Déclaration de l'Assemblée Générale de Caen le 20/11/08
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luttes étudiantes/lycéennes |
refuse
samedi 22 novembre 2008 - 15:51
par AG Caen

L'Assemblée Générale de grève du 20 novembre 2008 a réuni aujourd'hui à l'université de Caen plus de 300 personnes : étudiants et lycéens, personnels de l'éducation du primaire, du secondaire et du supérieur, titulaires et non-titulaires.
Elle a constaté les points communs aux réformes et aux problèmes posés par ces réformes dans tous les secteurs de l'éducation :
- la remise en cause des missions de service public ,
- l'accroissement des inégalités entre établissements, entre personnels et entre usagers;
- l'intensification du contrôle social et l'autoritarisme;
- la mise en compétition de tous les acteurs et de toutes les institutions...
Pour lutter contre ces réformes, l'AG juge nécessaire l'unité d'action et de revendication et la convergence des luttes dans l'Education et avec les autres secteurs professionnels.
Elle envisage une grève reconductible et susceptible de durer afin de sortir de l'impasse des grèves ponctuelles et sectorielles.
Elle a décidé de confier à une commission la rédaction de ce texte et de le diffuser largement.
Elle a décidé également la création d'une coordination ouverte à tous, dans le but de donner suite à l'initiative qu'elle a lancée. Sa première réunion aura lieu le jeudi 4 décembre à 17h30, rendez-vous devant le bâtiment annexe droit université de Caen campus 1.
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Le tract du comité de mobilisation issu de l'AG du 13 novembre :
Education, j'aurai ta peau !!!
En supprimant des postes dans l'éducation, en privatisant les services publics ou en allongeant l'âge de la retraite, le gouvernement s'attaque aux populations déjà les plus précarisées. Depuis plusieurs années déjà, la marchandisation de l'enseignement est en marche.
Après avoir accru l'autonomie des universités et accentué ainsi leur mise la concurrence, le gouvernement annonce:
- la suppression de 900 postes,
- la disparition de 35000 boursiers,
- la mise en place de prêts étudiants,
- des inégalités de financement entre les universités (Plan Campus)
- la précarisation toujours plus importante du statut des personnels,
- la précarisation des étudiants (1 étudiant sur 2 est salarié, o 91% des étudiants non salariés réussissent leur licence en totalité, contre 44% pour les étudiants salariés).
- l'accélération de la mise en place d'un système entrepreneurial et clientéliste...
La logique est la même dans l'enseignement primaire et secondaire:
- 91200 suppressions de postes
- suppression des RASED (Réseau d'Aide Scolaire pour les Élèves en Difficultés)
- service minimum
- augmentation du clientélisme chez les personnels
- nivellement vers le bas de la formation des enseignants, notamment par la suppression des IUFM...
Pour toutes ces raisons, nous refusons la casse systématique de l'enseignement, du primaire au supérieur. La marchandisation de l'éducation n'est pas une solution acceptable dans l'objectif d'une égale accessibilité à celle-ci, et de conditions de travail décente.
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Commentaires (1 of 1)
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