15 gardes à vue ce 01/12 pour dégradation d'un local de Vinci

Mot-clefs: Répression
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Ce matin, plus d'une quinzaine d'arrestations ont eu lieu dans le 44, suite à une plainte de Vinci pour dégradation d'un de ces locaux. Vinci se plaignant d'en avoir pour 40000 euros de dégâts.

Pauvre petite multinationale aux sales bénéfices !

Pour rappel de l'action : http://zad.nadir.org/spip.php?article106
Les camarades auraient ainsi été identifiés à cause de caméras de vidéo-surveillance, et parce qu'ils/elles avaient le visage découvert. (c'est ce que les flics ont dit à un camarade arrêté).

Un membre du clca est aujourd'hui à la gendarmerie de St père en retz, les autres camarades arrêtés auraient été emmenés au comico de Waldeck Rousseau.

Nous pouvons nous montrer solidaires avec nos camarades :

en appelant les commissariats concernés : 02.40.37.21.21 pour le commissariat central de Waldeck Rousseau
et 02 40 21 70 13 pour la gendarmerie de Saint-Père en Retz

en allant prendre des nouvelles directement à Waldeck ou à Saint-père en retz

et en relayant l'info.

Plus de nouvelles dès que possible.

Solidarité avec nos camarades !

Un membre du collectif de lutte contre l'aéroport de NDDL

Commentaire(s)

> Compléments d'info

Les prises de vue qui auraient permis d'identifier les camarades arrêtés auraient été effectués par des employés de Vinci...

la collaboration est apparemment chose facile chez les employés de Vinci...

Sinon, la rafle continue apparemment.

Leur répression ne nous arrêtera pas !

> compléments

Les camarades seraient en garde à vue dans différentes gendarmeries autour de Nantes. Il est possible cependant qu'il y en ait à Waldeck. Tactique de dispersion de la part de la flicaille afin d'éviter un rassemblement de soutien et de disperser nos forces !

Un cabinet d'avocats connu sur la lutte s'occupe actuellement de certain-e-s camarades arrêtés.

Solidarité avec tous/toutes les camarades arrêtés !

> Vinci attaque

Nous condamnons fermement les rafles de militants anti aéroport qui ont lieu ce jeudi 1er décembre suite aux incidents du 20 Octobre ( visite au siège de Vinci construction ). Plus de 15 militants ont été arrêtés ce matin chez eux . Ces gardes à vue dure encore en ce moment ..

Nous savons maintenant que ces rafles arbitraires ont pour but de créer un climat de peur chez les militants .

Ainsi tout militant "fiché " opposant à l'aéroport" , est susceptible d'être placé en garde à vue sous n'importe quel prétexte .

Nous ne pouvons accepter cela et nous demandons l'arrêt de ces arrestations abusives et nous appelons donc toutes les associations et partis politiques à dénoncer ces arrestations et à le diffuser par communiqué de presse et par internet.

> du neuf ?

Salut

Toujours pas de libération ?

merci de nous tenir au courant en tout cas

> ouesttorch

j'ai trouvé ça : http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Notre-Dame-...u.Htm

est ce que quelqu'un-e peut confirmer si les interpellé-e-s ont été libéré-e-s ?

> petites infos

de notre côté le camarade arrêté a été libéré.

Il passe au tribunal le lundi 13 février 2012 au tribunal correctionnel de Nantes pour dégradation en réunion et refus de prélèvement ADN.

Ce serait donc aussi le cas pour les 4 autres camarades qui ont reconnu les faits. (l'avocat ayant déclaré au camarade que si il 'avouait pas et vu le dossier, il risquait sérieusement la détention provisoire ! )

Concernant le camarade qui n'a pas reconnu les faits, on a pas de nouvelles.

S'agissant du chiffre des 15 interpellations, il n'était pas bidon puisque les flics en ont parlé au camarade et que l'avocat aussi s'est renseigné. En déduction de l'info avancée par ouest torche (à vérifier), ils n'auraient pour l'instant pas réussi à choper (ou pas encore voulu choper) les

9 autres camarades soupçonnés de dégradations sur le local. Ce qui est en même temps inquiétant et soulageant (à voir en fonction de l'évolution de la situation).

