Jusqu'où iront-ils pour imposer les OGM?
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dimanche 09 mars 2008 - 10:00
par Mengneau Michel

L'incroyable dictature économique des multinationales!
Par Michel MENGNEAU
Dans un prochain article je ferais quelques constatations et réflexions plus approfondies sur ce sujet lorsque la loi sur les OGM reviendra d'actualité après les municipales.
En attendant, comme les grandes multinationales ne cessent de vouloir imposer leurs diktats envers et contre tous, je vous donne à lire cet article édifiant.
*Des OGM dans du maïs bio*
Du maïs OGM Mon-810 dans du maïs pop-corn bio. Telle est la mésaventure
subie par Christian et Julien Veillat, agriculteurs bio à
Villiers-en-Plaine. Leur étonnement est d'autant plus grand que la
semence était certifiée sans OGM et que leur coopérative, la CORAB, est
totalement engagée dans la filière bio. Hier après-midi à la ferme, son
directeur, Jean-Louis Stenger, n'en revenait toujours pas : « On a
instauré une procédure lourde, contraignante et transparente, gage de
traçabilité et de sécurité. Aujourd'hui, on ne connaît pas l'explication
et on craint pour la pérennité de notre débouché ». Même sentiment chez
les Veillat, producteurs bio sur 120 ha de céréales et pour leurs
volailles. « On perd 450 EUR à la tonne, soit un préjudice total de
1.800 EUR. Et surtout on est dans l'incertitude sur l'origine de la
transmission et sur la répétition de l'aléa ».
Jeudi, c'est une partie du collectif Vigilance OGM, opposé aux cultures
OGM de plein air, qui s'est jointe aux exploitants et à la coopérative.
« Que dire aux agriculteurs, qui doivent s'engager personnellement dans
une certification sans OGM dans des contrats avec la Région ? », s'est
interrogé Ludovic Renaudet, administrateur à Deux-Sèvres nature
environnement. « C'est la preuve que la cohabitation des deux cultures,
sans OGM et avec OGM, est impossible », a affirmé Margot Pillot, de
Bio-Sèvre, association pour le développement de l'agriculture biologique
dans le département. « L'Europe veut faire grimper le seuil de tolérance
à 0,9 % pour la trace d'OGM dans le bio », a déploré Jean-Paul Gobin,
porte-parole de la Confédération paysanne. Ont ajouté leurs voix des
représentants des consommateurs (CLCV).
Tous se seraient bien passés de cette première intrusion sauvage d'OGM
dans un champ des Deux-Sèvres. Une révélation faite cinq jours avant un
documentaire décoiffant sur la société Monsanto, mardi 11 à 21 h sur Arte.
Daniel DARTIGUES
© *Copyright La Nouvelle République * *Vendredi 07 mars 2008*
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