Brochure du comite des mal logés 1991 global |
logement/squat |
valide
lundi 09 mars 2009 - 15:01 par Christian Hivert - http://www.mouvementautonome.com
![]() Voici un texte qui n'a rien perdu de sa pertinence depuis vingt ans, j'avais participé à sa rédaction à l'époque, la finale concernant le parti n'avait pas reçu mon accord, mais pour tout le reste, je revendique encore Voici un texte qui n'a rien perdu de sa pertinence depuis vingt ans, j'avais participé à sa rédaction à l'époque, la finale concernant le parti n'avait pas reçu mon accord, mais pour tout le reste, je revendique encore |
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Commentaires (3 of 3)
Aller aux commentaires 3 2 1On me signale que la brochure est dure à trouver sur mon site, je l'ai donc déplacée et surtout j'ai trouvé le lien direct pour la charger en pdf
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/2/61/97/51/Brochure-d...1.pdf
Significatif de quoi?
De plus la différenciation entretenue entre deux pôles prétendus irréconciliables ne tient pas la route et ne correspond pas à la réalité d'alors, beaucoup de squatters précaires soutenaient les travailleurs du comité et vice versa, personnellement je ne faisais pas partie des anciens militants , j'étais issus des collectifs USINE et PROLOS de Montreuil, insoumis et squatteur, nous étions un peu plus d'une dizaine dans le cas dans le comité, sans compter les camarades maliens parmi les plus jeunes qui se retrouvaient solidaires des positions des squatters précaires,
Il y avait plus de solidarité que de divergences, ce sont les Pro-Situs organisés copains des bourgeois de la Cagoule Mittérandienne qui vitupéraient fort, à la base on étaient toujours fourrés ensemble.
Christian Hivert
Pour l’autonomie
On trouve sur la toile des chronologies, des textes politiques concernant l’autonomie et plus précisément l’autonomie parisienne.
Ces textes donnent l’impression que l’autonomie n’est qu’une rupture idéologique avec l’extrême gauche et à la fin on n’y comprend pas grand-chose.
L’autonomie parisienne a été avant tout une rupture de classe avec un ancien prolétariat et ses représentations.
Avec la crise, des jeunes soumis a la menace du chômage et de la précarité, des jeunes de banlieue issus de l’immigration, des moins jeunes tout simplement licenciés et tous ceux virés de Paris par la rénovation du centre ville vont s’opposer à l’aristocratie ouvrière, aux classes moyennes qui elles essaient de trouver leurs propres solutions pour échapper à la crise.
Ce prolétariat précarisé ne trouve pas son compte non plus dans les organisations révolutionnaires qui avec la crise atténuent le niveau d’affrontement avec la bourgeoisie et qui semblent ranger au placard leur discours révolutionnaire.
Des militants en rupture et qui n’acceptaient pas les reculs ont attiré a eux ce prolètariat précarisé par la crise.
L’autonomie parisienne aura vu se côtoyer en contradiction :
- d’une part : des militants attachés aux points de vue révolutionnaires, porteurs de capacités organisationnelles mais imprégnés idéologiquement par l’essor des classes intermédiaires ou classes moyennes et petite bourgeoise dans la période 45/75, classes qui ne sont pas prêtes a tolérer l’expression politique d’un nouveau prolétariat (qui lui n’a pas de solution à l’intérieur du système capitaliste) et
- d’autre part : les premiers prolétaires issus des restructurations industrielles qui cherchaient dans leur révolte a satisfaire leurs besoins immédiats pour survivre.
La rupture idéologique et la rupture de classe se sont donc côtoyées, se sont affrontées sans jamais réellement fusionner. En exemple les jeunes des LEP (voir le film « les lascars du LEP » ressemblent bien peu aux militants qui ont protesté contre l’assassinat des quatre militants de la RAF et pourtant ils ont pu participer ensemble aux mêmes affrontements.
Manifestement cette contradiction demeure.
N.B. En exemple il est significatif de constater que le Comité des Mal-logés a disparu des chronologies de l’autonomie, comme il a disparu de toutes chronologies de luttes d’ailleurs. Il est pourtant directement issu des pratiques de l’autonomie parisienne, tant par son contenu que par ses acteurs.
On trouve sur la toile des chronologies, des textes politiques concernant l’autonomie et plus précisément l’autonomie parisienne.
Ces textes donnent l’impression que l’autonomie n’est qu’une rupture idéologique avec l’extrême gauche et à la fin on n’y comprend pas grand-chose.
L’autonomie parisienne a été avant tout une rupture de classe avec un ancien prolétariat et ses représentations.
Avec la crise, des jeunes soumis a la menace du chômage et de la précarité, des jeunes de banlieue issus de l’immigration, des moins jeunes tout simplement licenciés et tous ceux virés de Paris par la rénovation du centre ville vont s’opposer à l’aristocratie ouvrière, aux classes moyennes qui elles essaient de trouver leurs propres solutions pour échapper à la crise.
Ce prolétariat précarisé ne trouve pas son compte non plus dans les organisations révolutionnaires qui avec la crise atténuent le niveau d’affrontement avec la bourgeoisie et qui semblent ranger au placard leur discours révolutionnaire.
Des militants en rupture et qui n’acceptaient pas les reculs ont attiré a eux ce prolètariat précarisé par la crise.
L’autonomie parisienne aura vu se côtoyer en contradiction :
- d’une part : des militants attachés aux points de vue révolutionnaires, porteurs de capacités organisationnelles mais imprégnés idéologiquement par l’essor des classes intermédiaires ou classes moyennes et petite bourgeoise dans la période 45/75, classes qui ne sont pas prêtes a tolérer l’expression politique d’un nouveau prolétariat (qui lui n’a pas de solution à l’intérieur du système capitaliste) et
- d’autre part : les premiers prolétaires issus des restructurations industrielles qui cherchaient dans leur révolte a satisfaire leurs besoins immédiats pour survivre.
La rupture idéologique et la rupture de classe se sont donc côtoyées, se sont affrontées sans jamais réellement fusionner. En exemple les jeunes des LEP (voir le film « les lascars du LEP » ressemblent bien peu aux militants qui ont protesté contre l’assassinat des quatre militants de la RAF et pourtant ils ont pu participer ensemble aux mêmes affrontements.
Manifestement cette contradiction demeure.
N.B. En exemple il est significatif de constater que le Comité des Mal-logés a disparu des chronologies de l’autonomie, comme il a disparu de toutes chronologies de luttes d’ailleurs. Il est pourtant directement issu des pratiques de l’autonomie parisienne, tant par son contenu que par ses acteurs.