Nantes : quand l’hébergement dans les hôtels conduit à des pratiques illégales local |
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vendredi 22 février 2013 - 01:25 par Un Toit Pour Toutes et Tous
![]() Nous constatons que de nombreuses personnes hébergées par la Préfecture dans des hôtels subissent des pressions et des intimidations pour quitter les lieux. Quand ces pressions et intimidations ne suffisent plus, les hôteliers passent à l’acte, comme aujourd’hui, où 14 personnes (hommes, femmes et enfants) ont été mises à la rue, en vidant les chambres, en changeant les serrures. Ceci se fait en toute illégalité : c’est une violation de domicile. La Préfecture et les associations gestionnaires des dispositifs d’hébergement sont responsables de ces expulsions illégales parce que : |
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Commentaires (1 of 1)
Aller aux commentaires 1Nous avons appris récemment le très grave accident qui a touché une famille de demandeurs d’asile hébergée dans un hôtel de la périphérie nantaise. Un bébé de 10 mois a été ébouillanté par une casserole d’eau qui était sur une plaque chauffante dans la chambre d’hôtel qui leur avait été attribuée. L’enfant se trouve dans un état critique après 3 jours de coma.
L’UCIJ dénonce le recours à l’hébergement dans des chambres d’hôtel, à la fois pour les demandeurs d’asile et pour les personnes sans-abris, faute de place suffisante dans de véritables logements.
Une étude récente compte 210 familles demandeuses d’asile logées en hôtel ! Cette situation est scandaleuse et inacceptable, alors que ces personnes devraient être accueillies dans des logements décents (CADA* ou appartements adaptés). Rappelons que l’hébergement des demandeurs d’asile est un droit inscrit dans la loi et qu’il doit être assuré par l’Etat, autant pour les familles que pour les personnes isolées
Nous savons qu’il y a de nombreux logements vacants qui pourraient être affectés, et l’on attend toujours les effets du plan promis d’ouverture de nouvelles places CADA.
Cette politique de recours au logement en hôtels est inadaptée et coûteuse :
- inadaptée parce que les personnes se retrouvent à plusieurs dans une chambre d’hôtel, parfois insalubres, sans chauffage ni toilettes, et sans la possibilité de faire de la cuisine, sauf dans des conditions d’insécurité aux conséquences dramatiques
- coûteuse, lorsque l’on sait que c’est 1 800 € par mois et par famille qui sont dépensés par la DDCS, au lieu de les affecter à la mise en place de véritables logements permettant un accueil digne et adapté.
L’UCIJ exige le relogement immédiat de toutes les personnes se trouvant dans des chambres d’hôtels, et la mise en place de réponses adaptées pour toutes les personnes sans-abris.
* Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile
Collectif nantais UCIJ : Solidaires, RUSF 44, MRAP, PCF, Le Parti de Gauche 44, NPA, Logis Saint Jean, Ligue des Droits de l’Homme (LDH), FSU, CSF, CGT 44, Gasprom-Asti, Europe Ecologie – Les Verts (EELV), DAL 44, Cimade, Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires-RESF 44, Les Alternatifs 44, ALFA Femmes algériennes, AC !, Association France Palestine Solidarité (AFPS), SAF, Tous solidaires-Chateaubriant.