l'autre, ne voulant pas non plus expliquer plus en détail sa vie à un membre qui s'était déjà montré raciste auparavant, et elle aussi
Dans la galère bien que d'une manière différente que les sans-papiers qu'elle soutient, répond « précaire ». Voilà alors le jeune qui lui lance qu'elle n'a pas à dire cela, qu'elle se moque des sans-papiers, qu'elle est blanche et blonde et donc gâter par la vie, qu'elle n'a pas le droit de dire qu'elle a des problèmes. Alors que celui des 2 qui est là pour soutenir les sans-papiers, ce n'est pas lui. Malgré la réaction d'autres soutiens et sans-papiers, il continue, et commence à lancer des insultes racistes, alors que les 2 soutiens agressés verbalement restent calmes et préfèrent ne pas répondre pour ne pas s'abaisser au même niveau. La même personne sera coupable d'insulte raciste envers d'autres sans-papiers.

Bien plus tard, les sans-papiers du 9eme collectif - car c'est à eux de décider, contiennent de rester toute la nuit tant qu'ils n'auront pas eu ce qu'ils demandaient, c'est-à-dire au moins un rendez-vous avec Sarkozy (qui leur est d'abord assuré, puis interdit) et que les 2 associations prennent en compte les femmes sans-papiers.
Cette nuit-là sera une nuit de violence verbale de toutes sortes, que devront subir toutes les personnes du collectif. Des jeunes arrivent, membre du PS. La milice de la gauche caviar est là pour intimider… heureusement en vain.
Un soutien se fait prendre à part plusieurs fois par des membres de « ni putes, ni soumises », qui lui demandent ce qu'il fait la, alors qu'il est blanc et qu'il a des papiers, puis des sans-papiers se font insulter, et un autre sans-papiers se fait lui aussi provoquer parce qu'il ne veut pas spécialement des papiers mais est là pour soutenir les autres.

Dans la nuit, vers 2h du matin, les gens des associations, qui disent depuis le début entre 2 remarques racistes soutenir à fond les sans-papiers et qu'ils étaient sans-papiers eux-mêmes, mettent de la musique dance, techno puis métal à fond, empêchant de dormir le collectif - alors que certains doivent aller travailler tôt le lendemain - et réveillent ainsi adultes, enfants et bébés, tout en criant « Nous sommes tous des sans-papiers, régularisation des sans-papiers », en explosant de rire.
Poliment, des sans-papiers leur demandent de baisser le son, au moins pour les enfants, pour n'obtenir que des rires gras. Bébés et enfants n'auront du répit que vers 5h du matin…
En même temps, alors que des sans-papiers et soutiens discutent calmement dehors, une fille de « ni putes, ni soumises » pousse brutalement un sans-papiers, provoquant de simple remarques d'étonnements parmi le collectif. La personne revient vers l'un d'eux - forcément, un soutien - et lui dit : « T'as un truc à me dire ? T'as un problème ? » Le soutien réagit tranquillement, en souriant, lui faisant remarquer que, 1) il n'est pas la personne qu'elle a poussé, et que 2) il n'est pas la seule personne à avoir fait des remarques. Alors la fille de « ni putes, ni soumises » s'approche du sans-papiers pour l'insulter, lui lançant « qu'elle ne l'a pas pousser, ni violenter, que c'est un menteur », et j'en passe.

Le lendemain, des soutiens se font encore agresser à cause de leur couleur de peau, et parce qu'ils ont de papiers, alors qu'un autre sans-papiers se fait provoquer parce qu'il est ami avec les soutiens, qu'il est soutien lui-même ;plus que sans-papiers, qu'il est arabe… 2 filles seront même traités comme des poupées et des moins que rien par un jeune travaillant pour « ni putes, ni soumises »…
Des lors, les soutiens ne peuvent plus se déplacer dans la « Maison de la mixité » sans se faire siffler, insulter, et subir de basses moqueries, et ce, jusqu 'à la fin de l'occupation. L'un des jeunes de l'association sortira même : « Les blancs avec les blancs, les sans-papiers avec les sans-papiers ». Quel bel esprit de solidarité !
Un autre soutien, qui a eut la chance d'avoir obtenu ses papiers et le courage, elle, de continuer à soutenir les sans-papiers, est menacée d'être giflée par le secrétaire général de « ni putes, ni soumises », et cela devant les enfants.

La directrice, membre de la HALDE (haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) décidé de venir dans la nuit parler au collectif.Elle les menacent alors, les manipule, les accuse de violence parce qu'ils ont collés des affiches sur le portail, les traître de terroristes, et insulte les personnes qui essaient de s'exprimer devant elle, imposant ses conditions comme des ordres et ne proposant rien. Selon elle, les sans-papiers ont provoqués (provoqués quoi ? Les remarques racistes ?) , ne connaissent rien aux luttes, et elle les menace de les expulser en pleine nuit, non pas par la police, mais par le SO du PS, qui a pour réputation d'être raciste et de taper sur les femmes et les enfants (faits véridiques).

A la fin de la réunion, des jeunes de « ni putes, ni soumises » se mettent à provoquer un soutien, à 10 contre un, essayant de créer un conflit. Le soutien ne réagit pas et reste calme, et les jeunes, vont jusqu'à faire pleurer des femmes sans-papiers… Et pourtant, malgré tout, c'est eux qui menacent de porter plainte ! Encore une fois, cette nuit-là, les enfants ne peuvent pas dormir, « ni putes, ni soumises » étant aller provoquer le collectif dans la salle où ils dormaient…Dimanche, le collectif est fatigué et surtout dégoutté. L'accueil qu'il a reçu a été 10 fois pire que dans les locaux de l'UMP ou de Arno Klarsfeld. Le 9eme Collectif, dans le respect des femmes et des enfants présent , décide pour les protéger de partir , même en sachant que la proposition de la directrice ne mènera jamais a rien.

« Ni putes, «ni soumises » et « SOS racisme » sont censés se battre contre les discriminations, mais sont les 1er coupable. Des soutiens traités de tout les noms, de « blancs », du racisme envers les arabes et les noirs ont pu être vus, subis, constatés et enregistrés par 50 témoins, et ce, souvent de la part « d'anciens immigrés »…
Ainsi, blancs, arabes, noirs, sans-papiers, soutiens, et hommes se sont fait insulter par des gens qui sont supposés protégés les personnes contre toute forme de discrimination et de racisme, des gens qui ont crachés tout le week-end sur les anarchistes et les communistes mais jamais sur la droite et le FN, ni, bien entendu, sur le PS. Ainsi, les membres PS des associations « ni putes, ni soumises » et « SOS racisme » ont sortit un discours que nous n'avons entendu que dans la bouche des identitaires, fachos, et autres. Faut dire, ils vivent de la discrimination…

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