Répression massive de la ré-occupation de Villa Amalias (squat à Athènes)

Mot-clefs: Répression
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Ces derniers mois, à Athènes, l’État et le capital attaquent frontalement les camarades en lutte, les lieux politiques et sociaux libres et ouverts et toute initiative qui propose des modes de vie en commun pour l'autogestion et contre le fascisme. L'état en instrumentalisant la "crise économique" cherche à étouffer les voix qui ne veulent pas se taire et s'acharne par sa "justice" et la violence policière sur les gens qui résistent à l'imposition d'une vie individualiste, aux violences des néo-nazis, à l'indifférence et à la peur.

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Villa Amalias

Aujourd'hui, mercredi 9/1 au matin 100 camarades ont ré-occupé Villa Amalias, squat opérant en tant qu'espace politique et social ouvert depuis 22 ans au centre d’Athènes. La police sur le principe de zéro tolérance et mettant à l’œuvre les directives nazis du gouvernement et du capital (représenté ici par le maire d’Athènes, Kaminis) ont expulsé à nouveau les squatteurs et les ont emmenés au quartier général de la police (GADA). En même temps, 40 camarades solidaires ont été aussi interpellés pour l'occupation symbolique des bureaux du troisième parti au pouvoir (Gauche Démocratique - DIMAR). Des assemblées ont eu lieu depuis résultant à des manifs spontanées au centre d’Athènes vers GADA et vers le ministère des finances où se trouverait ce matin le premier ministre. D'autres assemblées et manifs sont prévues aujourd'hui.

La répression massive d'aujourd'hui rentre dans le projet principal que se sont fixé les autorités ces derniers mois, à savoir débarrasser le centre ville de tout pôle de résistance qui promeut l'autogestion et qui répond à la crise en proposant aux habitants des quartiers, les plus touchés par la pauvreté et par les attaques des néo-nazis, des modes solidaires de vie commune. Dans ce but, on attaque les squats et les infrastructures que ces derniers hébergent, notamment Villa Amalias où se tenait une unité d'impression, le squat dans l’université d’études économiques (ASOEE) qui a été évacué le 28/12 et d'où la police a expulsé la station de radio 98fm, radio de contre-information du mouvement anti-autoritaire. Ainsi, croient-ils arrêter la présence active dans le centre-ville de personnes et de collectifs qui contribuent à la vie sociale (assemblées de quartiers, cuisines collectives, garderies d'enfants, bibliothèques, théâtre, projections, etc) et qui résistent contre l'imposition d'une vie plastique et sidérante.

Malgré les attaques violentes de la part de l’État et de ses chiens, nous continuerons à résister et à manifester notre solidarité pour tous ceux qui résistent, partout dans le monde!

SOLIDARITE AUX CAMARADES ARRETES A VILLA AMALIAS ET A DIMAR

VILLA AMALIAS RESTERA UN SQUAT

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Commentaire(s)

> COMMUNIQUE DU SQUAT LELAS KARAYIANNI SUR LA REOCCUPATION DE VILLA AMALIAS

La répression ne fléchit pas les militants

On traverse des moments historiques. Agissons au gré des cicrconstances. Un essaim de laquais politiques du capital local et supranational, constitué de fascos, de chenapans et d’escrocs de toute sorte, depuis l’extrême droite jusqu’à la soi-disant gauche democratique, à l’aide des medias et des bandes para-étatiques, s’adonnent effrontément à la spoliation, l’oppression et la terrorisation du peuple. Pour faire passer sans obstacle leurs plans, ils ont imposé un Etat d’Urgence qui n’est qu’une dictature politique camouflée sous les loques du couvert parlementaire. Le système politico-économique en faillite, afin de pérenniser son existence misérable ou au moins d’obtenir une prolongation de temps face à sa décomposition avancée, veut imposer le silence et la soumission des couches plébéiennes de la société, soit à travers la manipulation de la propagande médiatique, soit à travers la violence sans fard et le terrorisme qu’exercent sur les personnes qui résistent les forces étatiques de la répression et les bandes para-étatiques.

