Solidarité avec les mineurs marocains en grève

Mot-clefs: Luttes salariales
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Les mineurs marocains de la région de Ouarzazate et les militants CDT (Confédération Démocratique du Travail) qui les soutiennent sont en lutte pour le respect du code du travail et pour que les patrons payent les cotisations sociales !

Pour toute réponse : procès, fabrication de faux témoins, répression à tout crin !

Si l’opinion internationale ne se mobilise pas des militants vont mourir !
Les mineurs marocains de la région de Ouarzazate et les militants CDT (Confédération Démocratique du Travail) qui les soutiennent sont en lutte pour le respect du code du travail et pour que les patrons payent les cotisations sociales !

Pour toute réponse : procès, fabrication de faux témoins, répression à tout crin !

Si l’opinion internationale ne se mobilise pas des militants vont mourir !


A diffuser largement :

Chèr(e)s Camarades

Les mineurs de la mine de Bouazare, région d’Ouarzazate au Sud-est du Maroc –du Groupe de la société Managem, filière de l’ONA, holding de la famille royale du Maroc- ces mineurs sont sauvagement attaqués et tabassés par la gendarmerie royale, les Forces auxiliaires pour la simple raison qu’ils ont adhérés à la CDT de Ouarzazate (Confédération Démocratique du Travail), qu’ils ont réclamé leurs droits bafoués par l’État et la société surtout en ce qui concerne l’application du code de travail, (réintégration des mineurs licenciés abusivement, Cnss (sécurité sociale), AMO, congés, carte de travail, ancienneté, condition de travail, CDI ..Etc.)

Les mineurs et leur syndicat ont lancé alors la grève à la mine et c’est là que l’autorité locale, la gendarmerie royale, les forces auxiliaires, et le procureur du Roi à Ouarzazate, se sont mobilisés pour casser la grève et la CDT de Ouarzazate.

Ces attaques sauvages ont entrainé des dizaines de blessés dont quatre le sont grièvement.
Merci pour votre soutien .On en a vraiment besoin. Vous trouverez ci-dessous l’article que notre ami Ricardo Montserrat a publié dans l’Humanité à ce sujet, et celui qu’a publié un journal économique pourtant conservateur. http://mobile.leconomiste.com/?q=article%2F900290-ouarz...rogne

A peine avons-nous remporté en appel devant la justice l’acquittement de six mineurs injustement condamnés à un an de prison ferme, que la police a sauvagement attaqué les mineurs qui faisaient un sit-in pacifique devant l’administration de la mine, faisant plusieurs blessés graves, et arrêtant les élus syndicaux, dont le secrétaire de Taznakht.

Notre grand problème est l’isolement de la région, l’enclavement, et la censure qui rendent très difficile la diffusion des nouvelles de notre lutte. Peu de gens savent que nous avons rassemblé et nous rassemblons plusieurs milliers de gens de Ouarzazate, tous métiers réunis dans les marches de soutien aux mineurs en grève. Personne ne connaît le combat que mènent les personnels hôteliers contre l’esclavagisme pratiqué par les sociétés hôtelières. Personne ne sait que les sociétés concernées ont été plusieurs fois condamnées mais que personne n’a fait respecter les condamnations.

Nous ne demandons que l’application effective du droit, de la loi et de la constitution.
Comptant sur votre soutien, celui de vos amis, celui des démocrates et syndicalistes français et européens, en ce jour de lutte, je vous prie de croire, cher camarade , en l’expression de mon amitié et de ma fraternité.

Fraternellement,

Hamid Majdi, CDT Ouarzazate, Maroc

00212668514647

hamidmajdi2e@yahoo.fr

ILS ENDURENT

Ouarzazate, avec les Anciens Mineurs Marocains du Nord-Pas-de-Calais qui mettent leur mémoire douloureuse au service des droits humains. Décor de ciné. L’Atlas peint à la main sur une toile de velours. Mais ce n’est pas le tourisme, l’âme de ce pays enclavé, mais les mines de métaux précieux où ahane un petit peuple en révolte contre l’inacceptable.

