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À l'occasion de l'inauguration en grande pompes du mémorial de l'abolition de l'esclavage à Nantes, un groupe de trouble-fêtes a distribué le tract critique que voici.
Une mémoire d'éléphant…
qui trompe énormément !
« Il faut que tout bouge pour que rien ne change »
(proverbe capitaliste)
Comment ne pas adhérer, de prime abord, à la volonté d'édifier à Nantes, haut lieu du commerce négrier pendant deux siècles, un mémorial « en hommage aux millions de victimes de la traite négrière et de l'esclavage à travers le monde » ? Comment ne pas admirer le courage de nos élites à se remémorer ce passé peu glorieux de la ville pour l'assumer dans un geste politique qui vient réaffirmer leur attachement aux droits de l'Homme ? Ici, tout est fait pour que nous soyons saisi-e-s d'émotion et de compassion au souvenir, évoqué par ce mémorial, de la servitude abjecte dans laquelle des armateurs nantais ont tenu des centaines de milliers d'individus, dans le seul but de s'enrichir. Mais émotion et compassion visent d'abord à nous empêcher d'analyser la réalité du commerce esclavagiste.
À en croire Jean-Marc Ayrault, indéboulonnable maire de Nantes, le passé négrier et esclavagiste de Nantes aurait été « exhumé, exploré, analysé, compris, assumé. » tout en ayant le bon goût de nous épargner toute forme de vaine culpabilité. Le « mémorial de l'abolition de l'esclavage » serait né de cette volonté de faire un long et audacieux travail de mémoire.
Mais de quelle mémoire s'agit-il ici ?
Et dans quel but est-elle si courageusement affirmée?
Depuis maintenant plusieurs années sur Angers, des demandeurs d'asile, et des rroms luttent avec le CSSP49 autour des questions de papiers, de logement, et du droit d'asile.Tout à commencer avec la tentative de réquisition d'une gendarmerie en périphérie de la ville fin 2008. Pour rappel : annonce de l'ouverture | expulsion en moins de 48 heures | réaction suite à l'expulsion
Il y a eut ensuite l'ouverture du 48 (voir ici : http://nantes.indymedia.org/article/17088). Puis s'en suivit une suite de nombreuses ouvertures de maisons (6 en 2 ans), ainsi que d'un campement de plus d'un mois devant la mairie. Une nouvelle étape dans cette lutte a commencé début juin. Le mardi 7 juin au matin, deux squats de demandeurs d'asile et de rroms furent expulsés simultanément. Depuis pour protester contre cette expulsion sans relogement, pour demander le respect de leur droit à demander l'asile un campement s'est installé devant la mairie. Voir ici les communiqués : 1 , 2. Tous les matins la police les expulse manu militari, et tous les soirs le campement se réinstalle. La préfecture et la mairie bloquent ou sabotent les éventuelles discussions comme l'explique le communiqué après 15 jours de campements.
La semaine dernière, au lendemain d'une petite action symbolique lors de l'inauguration du tram, la police intervint plus violemment lors de l'expulsion. Un demandeur d'asile et un militant furent interpellé. Suite à des pressions ils sortirent après une petite garde à vue. Le second avec une fracture et un rendez vous devant le juge.
Cela n'a pas cassé le mouvement, quotidiennement le camp se redresse... et se fait expulser au petit matin. Récit et photos.
Mis à jour le 29/09
Ces dernières années, de nombreuses luttes autour de la question des migrants et des frontières se sont déroulées en Belgique.
Dans les camps de détention, les révoltes et les tentatives d’évasion se succèdent, avec plus ou moins de réussite. A l’extérieur des camps, des collectifs de sans-papiers ont organisé et organisent encore des grèves de la faim, des manifestations ou des occupations d’églises et de bâtiments vides, dans le
but d’obtenir la régularisation et de dénoncer les politiques
anti-migratoires de l’Etat belge.
Enfin, le mouvement pour la liberté de mouvement prend d’autres formes allant du soutien logistique et juridique aux sans-papiers à des actions de sabotage (notamment contre les entreprises impliquées dans la construction du nouveau camp de détention près de Bruxelles), en passant par des actions de blocage des centres de détention (ici et là).
Dans ce contexte de luttes, un camp No Border est organisé à Bruxelles du 25 septembre au 3 octobre.
Tour d'horizon des situations faites aux roms, avant la réunion de notre très cher chef de l'Etat sur la "question".  Sarkozy (re)lance un pseudo débat sur " le problème d'une minorité des gens du voyage et des roms" en s'emparant des images chocs d'une actualité brulante de ras-le bol et de colère.
Du coup,
Le chef de l'Etat prépare avec soin sa réunion !
On pourrait se demander pourquoi cette réunion ? mais ce serait oublier que de tout temps, la france a eu un rapport de rejet avec ses gens du voyage, en témoigne ce très bon historique sur la France contre ses Tsiganes puisque qu'un énorme amalgame perdure entre les Gens du voyage, les Tsiganes, les Manouches, les Gitans/Roms...
Sarko s'est pourtant bien fait taper sur les doigts par Amnesty International, la LDH et beaucoup d'autres associations, la France rappeler à l'ordre par l'Union Européenne, rien n'y fait : quand la peur n'est pas là, il faut la créer, l'alimenter et en profiter !
Ceci n'est pas un article : il est une succession de liens habillés indispensables à lire et à diffuser pour que les gens du voyages, les roms, ... puissent rester, et que les gens des préjugés puissent bouger ! C'est aussi un tour d'horizon des traitements subis par les roms et de leur(s) résistance(s) face à ça dans les villes du coin: Angers, Nantes, Brest, ...
