Le tribunal correctionnel de Rennes a relaxé cet après-midi (12-01) les trois militants du Collectif de soutien aux sans-papiers, jugés à l’audience du 12 décembre dernier.
L’Etat avait porté plainte contre eux pour diffamation et injure publique.
Le ministère de l’Intérieur visait des tracts diffusés le 2 avril dernier.
Dans ces tracts, la Police aux frontières (Paf) était qualifiée de "police au faciès", et de "bras armé de la xénophobie d’Etat".
Le tribunal a considéré, notamment, que "le ton employé dans ces tracts, destiné à interpeller l’opinion, est certes polémique, voire cynique et satirique (...) mais il doit cependant être replacé dans le contexte d’une lutte militante".