Toute la dernière période, depuis le moment de la subordination du pays à un contrôle politique et économique supranational, est marquée par des attaques continuelles et implacables contre les couches inférieures de la société et surtout contre ces parties politiques, sociales et de classe qui résistent en levant des barrières à l’émergence du totalitarisme moderne. Manifestations éminentes de ces attaques contre les parties les plus faibles et contre ceux qui résistent, étaient la dislocation violente de la grève de plusieurs mois des ouvriers de l’acierie, la dislocation par les CRS de rassemblements et de manifestations qui avait comme résultat des blessures graves et de centaines d’arrestations, la chasse de milliers d’immigrés sans papiers à travers l’opération par euphémisme appelée “opération Xenios Zeus”, la répression de mobilisations dans les quartiers, comme dans celui de Zografou, et de résistances locales contre le pillage de la nature, comme celle contre l’installation des mines d’or dans le Nord-Est de Chalcidique, la répression de mobilisations antifascistes et les tortures de militants antifascistes dans le bâtiment de Sécurité, les coups par les forces étatiques de répression et par les bandes para-étatiques contre les squats et les lieux auto-gérés de lutte.

Cette attaque répressive généralisée est aussi accompagnée d’une propagande idéologique généralisée qui veut rendre toute la société et surtout ses parties les plus pauvres et celles qui résistent coupables de la faillite du système politico-économique. Une propagande qui vise à diffamer et à isoler les plus faibles et ceux qui résistent afin de légitimer les attaques contre eux. Très récemment, avec l’évacuation violente du squat Villa Amalias, on est devenus tous témoins de toute une campagne de calomnies et de diffamation des squats afin qu’ils soient isolés, dédaignés et réprimés sans obstacles si possible.

C’est pourquoi, les politiciens trompeurs, anomiques et ouvertement avilis qui gouvernent les medias avec leurs laquais ont essayé de présenter comme “foyers d’anomie” les squats que toute personne ayant une connaissance élementaire de ce que les squats sont en réalité et n’attendant pas à s’informer par les médias sait qu’il s’agit de foyers d’auto-logement, de vie collective, d’activités politiques, sociales, culturelles et de lutes.

Mais tout cet effort de briser à travers la violence, la peur et le mensonge, les foyers de lutte que constituent les squats, a lamentablement échoué. De milliers de personnes ont été rassemblés autour des squats avec une multitude de manifestations et de mobilisations qui continuent et qui s’intensifient. De plus, la réoccupation de Villa Amalias gardé par les CRS, ce matin à 7h30 par de dizaines de militants et de militantes, a complètement bafoué la repression étatique. Nos frères et nos soeurs qui ont réoccupé Villa Amalias et qui ont occupé les locaux centraux du parti de DIMAR (Gauche Démocratique) lequel constitue la béquille politique de gauche du gouvernement fasciste, ont envoyé des messages retentissants à plusieurs directions : d’une part, à l’Etat qu’il agit en vain s’il espère assujettir les résistances sociales et, d’autre part, à toutes les personnes en lutte, travailleurs, chômeurs et jeunes, que rien n’est non affrontable là où on a raison et la`volonté de lutter et que l’ennemi, aussi puissant qu’il puisse apparaître, n’est pas invincible. La lutte continue. Nous, les`plébéiens de la société et qui luttons d’en bas, nous avons raison et nous vaincrons les charlatans arrogants, injustes et poseurs qui pillent et oppriment nos vies. Quoi qu’ils fassent, ils appartiennent au passé. Nous sommes l’avenir.

FACE A L’ATTAQUE D’ENSEMBLE DE L’ETAT ET DU CAPITAL A L’AIDE DES BANDES PARA-ETATIQUES, OPPOSONS UN FRONT SOCIAL ET DE CLASSE LARGE ET MASSIF DE TOUTES LES RESISTANCES D’EN BAS

AUCUNE REDDITION -AUCUNE TREVE. LA SOLIDARITE EST NOTRE ARME.

ENTRONS DANS LES MAISONS VIDES. SQUATS PARTOUT ! VILLA AMALIAS VA RESTER SQUAT POUR TOUJOURS

LIBERATION IMMEDIATE DE TOUS CEUX QUI ONT OCCUPE VILLA AMALIAS ET DIMAR

Tous à la manifestation de solidarité aux squats et aux lieux autogérés de lutte, Samedi le 12 janvier à midi, à Propylais

Athènes, le 9 janvier 2013 Compagnons et compagnonnes du squat Lelas Karayianni 37