Au niveau local, d'ailleurs, une projection de "Caravanne 55" est proposée vendredi 6 août.
Ce samedi 6 février dans plusieurs villes des actions de solidarité avec les sans papiers et contre les frontières ont été organisés... Elles ont connus des sorts différents.
A Nantes un appel était fait pour une manif en solidarité avec les sans papiers, au final 350 personnes encerclées de près par des dizaines de flics (à l'allemande, une 1ère à Nantes), la manif a pu tout de même se faire - non sans provocations de la flicaille mais en gagnant en visibilité (beaucoup de réactions de la part des passants devant ce dispositif policier disproportionné). Voir les comptes rendus : 1, 2, 3, 4,et des photos : 1, 2.
La manif de Poitiers en soutien au sans pap', à elle aussi était encadré de près par la flicaille, qui a procédé à plusieurs interpellations. Voir le compte rendu.
Sur Paris une "balade active a pu se faire dans le nord est parisien. Elle s'est attaqué à plusieurs rouages de la machine a expulsé (ibis, bouygues, croix rouge...) en solidarité avec les inculpé de la révolte du centre de rétention de Vincennes. Voici le compte rendu de la marche.
Et à Calais, ce samedi le hangar "kronstad" du mouvement No Border ouvrait ces portes. Les CRS encerclant le quartier les gens se sont barricadés à l'intérieur. Puis l'expulsion c'est fait de manière très violente Voir le déroulé de l'action sur lille.indymedia.org.
mis à jour le 12 février
Le centre de rétention administrative de Vincennes était la plus grande prison pour sans-papiers de France. le 21 juin 2008, un retenu qui avait réclamé en vain ses médicaments y est mort. Le lendemain, le 22 juin, au cours d'une révolte collective, le centre est parti en fumée. 10 personnes sont inculpées pour cette révolte.
Etre solidaire des inculpés de l'incendie de Vincennes, c'est être solidaire de toutes celles et ceux qui, d'une manière ou d'une autre, se révoltent contre un monde où des millions de vies sont suspendues à des bouts de papiers.
Depuis Vincennes a été réouvert... et ça lutte encore à l'intérieur :
- 6 janvier depuis le CRA de Vincennes
- 3 janvier depuis le centre de rétention de Vincennes
- 31 décembre, 2 tentatives de suicides à l'intérieur et un feu d'artifice devant le CRA de Vincennes
Un appel est lancé pour faire des actions de solidarité en soutien aux inculpés qui passeront devant le juge depuis le
25 janvier. voir les compte rendu d'audience des différents jours : 1 | 2 | 3 | 4 | 6... ce mardi 9 février c'était les réquisitions lourde du procureur
Dans le grand ouest :
- 16 janvier 15H à Angers manifestation ( tract et affiche)
à Bordeaux, 15h : rassemblement et action à La victoire.
- 19 janvier à Bordeaux à 19h30 (rdv à La victoire) : manif nocturne et bruyante ( tract et affiche)
- collage et bombage sur angers
- à Tours samedi 23,
15H30 place Jean Jaurès. Au programme, ballades et surprises.
- ...
les actions ailleurs :
rendez vous publics à paris et en province
Chronologie de la semaine de solidarité avec les inculpés de l’incendie de Vincennes
ailleurs en Europe, la lutte contre les centres de rétention s'organise :
-En Belgique, des mutineries et sabotage sont régulière. Elles sont notament relaté dans le dernier numéro de "tout doit partir"
- En Italie, un des quatorze mutin du centre de la via Corelli vient de décéder en prison https://nantes.indymedia.org/article/19351
pour aller plus loin :
- 4 pages "brulons les frontières" sur les enjeux de cette lutte : http://nantes.indymedia.org/article/19229
- affiches à télécharger http://nantes.indymedia.org/article/19227
- "à chacun le sien..."
Recension de vautours qui se font du fric avec la machine à expulser : http://nantes.indymedia.org/attachments/nov2009/vautours.pdf
- la brochure : "soutien aux sans-papiers"
à noter dans vos agendas la manifestation de soutien aux sans papiers à Nantes le 6 février. "tract et affiche"
Le camp No Border de Calais est un projet mené par des militantEs françaisEs et belges, et des groupes de soutien français en coopération avec le réseau No Borders britannique. Il vise à mettre en lumière la situation à Calais et dans le nord de la France, construire des liens avec les communautés de migrantEs, contribuer à développer les liens entre les groupes qui les soutiennent, et enfin défier les autorités sur le terrain pour protester contre la répression croissante contre les migrantEs et les militantEs de la région.
Le camp revendique la liberté de circulation pour tous et toutes, la fin des frontières et des contrôles migratoires. Nous appelons à un mouvement radical contre les systèmes de contrôle qui nous divisent entre citoyenNEs et non-citoyenNes, entre avec et sans papiers.
Nous nous situons dans la "tradition" des camps No Border organisés dans le monde entier depuis une quinzaine d’années, à Strasbourg en 2002, en Angleterre en 2007, à la frontière américano-mexicaine ou en Ukraine en 2007, et nous sommes en lien avec le camp No Border de Lesbos d’août 2009... ChacunE est conviéE à se joindre au camp pour discuter et débattre de la question des frontières et de la liberté de circulation et d’installation, à imaginer et participer à des actions symboliques, vivre collectivement avec les migrantEs du Calaisis et les militantEs et participer à la grande manif du samedi 27 juin !
Plus d'infos sur le site du camp No-border> et indymedia lille>. noborder_1.jpg
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