Oh, le voyage en humanité que je fais dans cette guerre oubliée des média, auprès de jeunes résistants, si minés par la silicose qu’ils paraissent sortir d’un camp ! Ils ne disent pas « résister » mais « endurer ».

Grève générale. « Plus ils répriment, plus ils nous renforcent ! », lance Majdi, beau tribun de la CDT, à la gueule de Zapata, à la foule massée devant le tribunal pour soutenir les travailleurs condamnés sur la foi de dossiers fabriqués. Puis elle envahit la prison et exige d’être détenue avec ceux qui veulent simplement que le code du travail soit appliqué.

Dans les mines d’Imini, (actionnaires étrangers), les mineurs ont bataillé huit ans avant d’obtenir le minimum. Dans celles de Bou-Azzer, dont le principal actionnaire est l’État, (donc la famille royale), la lutte ne fait que commencer.

Ici et là, on ne paye pas les charges sociales, on casse les contrats durables, on propose des contrats de trois mois en toute illégalité. On déclare 12 jours quand l’ouvrier en travaille 26. On ne remplace pas les filtres protégeant de la poussière mortifère. On vire les malades dès qu’ils dépassent le stade 2 de la silicose. On oblige les récalcitrants à ne travailler qu’une semaine sur deux. On les mute au fond du désert, on les affame. On pilonne la CDT. 50 mineurs syndiqués il y a dix ans, plus de 400 aujourd’hui à Imini. Les sous-traitants aussi se syndiquent. On menace leurs familles. On fait venir par camion des gangsters qui tabassent sous les yeux des gendarmes. On lance de la dynamite à l’intérieur d’un puits. On coupe le courant. On stipendie une armée de fonctionnaires. On dicte des faux. Ici, le délégué passe des années en prison pour entrave à la liberté du travail, avant d’être acquitté.

L’État veut privatiser la richesse nationale pour faire plaisir à ses actionnaires et à l’Europe libérale. Alors, il ment sur la réalité de la production et des débouchés. Il fragilise l’entreprise, afin qu’elle soit rachetée par les complices de l’escroquerie au prix le plus bas.

La CDT mène l’enquête. Les preuves de la rentabilité, envoyées aux actionnaires les plus honnêtes, sont si évidentes que l’entreprise fait marche arrière. La production retrouve son meilleur niveau. Les intimidations se font alors plus violentes. Le mouvement se délocalise, la solidarité aussi, dans tout le pays. Les mineurs en autogestion travaillent mais refusent d’être (mal) payés. La maîtrise veut-elle les expulser, ils se couchent dans les broyeurs. Le doux Hussein, battu à mort, dit en sortant de prison qu’il a compris qu’au fond, ce qui s’extrait, c’est la dignité enfouie dans la terre rouge de l’Atlas. Soyons solidaires !

Ricardo Montserrat, co-auteur avec l’AMMN de Mauvaise Mine. 7 novembre 2012

Plus d’infos sur la pages de soutien facebook :
https://www.facebook.com/SolidariteAvecLesMineursMarocains

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Commentaire(s)

> Un leader syndical victime de manipulation policière et arrêté

Dernière minute :

HAMID MAJDI, leader charismatique de la CDT, qui cite les poètes soufis, Heidegger et Rousseau, élu de l’opposition adoré par la population de Ouarzazate, parce qu’il va dans les quartiers expliquer ce que la ville fait de l’argent des citoyens, démocrate passionné qui multiplie les micro-assemblées pour que tous les syndiqués puissent dire ce qu’ils veulent, faisant toute leur place aux femmes… vient d’être arrêté, alors qu’il avait réussi à réunir toutes les confédérations pour une journée de mobilisation mardi en faveur des mineurs. La police AURAIT trouvé la drogue qu’elle venait de mettre dans son coffre.

> Hamid Majdi au tribunal aujourd'hui : appel à mobilisation

HAMID MAJDI sera présenté dimanche 18 Novembre à dix heures du matin, devant la Cour de Justice de Marrakech. Nous appelons tous les camarades CDT et les militants des droits de l'homme présents à venir devant le Tribunal de première instance soutenir notre ami et camarade et exiger sa libération immédiate et l'abandon des charges absurdes.