En tout cas cette affaire est complètement dingue et clairement politique puisque le comissaire-enquêteur qui interrogeait le camarade a avoué que c'était parce qu’il s'agissait de Vinci que l'affaire était aussi disproportionné (le flic ayant aussi déclaré qu'il avait d'autre chats à fouetter !)

Les tenants et aboutissants de cette rafle ne sont pas encore établis mais on peut déjà dire qu'il s'agit clairement de casser les militant-e-s un peu plus radicaux/alles de la lutte !

Merci aux verts pour leur accord qui a permis au PS et à Vinci d'avoir le champ libre pour la répression à tout va !

En même temps les choses sont plus clairs, et cela nous détermine à nous battre avec plus de rage et de joie contre ce projet, qui est clairement stratégique pour des gens bien placés et friqués (pour preuve les abus policiers importants depuis un an sur le 44).

La lutte continue ! Et avec encore plus de rage au ventre !

> appel à construire la solidarité et la riposte

Ce texte a été écrit après consultation de 4 des incupé-e-s du 1er décembre et d'autres personnes arrêtées.

NE LES LAISSONS PAS ÉCRASER LA LUTTE SOUS LES PROCÈS

En Loire-Atlantique le 1er décembre à 06 H du matin, la préfecture a lancé une rafle policière pour arrêter – ou tenter d'arrêter – sur les communes de Couëron, Chauvé et la ZAD de Notre-Dame-des-Landes onze personnes engagées dans la lutte contre le projet d'aéroport. En fin de journée cinq personnes étaient inculpées de « dégradations commises en réunion » ou « complicité de... ». avec une date de procès fixée au 13 février 2012. Cinq autres personnes seraient à ce jour encore recherchées.

LES FAITS QUI LEUR SONT REPROCHÉS

Avoir déversé le 15 octobre, à une cinquantaine, quelques poignées de fumier et des oeufs remplis de peinture sur le perron extérieur et la façade du siège Ouest de Vinci, sur la commune de Couëron, après avoir tenté de discuter avec les salariés et distribué un tract.

DES MOYENS COMPLÈTEMENT DÉMESURÉES

Alors que l'action du 15 octobre a été commise au grand jour, à visage découvert pour les personnes arrêtées, pourquoi un tel déploiement de forces policières à 6H du matin ce 1er décembre, alors qu'une simple convocation suffisait pour interroger les personnes ?

27 véhicules dénombrés sur la ZAD ( 2 cars, des fourgons, des voitures de la BAC et un hélicoptère), 14 à Couëron. La brigade d'intervention de Nantes était prête à défoncer au bélier la porte d'une famille pour arrêter le fils de 22 ans, ou casser un carreau pour entrer en force chez des militants ayant une implication politique publique de longue date.

Au cours des interrogatoires deux jeunes femmes ont dû se déshabiller pour être photographiées en sous-vêtements sous prétexte d'identification de tatouages(!), et certains arrêtés qui ont refusé le prélèvement d'ADN pour fichage ont été inculpés pour celà.

Depuis quand une action politique symbolique déclenche-t-elle une rafle policière digne d'un régime autoritaire d'un autre temps ?

Nous vous invitons le mercredi 7 décembre à 20H 30 dans les locaux de B17 , au 17 rue Paul Belamy - Nantes, pour participer à une réunion afin d'organiser la solidarité autour des inculpé-e-s du 1er décembre et préparer la mobilisation en prévision des procès à venir (le 13 février, mais aussi les mois suivants). Réagissons collectivement à cette intimidation policière et judiciaire, au service de la multinationale Vinci impliquée dans tant de chantiers nuisibles et dénoncés comme les LGV, autoroutes, prisons, centrales nucléaires et autre aéroport.

Nantes, le 02 décembre. Collectif nantais de Lutte Contre l'Aéroport.